Salut Falardeau!

27 septembre 2009 at 17:18 (Hommages)

« Ce n’est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse. » Léo Ferré

Cher Falardeau,

Je t’écris cette lettre que tu ne liras jamais, que tu n’aurais de toute façon jamais soupçonnée.  Je la commence comme tu en as commencé plusieurs avant de montée aux barricades dans ta prose de dénonciateur, dans ta colère d’homme qui refuse de lécher le cul de quiconque.  À l’inverse, cette lettre ne reflétera pas de colère contre toi, elle sera marquée par mon admiration. Laisse-moi donc te louanger un peu vieux ch’nouc!  Mon admiration est grande pour ta rage et pour ton œuvre.  Les rires sont encore aussi forts pour « Elvis Gratton » et les pitreries de ton bon ami Julien Poulin, ainsi que pour ta narration dans « Le temps des bouffons ».  D’un autre côté, les larmes et la stupeur resteront toujours aussi manquantes pour « Le Party », « Le Steak », « Octobre », « 15 février 1839 » etc.  Je me souviens avoir acheté le scénario de 15 février 1839 en 1997, alors que Téléfilm Canada refusait de te financer (encore et toujours), je me souviens de cette lecture avec beaucoup d’émotion, le rêve intense d’un homme qui veut mettre en place une trace de son histoire que d’autre s’évertue à avorter et à renier.  Je me souviens de cette page 27, où tu écrivais : « J’ai rêvé, je rêve encore ce film.  Avec Luc Picard dans le rôle de Delorimier et avec Sylvie Drapeau dans le rôle de sa femme Henriette. Quand je les rencontre, parfois par hasard, je les regarde à la dérobée et je me surprends à rêver encore.  Sans le vouloir.  J’imagine un gros plan avec Luc et je pars.  Son visage fait d’un mélange de force et de fragilité.  Ses yeux de juste où on lit une pointe d’angoisse.  Ce côté « pas sûr de lui » que j’aime bien chez les gens.  Tout cela qui fait un héros à hauteur d’homme et non un ridicule héros américain de bande dessinée.  Je l’imagine avec Sylvie jouer.  Non.  En train de revivre le calvaire de DeLorimier et d’Henriette.  Leur Passion. Et moi premier spectateur de la beauté de leurs gestes, de leurs regards, de leurs étreintes.  J’en ai des frissons.  J’imagine aussi le beau visage de Sylvie sur un écran.  Ses yeux apeurés, ses larmes, cette rage de vivre. Toute la misère du monde sur un seul visage.  Et soudain, j’arrête de rêver. Parce que ça fait trop mal quand tu te réveilles. Faire un film, c’est faire l’amour à la plus belle femme du monde, sa femme.  Mais je refuse de bander dans le vide.  Alors je me retiens, je me refuse à bander de peur que « Téléfilmcanada » ne me dise que cette femme est laide et qu’en réalité il n’y a pas de femme du tout. »  Je me souviens de cette lecture où les larmes se sont mises à vaciller sur mes joues comme les chutes Montmorency, je me suis mise à rêver à mon tour que ton rêve se réalise et donc lorsque dans la salle du défunt cinéma Parisien, les premières images de ta nuit d’amour sont apparues, je suis devenue torrent, tsunami et ouragan de l’arme.  Y’a rien comme la force d’un rêve, surtout quand ce rêve est soutenu par un rêveur aussi humaniste que toi.   Je suis encore enragée que tu n’es pas remporté le prix du meilleur réalisateur au Jutra cette année-là, ton œuvre sublime était de loin supérieure à celle de « Un crabe dans la tête », câlisse de tabarnak!!

Je ne dis pas ça parce que ta mort récente m’y force, je l’écris parce que tu dois rester, tu dois être lu pour la suite du monde, tu dois être vu encore et encore au-delà de ta mort.  Tu dois bien rire là, où que tu sois, d’entendre les gens te louanger publiquement même du côté fédéral et à Radio-Cadenas, tu fais les nouvelles de l’heure et on présente ton œuvre et ta vie en rétrospective avec commentateurs, présentateurs et toute la parade des clowns qui va avec.  Ça doit rire fort de ton côté, alors que tu taquines déjà l’au-delà de ta langue et tes poings avec Perrault et Groulx.  Personne n’a encore osé offenser ta mémoire ni t’a traité de pourriture, on se garde une petite gêne, on ne veut pas offenser, on reste d’une politesse maculée de sang, même Téléfilm Cadenas serait prête à te remettre une bourse posthume tellement la mort rend les gens mielleux.  Bien sûr, j’écris n’importe quoi, du vide, des niaiseries de lectrice, de cinéphile et de souverainiste en deuil d’un homme et d’un personnage atypique, singulier et authentique, bref en deuil de toi, alors je préfère maintenant te laisser encore la parole dans une lettre écrite pour ton ami Poulin et publiée dans ton livre «  La liberté n’est pas une marque de yogourt » :

« Salut, Poulin!

C’est Falardeau!  Comment ça va?  Je viens de finir le livre de Rodin sur l’art. Une pure merveille.  C’est toi qui m’avais fait découvrir son œuvre, y a une couple d’années, tu t’en rappelles?  Quel homme!

Pas facile de vivre debout alors que la plupart autour attendent leur pitance à genoux.  Et que le reste rampent pour ramasser les miettes.  Pas facile de vivre comme un homme libre au milieu d’une société d’esclaves…  La servitude volontaire, comme disait Étienne de La Boétie.  Pas facile de garder son âme, sa dignité d’être humain dans cet univers totalitaire de la marchandise.  L’univers concentrationnaire de la consommation.  Pas facile, un vivant parmi les morts ambulants.  De survivre jour après jour dans un pays colonisé où la bêtise a été érigée en système.  La bêtise entretenue délibérément. Comme méthode de pouvoir.  La bêtise organisée, comme on dit « le crime organisé ».

Mais on va au moins continuer à rire.  D’un grand rire terroriste…Terrible… Dévastateur.  Par principe.  Par plaisir.  Pour leur montrer qu’on est pas morts.

Et plus tard, comme le mineur dans la chanson de Richard Desjardins, après 25 ans sous terre, on demandera à être enterrés debout, la tête au soleil.  Et on rira un dernier coup.  Bien fort.  Pour les faire chier encore et encore.

Salut, ami. »

Tu te souvenais et tu l’as crié et décrié comme pas un.  Voici les faits, voici ma manière, voici ce dont il est question à l’intérieur de nous, cette rage de pauvre qui se cache, qui s’enfonce et s’évanouit par la peur, tu l’as sortie de toi malgré nous, malgré des critiques qui te saluent aujourd’hui forcé de constater que sans toi, on perd un peu de nous.  C’est pour ne pas oublier que je me souviens de toi.  Si les hommes québécois avaient un dixième de ton courage, de ton feu, de ton humanisme, les femmes québécoises en auraient beaucoup moins à revendiquer.  Je perpétue toutes mes condoléances à ta compagne, tes  enfants et tes proches qui ont fait de toi, j’en suis persuadée, un homme meilleur ainsi qu’un homme qui ne voulait pas rester dans la peur crasse et le joug du silence.  Salut éveilleur de pensées, salut amoureux de la nature, salut grand ricaneur,  salut colérique acharné, salut chien enragé, salut mon Falardeau et surtout MERCI, on se reverra au cinéma ou dans un livre!

« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » La Boétie

Publicités

Permalien Laisser un commentaire

Jour 11 : Pour une dernière fois cette année.

25 septembre 2009 at 19:25 (TIFF 09)

Il me reste 2 heures avant de m’endormir dans l’autobus direction chez moi.  Je suis assise au Commensal près d’un air de jazz et malgré ce que m’a dit la caissière, ils ont accès à Internet alors j’écris mon dernier courriel en virant légume.  Voici les faits saillants de ma dernière journée.

Dernier levé à Toronto, dernier tour de piste cinématographique dans la ville reine avant l’an prochain.  Mon mal de gorge est parti, mais mon nez coule avec une pression assez délirante alors les mouchoirs avec aloès sont appréciés pour ne pas râper mon nez de moitié.  Je suis étonnamment assez préparée question bagages, alors je décide de me forcer un peu et d’aller voir le film Iranien « Women without men », celui-là même que j’avais raté jeudi.  Malgré le fait que mes yeux ont eu beaucoup de difficulté à rester ouverts durant la projection, j’avoue que ce film mérite grandement les honneurs remportés à Venise.  C’est l’histoire de 4 femmes dans différentes situations qui essaient de survivre malgré les préjugés des hommes envers les femmes en Iran.  Très touchant.  Fin du premier film sur 3 que je verrai aujourd’hui.

Sortie vers 11h10, il me reste donc 50 minutes pour arriver à l’hôtel, qui est à 10 minutes à pied et faire ma dernière révérence.  Mais vous savez, rien de tel qu’un arrivé de dernière minute pour se fâcher contre soi et faire montée la pression, alors je décide niaiseusement d’entrer dans quelques boutiques.  Arrivé à l’hôtel à 11h53, sortie de la chambre avec 672 livres de bagages à 12h03, arrivé au lobby et check out à 12h06, le cœur palpitant et le nez qui morve.  QUOI!!  Clara n’est pas là, elle est en congé aujourd’hui.  Je ne pensais pas dire ça, mais je suis triste de partir sans lui avoir dit au revoir et à l’an prochain.  Première déception de la journée.  On m’appelle un taxi, j’attends le taxi dehors entouré de mon fort de bagage.  Ah merde pas vrai!??!  Mon gros sac noir que j’utilise pour la première fois malgré le fait que je l’ai reçu en cadeau à l’adolescence par une de mes belles-sœurs est en train de s’amputer d’une ganse.  Une valise noire qui se martyrise de son plein gré c’est déchirant! CÂLINE!  T’es mieux de durer jusqu’à mon arrivée sac pas fin!  Le taxi arrive, le chauffeur est absolument merveilleux et très sympathique.  Vite au terminus d’autobus afin de faire prisonnier mes bagages dans des casiers jusqu’à mon départ.

Bon, vous savez il y a de ces scènes cinématographiques qui nous font tordre de rire et qu’on adore revoir encore et encore.  Pour ma part, j’en ai plusieurs, mais l’une d’entre elles est dans le premier Elvis Gratton de Pierre Falardeau (que j’adore!!).  Vous savez la scène où il essaie de mettre ses bagages dans un casier, il pousse comme un débile et finalement il oublie de mettre ces grosses bottes en fourrure.  HILARANT!!  SAUF, quand c’est moi à qui ça arrive, que je suis enrhumée comme c’est pas possible et que personne des 4 gars de la sécurité qui se font un party de blagues poches à 2 pouces de moi viennent m’aider.

Détails : Première machine à token pour casier à voler l’argent d’un gars.  Il attend qu’on lui rende la monnaie correctement.   Je vais vers la deuxième après 10 minutes d’attente, car au début, je ne savais pas qu’il y en avait une deuxième. Achète deux tokens pour un total de 8,00$. PURE ARNAQUE!  Premier casier, j’entre mon gros sac noir, le token reste bloqué, je me bats comme une damnée pour le retirer.  Sort de là mon maudit, je ne repayerai pas un autre 4,00$ à cause des caprices de monsieur. Sortie du sac noir, je choisis un autre casier.  Ça m’a pris encore 4 casiers comme ça avant d’en trouver deux qui avait encore faim pour des tokens.  Cinq fois, entre les bagages, sors les bagages et force pour tout faire entrer et force pour tout faire sortir pendant que la sécurité se bidonnait de leurs histoires de cul.  « Thanks guys for your help, you are true gentlemen!! »  Que je leur ai lancé en passant devant eux.  Ils n’ont pas eu l’air de comprendre, car c’est pas facile de comprendre l’ironie avec 30 de Q.I.  Je me rends ensuite au comptoir de Coach Canada pour leur demander à combien de bagages j’ai droit.  La préposée me dit : 2 dans la soute, 1 dans le bus.  Je lui fais répéter 4 fois avant de payer l’extra de 12,60$ pour 2 bagages supplémentaires.  PURE ARNAQUE!!    Je sors du terminus en sacrant dans ma tête endolorie.  Je m’en vais m’acheter mon sandwich préféré avant de me diriger vers la librairie média pour mon deuxième film, aussi connu sous le thème, film que j’ai raté jeudi et vendredi passé, décidément je me reprends aujourd’hui.

2ème film : Videocracy de Érik Gandini. Documentaire sur la folie des Italiens pour vouloir être une vedette à tout prix croyant que c’est de cette façon qu’ils mèneront une vie meilleure.  Évidemment, on parle ici de l’empire du président de l’Italie Sylvio Berlusconi qui contrôle plus de 80% des médias d’Italie.  Imaginez Pierre-Karl être premier ministre du Canada.  Message à mes amis Italiens : « C’est quoi votre maudit problème bordel!!  Vous me décevez beaucoup sauf si vous n’avez pas voté pour ce trou du cul de capitalisme de droite misogyne! »  J’ai rarement eu la gueule à terre de cette façon en regardant un documentaire.  J’en reviens pas encore!  Je suis sortie complètement révoltée.

Vive le grand air sauf quand y’a une parade de fanatiques religieux qui bloquent les artères principales et distribuent des bibles gratuitement.  Le dimanche c’est pas supposé être un jour de repos?  En route vers le dernier film, à pied car tout est bloqué!

3ème film: « Mr. Nobody » de Jaco Van Dormael (Le huitième jour).   N’en déplaise aux fans du célèbre et brillant film « Brazil » de Terry Gilliam.  « Mr. Nobody » est un genre d’équivalent avec un esthétique entre Jeunet et Gilliam avec des touches ou hommages à 2001, odyssée de l’espace de Kubrick et tourné en partie à Montréal. OK, OK pas obligé d’être outré à ce point!  C’est ce que moi j’en ai déduit si vous avez une autre opinion, n’hésitez pas!  C’était présenté au Ryerson, un auditorium universitaire assez chouette où je perds souvent quelques choses (ex. : l’an passé un paquet de gomme et un parapluie) et où l’on peut se trouver un coin confortable au balcon où dormir si les yeux ne tiennent pas.  Mais là j’ai pas dormi, pas capable, trop bon, trop compliqué comme histoire, retour en avant, bons en arrière, acteurs excellents et aventure complètement tordue du genre « Lost » mais en moins bien v.s. mal.  J’ai même failli faire pipi dans mes pantalons tellement je ne voulais pas quitter le théâtre, mais le film durant 2h30 et n’ayant pas de vêtement de rechange proche, j’ai couru comme une damnée aux toilettes et je suis revenu tellement vite que j’ai presque rien manqué, enfin je crois.  Je vous dis pas l’histoire, je vous laisse la surprise, mais ça joue avec les choix qu’on fait et l’espace-temps.

Ouf! Quel film!  Bon là j’aimerais bien aller manger au resto « Fressen » qui est mon resto favori à Toronto.  C’est végétalien (oui, végétalien comme dans : la seule chose animale dans le resto c’est les clients et le personnel du resto.) et absolument goûteux et merveilleux, mais avant je regarde mes finances.  Je laisse faire mon resto préféré, je m’en mords les doigts, mais je veux garder des sous pour le retour, car je sais à quel point mon frigo est vide.  Dommage, mais ça me fera une autre bonne raison de revenir l’an prochain…ou avant!  Je me dirige vers le Commensal, c’est plus proche du terminal de bus et le soir y’a du jazz avec des musiciens assez jolis à regarder.  La passion rend les gens jolis en général!

Bon, je dois partir, mon autobus est dans 1hre et je dois sortir mes 1450 livres de bagages au terminus.

Ciao et merci d’avoir lu mes péripéties du TIFF 09!

Permalien 2 commentaires

Jour 10 : Température au-dessus de la moyenne.

25 septembre 2009 at 19:24 (TIFF 09)

Putain de levée enrhubée de merdeeeeeee!!!  C’est pas juste bon!  J’y vais ou j’y vais pas, ça dépendra de moi.  Bon, Luc De Larochellière me trotte dans la tête.  J’y vais, évidemment, mais avant laissé moi passé à travers 2 boîtes de papier mouchoir!

Premier film : « Coco Chanel/Igor Stravinsky » de Jan Kounen (99 francs).  Je sais maintenant pourquoi le célèbre parfum Chanel no. 5 s’appelle comme il s’appelle.  Ça fait ça de prit.  Le rhume m’empêche d’en dire plus.

« Invention of Lying » de et avec Ricky Gervais (et co-réalisé par un nouveau venu : Matthew Robinson).  Je me suis trainée de force, les yeux dans la graisse de bines et la morve au nez.  C’était pas facile, je vous en passe un mouchoir!  Mais le fait d’avoir mangé beaucoup de bons légumes au Commensal (oui, ils en ont un ici aussi!), m’a aidée.   C’est la première « Rush Line » où je peux entrer sans problème, YÉ!  J’ai bien ri, j’aime bien Ricky Gervais (The Office l’original) et l’histoire est plutôt amusante.  Ça se passe dans un monde contemporain où personne ne ment, alors ça donne des répliques assez surprenantes du genre un homme arrive en avance chez la fille (Jennifer Garner) avec qui il a un rendez-vous doux, en ouvrant elle lui dit : « You’re early, I was just masturbating ».  La vérité, toute la vérité, jusqu’à tant que ledit homme (Ricky) mente pour la première fois et là tout bascule.  Le gros hic du film c’est sa fin trop facile et prévisible.  Il y a quelques caméos d’acteurs connus qui sont absolument délirants, dont un de mes acteurs préférés.  J’ai donc lancé un gros « YÉ!! » sonore et bien senti quand je lui ai vu la binette.

Après ça, j’étais pu capable, mes yeux m’ont interdit de continuer alors j’ai pris un taxi jusqu’à l’hôtel où j’ai pu dormi et morver en paix.  La fièvre a pris aussi ce qui fait que je me suis noyée de l’intérieur avec de l’eau et du thé pour baisser la température.  J’ai chaud, j’ai froid, tout y passe.  Je veux ma maman!!  J’avais d’autres films de prévus en soirée, mais pas capable, la sueur m’empêche d’être présentable et j’ai assez de respect pour la populace pour ne pas leur remettre mon mal.

Levée avec des airs de limaces aux yeux larmoyants…

Merci Advil!  Grâce à toi, ma gorge est revenue à la normale, mais mes yeux pleurent comme des Madeleines!.  Grrrrrr.

Note à propos des tramways : J’EN VEUX PAS À MONTRÉAL C’ES-TU CLAIR!!  C’est lent, ça bloque le trafic, ça me fait chier!  C’est ben beau là, mais je marche plus vite qu’eux!  On les voit arriver de loin, de pas si loin que ça et ça prend 20 minutes avant que ça soit à côté de toi et y’a toujours d’énormes chances de se faire frapper par une auto pressée de passez.   J’ai ben hâte de voir ça à Montréal avec nos habitudes de téméraire, ça va être débile mental.

Bon, c’est vraiment tout pour aujourd’hui et pour un bout.  Finalement je pars demain.  J’ai été assez chanceuse pour voir la moitié des films que je voulais voir.  Demain j’en ai d’autres, mais comme le disait si bien plusieurs apprentis poètes : Demain est un autre jour.  C’est donc mon dernier courriel, car je ne serai plus connectée à Internet.

Vive le Festival International des Films de Toronto et à l’an prochain pour la 35ème édition!

Chanson du générique final : « Praise you » de Fatboy Slim.  Non, je n’essayerai pas de danser comme Spike Jones dans le clip, je suis trop fiévreuse et pas assez cocktail!

Ciao!!

Permalien Laisser un commentaire

Jour 9 : Les filles veulent avoir du plaisir et ne désirent pas avouer une erreur sur la personne.

25 septembre 2009 at 19:23 (TIFF 09)

Matin, extérieur, centre-ville, une femme marche rapidement et soudain se fait arrêter par une hystérique :

–       « Oh MY GOD!! »

Bon, y’a une vedette pas loin et des groupies partout!

–       « Are you that director?? »

–       « Hein? Are you talking to me? »

–       « Yeah, yeah you’re that director!  Oh my god! Can I have an autograph? »

–       « Euh no, sorry wrong person. »

–       « Oh come on, I know it’s you! »

L’insistance est sournoise et naïve!

–       « Can you tell me which film I supposely directed? »

–       « You know, the horror movie.  I forgot the title.  Come on, can I have an autograph? »

–       « What for? »

–       « Cause you’re a star!! » (Duh face)

–       Flatteur mais « No I’m not, check my pass.»

–       « Well maybe it’s a fake! »

–       BEN LÀ!! (version Daniel Pinard!)  « Listen, go check on IMDB if my face is listed, come back here, même Bat-heure, même Bat-place, with the proof and I’ll sign what ever you want.  OK? Deal? »

L’amertume se perpétue sur le visage de la groupie.  Sans plus attendre, la fausse vedette s’en va.

C’est beau, j’ai compris, plus de casquette, plus de lunettes fumées, dû moins plus ici.

Ah ben, ah ben, ah ben! R’garde donc ça qui est devant moi, assis dans la salle de cinéma pour le film de Drew Barrymore, Monsieur Roland Jedi Smith en personne.  Je vous donne la paix, je vous laisse la paix…pour l’instant!

Premier film : « Whip it » de Drew Barrymore avec Ellen Page (Juno), Drew Barrymore, Juliette Lewis, etc.  Histoire : Une adolescente (Ellen Page) faisant des concours de beauté par amour pour sa mère se trouve une nouvelle passion, celle du Roller Derby.  C’est cette nouvelle activité qui la changera et lui inculpera l’indépendance, l’estime de soi et la force de caractère.   Drew, Drew, Drew, chère Drew!  Avant de partir, je suis tombée par hasard à la télé sur le film « The Wedding Singer » avec Drew et Adam Sandler.  « I’ll let you hold the remote control! »  J’adore ce film et j’aime beaucoup Drew Barrymore donc j’avais hâte de voir son premier film en tant que réalisatrice.  J’AI ADORÉ.  C’est drôle, c’est sensible, c’est musicalement très intéressant et Dylan Tichenor, un des meilleurs monteurs états-uniens (la plupart des films de P.T. Anderson dont Magnolia, ainsi qu’autres merveilles comme Doubt, Brokeback Mountain, The Royal Tenenbaums, etc.) a fait le montage.  J’étais aux anges.  Silly Drew I love you!  C’est vraiment adorable et ça ne se prend pas au sérieux.  On sent que toute l’équipe a eu du plaisir à faire le film.  Ellen Page est excellente, très sensible.  Juliette Lewis est méchante à souhait et très amusante.  GIRL POWER….CHARGEZ!!!  Les surnoms des filles sont également très amusants comme Babe Ruthless ou Rosa Sparks (en l’honneur de Rosa Parks, la première personne noire à avoir défié l’interdiction imposée aux personnes noires de s’asseoir à l’avant des autobus aux États-Unis).  Mais mon surnom préféré je l’ai trouvé dans le générique attaché au nom de Dylan Tichenor : « Final Slut Pro ».  Je la ris encore, quelle inventivité!  Le mien serait IMovie Slut, c’est plus dans mes moyens!  En passant, le film devrait sortir au début octobre, garrochez-vous les filles et les garçons qui aiment les films sans prétention.  Pour ce qui est de ce cher Roland, il est parti après 20 minutes du film.

Mes amis de La Swompe (radio) m’appellent, je parle, je suis complètement survoltée!  Salut les gars et félicitations pour vos nouvelles jobs!  Fin et vite vers le cinéma.  Je prends un taxi et je suis tombée sur un chauffeur qui en avoir long à dire sur sa relation avec Dieu.  C’était pénible son affaire!  Je suis en retard, je cours, je cours fort et vite comme une fusée.  Vous me croirez peut-être pas mais, quand il est question d’arriver en retard à une représentation cinématographique, je peux courir vite en maudit comme si ma vie en dépendait.  J’entre dans le cinéma, je tourne le coin, vite vite, spotter la salle numéro 7, à droite toute et BANG!  Non Micheline, c’était pas Johnny Depp, tu m’en voudrais ben trop!!  C’était Brian De Palma en chair, en os et en bedaine sous sa chemise.  Et je me suis exclamé en français s.v.p. « Ah ben Brian De Palma, enfin je vous ai trouvé! »  Étonnement des deux côtés.  « Euh sorry, i’m confused and late for a movie.  Nice to see you! » Il n’a pas eu le tant de dire un mot, il a juste rigolé, car j’ai le dont d’agir drôlement des fois.  Bon, ce qu’il faut savoir c’est que je fonce souvent dans des vedettes au TIFF, je fais pas exprès, mais je dois dire que ça fait toujours des bonnes histoires et que deuxièmement Brian est un habitué des festivals et surtout du TIFF, je l’avais déjà croisé dans le métro et sa bonhomie est toujours plaisante à rencontrer.  Désolé pour le boum poteau, on se parlera plus longuement l’an prochain mon Brian!  En passant, le film était complet.  Je suis repartie bredouille.  Je maudis les gens imbus de Dieu!

J’ai soupé avec un Pad Thai extra sauce aux piments forts, car j’ai découvert que j’avais mal à la gorge!  Câline!! J’ai craché du feu pendant quelques minutes pour évacuer le mal tout en braillant toutes les larmes de mon corps et je me suis dirigé à la librairie média où j’ai vu d’autres films dont un danois avec Paprika Steen qui est la Julianne Moore danoise qui était absolument merveilleux.  Le titre « Applause ».  J’adore le cinéma danois!!

Au dodo pour guérir le bobo.

Permalien Laisser un commentaire

Jour 8 : Micmacs à tire-larigots et prise 3452 pour le film de Ford.

25 septembre 2009 at 19:21 (TIFF 09)

Bon, un petit levé embrouillé se matin mais un film attendu me fait plaisir alors hop, au boulot!

Jean-Pierre Jeunet père d’Amélie Poulin, Délicatessen et j’en passe est un drôle de type qui fait des drôles de films.  Je ne vous dirai rien sur le film, je vous laisse la surprise, à part que si vous avez aimé les films précédents de Jeunet, vous allez adorer « Micmacs ».  GÉNIAL!  Je pourrais même augmenter la police de caractère tellement c’était jouissif!  GÉNIAL!!

Interlude du jour : Je suis vraiment désolé pour le non-sens et les fautes d’orthographes dans mes courriels.  S’en est presque indécent tellement je fais des fautes de typo et d’ortho.  Désolé, je vais trop vite et me relit peu…le temps est compté.  Merci de votre compréhension, votre lecture, aussi pénible soit-elle, est importante pour nous, gardez la ligne.  Merci.

Hésitation du jour : Est-ce que je pars samedi ou dimanche.  Oui, oui mon billet de bus de retour est déjà acheté mais y’a un film que je veux vraiment voir qui sera présenté à 20hres samedi et mon départ est pour 21hres.  Est-ce que j’en profite plus?  J’hais tellement ça me dépêcher pour faire mon « check out » en revenant d’un film et ensuite aller porter mes bagages aux terminus pour le restant de la journée.  On verra.

J’ai rayé Tom Ford de ma liste de réalisateur de film trop populaire finalement.  Ils ont rajouté un visionnement de presse (et ça c’est assez rare ici) et j’ai pu y aller.

« A single man » de Tom Ford avec Colin Firth (Bridget Jones, Love Actually et gagnant du prix du meilleur acteur pour le film de Ford à Venise il y a quelques jours et avec raison), Julianne Moore (encore et toujours!).  L’histoire se passe au début des années 60 alors qu’un homme (Colin Firth), professeur, ne peut se remettre de la mort de son amoureux des 16 dernières années, mort dans un accident de la route.   On se remet en contexte ici, année 60 vs homosexualité = incompréhension intense.  Colin Firth est d’une beauté, d’une solidité et d’un désespoir absolu surtout habillé en Tom Ford avec des lunettes style Buddy Holly et les cheveux poivre et sel.  J’ai eu de la difficulté à m’en remettre.  Les images sont sublimes et l’homme est amoureusement montré autant dans son entité physique que psychologique mais toujours avec goût. C’est beau un homme et Tom Ford l’a comprit!  Bon c’est sûr qu’on parle du type d’homme à la beauté genre magazine ici mais c’est pas trop énervant et certains de mes amis (Oh oui les boys, vous allez band…!) vont baver de bonheur en allant voir le film! Et Julianne Moore qui interprète une amie du personnage principal est sublime autant qu’intense.  Bravo Tom, t’as mis ton argent à la bonne place.  Ouais, il est aussi producteur du film.

Continuons avec un gagnant du festival de Venise de cette année « Lebanon ».  Ah ben non, finalement je peux pas dire quelques choses dessus…JE L’AI PAS VU!!  J’ai fait la « Rush Line » et on a coupé à la personne en avant de moi…J’ÉTAIS 10ème dans la file MAUDIT. Mais le pire c’est qu’au début j’étais troisième mais j’avais faim et j’ai demandé au monsieur numéro 2 s’il voulait me garder la place, il a dit oui, j’ai été me chercher des sushis et à mon retour, il n’était plus là…je ne me suis pas obstiné.

Retour à l’hôtel, courriels.  Ah non bordel de putain de merde!!  On m’invite à aller visiter le Bell Lightbox, qui sera, dès l’an prochain, le quartier général du festival.  C’est de la grosseur de la moitié du complexe Desjardins version 5 salles de cinéma avec technologie dernier cri c’est-à-dire celle de l’Excentis (où de ce qui en reste!), deux galeries photos, deux salles d’expo, un resto, plein d’espace et des bureaux et en complément une tour à condos.  Le terrain est un don (qui vaut plusieurs millions!!) de Ivan Reitman (Réal de Ghostbusters, Junior, Kindergarden cop et autres films rigolos., il est marié à une Montréalaise très sympathique : Mme Geneviève, et son fils est un réal. chouchou pour Juno et maintenant Up in the air).  J’ai été invitée l’an passé à faire la tournée avec les Reitman et autres journalistes et photographes, c’était merveilleux et je me sentais comme un poisson dans un chantier  de construction (du genre pas trop confortable, mais émerveillé!) avec mes grosses lunettes de sécurité, mes bottes et mon casque.  Je veux y retourner, mais c’est durant la présentation d’un film que je veux vraiment voir!!  Câline de chenoute de merde!  J’ai envoyé un courriel pour savoir s’il y aurait un autre temps, sinon, tant pis…je vais y aller et au diable le ciné!

En parlant d’autres journalistes,  je trouve toujours très rassurant de me retrouver dans une salle de cinéma avec l’éditeur en chef du magazine new-yorkais « Film Comment » (magazine que j’adore!!) et j’ai nommé Mr. Gavin Smith.  Je sens que j’ai fait le bon choix de film.  Y’a l’air mauditement bête de même, mais je sais que dans le fond c’est un homme en or!  D’autre part, j’ai rencontré Roland Smith, le proprio du cinéma du Parc, homme absolument dévoué au cinéma et à sa distribution.  Je lui ai demandé une entrevue, il m’a demandé si on pouvait le faire à Montréal.  Je comprends tout à fait alors j’ai accepté.  Ce n’est que parti remise.

Bon là ça va faire pour aujourd’hui.  Allez hop cascade dans le lit!

Permalien Laisser un commentaire

Jour 7 : Inconforts et entrevue avec un charmant gentleman.

25 septembre 2009 at 19:20 (TIFF 09)

C’était hier ça hein?   Hier comme dans la journée de ma première entrevue à vie avec un réalisateur que j’admire aussi connu sous le nom de Bernard Émond (La neuvaine, la femme qui boit, Contre toute espérance, etc.).  Hier comme dans, j’étais tellement paquet de nerfs que j’ai perdu 50 livres en tremblant comme une feuille de mon levé à 15h30.  Hier comme dans, hier est un autre jour…déjà, mais en voici un aperçu qu’en même, juste pour le plaisir et la nostalgie.

Levée énergique, « fuck » la caféine pour ce matin, j’en ai pas besoin.   La veille, j’avais mis mon cadran pour 7h30, soit 30 minutes plus tard que prévu pour dormir plus.  J’avais aussi, préparer une sortie rapide en choisissant déjà mes vêtements, en prenant un douche et en méditant que demain je serai en forme, que les films choisis seraient incroyables, que mon entrevue rockerait et que je resterai en vie encore longtemps.  Le tout a été concluant.

Premier film : Life in Wartime de Todd Solondz (Happiness, Storie telling, Welcome to the Dollhouse, Palindromes) aussi connu sous le surnom Monsieur inconfort.  Si vous avez vu Happiness et bien c’est dans la continuité autant dans les personnages que l’histoire ou à peu près. On parle des relations familiales, de pédophilie, d’inconfort intérieur et envers les relations avec les autres et d’amour. L’inconfort y est omniprésent puisque c’est la signature Solondz.  Pour cause quand un enfant dit à ça mère « Mom, are you still wet? » (Oui, oui ce genre de « wet » là?) et ben on reste béa.  Mais les répliques sont absolument…euh j’ai juste le mot « juteuse » qui me vient à l’esprit alors désolé…juteuses.  Et dire que le réalisatieur voulait être rabbin!  Cré Todd!

Sortie vers la lumière…maudit qu’il fait chaud! Israël a beau être la ville célébrée durant le festival cette année pour démarrer le nouveau programme « city to city » y’était pas obligé de transférer la chaleur aussi!  J’ai 15 minutes pour aller chercher des documents dans ma boîte aux lettres de presse au Sutton Place Hotel qui  est à 5 minutes à pied d’où je suis, de poser quelques questions au sujet de billets gratuits et ensuite me diriger vers le Elgin qui est plus loin, pour le nouveau film d’Egoyan.  Est-ce que j’y suis arrivée?  Oui, mais pas en 15 minutes…merci film qui commence un peu en retard et transport en commun.

Film d’Atom Egoyan (Sweet Hereafter, Exotica, etc.). Torontois d’origine égyptienne de parents arméniens qui a appris le français et qui est sur le comité du Festival du Nouveau Cinéma.  Oups j’oubliais…adorable personne!  Son dernier film « Chloé » est un remake d’un film d’Anne Fontaine « Nathalie » de 2003, avec Emmanuelle Béart, Fanny Ardant et Gérard Depardieu.  Un remake et merde pas Egoyan!  Je suis réticente d’aller voir ce film, j’ai pas vu « Nathalie » parce que la bouille de Béart me tape un peu sur les nerfs, vais-je aimer Chloé avec Julianne Moore, Liam Neeson et Amanda Siegfried (« Mama Mia » et à la télé « Big love »).  C’est un thriller érotique où une femme mariée et aisée veut savoir si son mari la trompe alors elle engage une escorte pour en avoir le cœur net.  L’inconfort est encore omniprésent, certaines répliques satisfaisantes, la tension est bonne, les acteurs sont justes (Oh Julianne, Oh! Liam!), mais c’est pas mon film préféré.

Je sors, je cours, saute dans un taxi, vite au Varsity pour la projection de presse de « A single man » de Tom Ford que j’ai raté l’autre jour.  J’arrive trop juste c’est complet, toute la presse y était (car la représentation était priorité presse ce qui veut dire…pas de gens de l’industrie et t’es mieux d’arriver d’avance parce que toute la presse mondiale y sera sauf toi).  Ce qui est arrivé, c’était complet.  Câline…y’a des réalisateurs comme ça qui m’empêche de voir leur film tellement ils sont populaires.  J’en rajoute un sur ma liste : Tom Ford, juste en dessous de Paul Cox un réalisateur des Pays-Bas faisant des films Australien.  Une nouvelle histoire de désir et d’amour-haine dans ma poche.  J’adore les défis de taille!

OK je vais prendre du temps pour respirer alors. Marchons un peu.

Entrevue et problème d’ascenseur.

J’ai jamais eu peur des ascenseurs, mais là j’ai pas trouvé ça drôle.  J’arrive à l’Intercontinental, là où l’entrevue avec Bernard Émond aura lieu. J’ai une casquette et des verres fumés ce qui signifie que les photographes en herbes qui bavent sur les vedettes installés à l’entrée de l’hôtel m’envoie leur flash dans la figure.  N’IMPORTE QUOI LES GARS!!  J’entre, on me dévisage, j’enlève ma casquette, change mes lunettes pour voir clair et on me fait soudainement la gueule.  Bon enfin, ils ont compris.  Je croise Xavier Dolan (Dolly-Dolan!) (Réal. de J’ai tué ma mère), je vais aux toilettes et je cale mon visage dans de l’eau froide pour me calmer.  J’ai mal au cœur, je tremble comme une feuille, je suis blanche comme un drap, je vais mourir ou partir à pleurer, j’hésite.  Je prends l’ascenseur, il me monte au troisième, je sors, les vedettes de l’interview télé internationale sont maquillés du genre clown tellement ils en ont épais dans leurs visages.  Ça va pas bien, je commence à me descendre mentalement du genre « il va te trouver conne, qu’est-ce tu fais ici, va t’en bordel, t’es nulle. »  Je reprends l’ascenseur, vite de l’air, j’arrive au deuxième, un serveur avec un chariot de bouffe devant moi, il veut monter, je veux descendre, il ne s’approche pas.  Les portes se ferment, se rouvrent, un bruit bizarre et pas rassurant, les portent se ferment arrêtent à mi-chemin, se rouvrent, le bruit encore et toujours sournois.  Ça y est  je le savais, je vais mourir dans un ascenseur avant d’avoir rencontré Bernard Émond!  Je sors, attends avec le serveur un autre ascenseur.  « This is weird » me dit le serveur.  « Tu m’en diras tant champion! » que je pense en lui souriant confusément la panique dans les yeux.  Le deuxième ascenseur arrive, il descend, je le prends, mais avant d’entrer je demande… « Are you coming in? » dis-je suppliante, la réponse du serveur est négative.  « Ah damn! » que je réponds, j’entre à pas de bébé.  MÊME SCÉNARIO!! Ben voyons donc! Le serveur décide d’entrer avec moi…Ben vous le croirez pas mais l’ascenseur a fermé ses portes sans rien dire et il est descendu.  J’en revenais pas, le serveur non plus en me disant « what kind of sign is this? ».  Fouille moé, OK là j’ai vraiment besoin d’air!  Nouveau mantra : « Je suis bonne, je suis belle, je suis forte, je suis capable. » Biz, Biz plein de fois.

Entrevue avec un gentleman.

J’ai mis mon macaron « J’aime Bernard Émond ».  Je me trouve très drôle et ça me détend.  Bernard sort d’une chambre, il me dit bonjour, je réponds….blalblagagagagagougoug!  Il me dit, « Vous êtes? »  Je lui dis.  « Enchanté!» et me fait une révérence. Hein? Quoi? Pour vrai? Et ben!  Il me demande de lui laisser 2 minutes pour avaler un sandwich, il est près de 15hres et il a faim, je lui réponds que je lui en donne 4.  Il rit et me remercie.  Je l’aime déjà très fort…Je suis bonne, je suis belle, je suis forte et je suis capable de faire rire un réalisateur que j’admire!  J’entre dans la chambre pour l’entrevue en lui disant : « Vous êtes la première personne/réalisateur que j’interview à vie et celle que je voulais interviewer, je tenais à le préciser. »  « Wow! C’est un honneur! »,  qu’il me répond étonné. J’ai également presque failli dire que la plupart des autres réalisateurs que j’aimerais interviewer sont morts, mais je me garde une petite gêne.  Je lui montre mon macaron, il rit et me dit « Ah ben on a peut-être le même club vidéo, hi! Hi! Et je suis content de savoir que y’a pas juste ma blonde qui en a acheté un! »   « Bon là je vais faire ça comme une pro! » me suis-je exclamée avant de commencer.  Il me répond : « Faites pas ça, s.v.p. les pros c’est pas les meilleurs! »  Ah ben là c’est l’amour fou, ça me prend tout mon petit change pour ne pas l’embrasser!   Ok ça commence…et couper!  Ça fini après 10 minuscules minutes où il a été question de pudeur, de retenu, d’Élise Guilbault, de son film et ses films à lui et en préférence.  Ça été génial!  On nous sort gentiment après que j’ai pris une photo de lui avec ma passe à son cou.  Je le remercie et il me répond : « Je suis vraiment content d’avoir été votre premier. »  Appuyer sur le vraiment, c’est important!  Quelques larmes me sont montées aux yeux.  Monsieur Émond, le plaisir était VRAIMENT pour moi! Merci et j’espère qu’on se reverra.  Vite aux toilettes, l’émotion est trop forte!

Après l’entrevue, j’ai choisi un film au hasard.  « Partir » de Catherine Corsini a été choisi.  C’était bien.  Histoire d’amour d’une femme mariée à un homme riche qui tombe en amour avec un Espagnol construisant son nouveau balcon.  Les acteurs : Kirsten Scott Thomas, Yvan Attal et Sergi Lopez sont justes.  Mais je pense encore à Bernard.  Ensuite, je me suis rendu au Sutton Place hôtel pour allez voir d’autres films à la librairie média du festival.  Au menu, « Hadewijch » de Bruno Dumont, un film sur une jeune fille extrêmement croyante.  Excellent, très bien interprété.  Et finalement, le dernier film du doyen des réalisateurs, le grand Manoel De Oliviera (né en 1908 au Portugal et réalise encore presque un film par année) : « Excentricités d’une jeune fille blonde ». Bien.

OK là c’est la fin, il est 20hres et j’ai besoin d’arrêter.  De toute façon, les films qui m’intéressent sont présentés en Gala et je n’ai pas de billets.  Mais la vraie raison, c’est que j’ai hâte de voir l’émission de La Galère du le web de Radio-Canada. Même si mes yeux sont morts!

À demain…

Permalien Un commentaire

Prise 2 jour 6 : Jeune femme éveillée cherche meilleur film de la soirée, mais tout d’abord…

25 septembre 2009 at 19:19 (TIFF 09)

Oublis, inédits et autres détails qui remontent à la surface :

1)   Vous vous souvenez de mon pétage de coche au AMC et bien j’ai oublié de vous dire que le nom de la gérante c’est Julia…Julie & Julia.  Incroyable!

2)   Toujours à propos du AMC, le film que j’ai manqué pour soigner mes chevilles était présenté dans la salle 9.  La même que le dernier Heneke et disons que ça a participé à ma décision de passer mon tour.

3)   J’ai failli perdre ma carte de transport, il y a deux jours.  Résumé : Restaurant, take out, toilette, sortie, marche vers l’hôtel, tapotage de poche gauche (j’averti ici les pickpocket que je suis constamment en train de vérifier mes poches, c’est une obsession), panique, retour en arrière, larmes aux yeux, entrée dans le restaurant, demande à la serveuse, rien, descend au sous-sol pour toilette, quelqu’un, la personne sort, je lui demande elle me dit non mais que son amie oui, surprise, la tension se relax, j’arrive près de son amie, dialogue entre les deux copines, la deuxième sort la carte de son porte-feuille avec un air de déception, joie dans mon cœur, sortie du resto en planant, fait quelques acrobaties montrant mon humeur et me rend contre que je suis chanceuse en ciboire parce que la fille avait vraiment l’idée de garder la carte, mon sourire baisse qu’un cran en y pensant, je l’insulte un peu mentalement et je pars vers mon hôtel manger mes émotions.

4)   Comment ça 5!!  Mauvaise surprise, il y a quelques jours.  La presse a droit de recevoir des billets pour des représentations publiques sans faire la « Rush Line ».  Pour cela on peut aller les chercher jusqu’à trois jours avant les représentations voulues.  L’an passé c’était 10 billets, donc j’ai fait mon horaire en conséquence.  Cette année c’est 5 billets et je l’ai appris en allant chercher, il y a trois jours, un billet pour le film des frères Coen.  C’est un grand twit à l’air maussade qui me l’a annoncé l’air.  CÂLINE comment ça 5, depuis quand?  Je m’y suis résignée.  Question : Pourquoi qu’à chaque fois que je fais un commentaire positif à un haut dirigeant d’un groupe de personnes, la prochaine personne du dit groupe est un air bête sans manière?  HEIN POURQUOI?  C’est pas correct de faire des commentaires positifs ou vous prenez ça pour acquis?  Mangez de la chenoute d’abord!  Bon, ai-je droit à 10 billets publics maintenant?

5)   Tai-chi : mon hôtel est proche d’un parc.  Un parc avec terrain de « skate » (torse nu masculin à volonté!), de baseball, une école pas loin et un jardin communautaire.  C’est aussi un endroit où les gens moins nantis se rencontrent pour échanger…de la drogue, se gueuler après ou pour dormir, mais aussi pour faire du tai-chi avec petite musique d’ambiance les fins de semaine.  J’ADORE!!  C’est vraiment le secret pour vieillir en beauté! Merci communauté asiatique.  Et quand tu sors du parc…un McDo., vraiment ils l’ont pas toujours l’affaire les Américains.

6)   Rectification : j’ai mentionné il y a quelques jours que j’aimais la légèreté dans le drame dans les films de François Ozon.  Ben c’est pas le mot pantoute que je voulais dire.  C’est la pudeur, la retenue dans la douleur.  Bon, là je vais mieux.

Fin du deuxième acte.

Ouf!  J’ai dormi plus longtemps que prévu.

Ce soir, c’est le visionnement de presse de « J’ai tué ma mère » de Xavier « prodige » Dolan.  Bonne chance tit-loup!  Côté public, aidez-moi quelqu’un!  J’arrive pas à choisir.  Ricky Gervais, Hugh Hefner (en doc.), un film de Tom Ford (designer de Gucci), le dernier Solondz (Happiness) que je pourrai voir plus tard avec la presse mais là je pourrai le voir lui, un doc sur Neil Young de Jonathan Demme, etc.  AAAAAAHHHHHHH!!!!!  Bon, partons à l’aventure!

Bon je commence à penser à faire un blogue sur le cinéma, comme s’il n’y en avait pas assez…Qui dit POUR?

J’ai finalement arrêter mon choix sur « A single man » de Tom Ford (ancien designer de Gucci, Yves St-Laurent, etc.) avec Colin Firth (Bridget Jones, Love Actually et un acteur incroyablement sexy!) et Julianne Moore (Magnolia et les film de Todd Haynes).   J’ai fait la « Rush line » (file pour personne sans billet) pour la première fois cette année.  Je suis arrivée 1h30 à l’avance et j’étais 65ème, ce qui signifie que les chance étaient minces d’entrée surtout que la projection était au Isabel Bader Theater qui n’est pas très très grand.   Avec une patience immortelle j’attendu entouré d’un sympathique prof Brésilien et deux groupies.  Après plus de 2h15 d’attente, on a annoncé que le théâtre était plein.  Et merde.  Y’a plus d’autres films pour ce soir.

Bonne nuit à toi Patrick Swayze, tu connais maintenant le secret de la vie après la mort, j’espère que c’est au-delà de tes attentes.

Allez hop un bon bain…

Permalien Laisser un commentaire

Jour 6 : Jeune femme un peu fatiguée cherche homme sérieux. Prise 1.

25 septembre 2009 at 19:19 (TIFF 09)

Bonjour,  sixième jour déjà…ça se peut pas…j’ai presque pas eu le temps de voir la moitié de ce que je veux voir bordel!

J’ai même pas eu la force de me faire un café ce matin, j’ai juste hâte à mon dodo d’après-midi, enfin une pause.  Mais j’ai quand même un petit sourire niais, mais sympathique à l’idée de voir le dernier film des frères Coen (The Big Lebowsky, Burn after Reading, Fargo, etc., etc. : « A serious man ».  Allez, brosse, brosse, brosse, j’me brosse les dents…

Histoire : 1967, un jeune prof (mi-quarantaine) de confession juive, sans histoire, marié, deux enfants, vit un terrible cauchemar alors que tout se détruit autour de lui.  L’humour des Coen y est omniprésent avec des répliques aussi surprenantes que savoureuses.  Un film efficace.  La tradition juive y est omniprésente, les rabbins se succèdent, les catastrophes s’empilent et les acteurs (pour la plus part presque pas connu, sauf exception genre Larry David de Curb your enthousiasm) sont tous un peu débiles, mais sympathiques.

Trouvaille de générique du jour : « No Jews were harmed during the filming of this film. »  Merci les Coen!

Intermède :

Je suis enceinte… j’ai fait deux tests, ils sont positifs.  J’ai mal au cœur, la nausée du matin, j’épargne les détails.  Le père est pas sûr, ni moi non plus, mais bon c’est la vie.  C’est le cas de le dire!   Conclusion : c’est ça qui arrive quand s’endors avec les chevilles enflées, on fait des rêves bizarres!  Et c’est aussi une bonne façon de savoir qui va avoir une médaille pour savoir lire en diagonale.

PAUSE!!  C’est difficile, j’aurai pu aller me taper d’autres films, courir jusqu’à l’autre cinéma, mais là un petit repos s’impose…

Permalien Laisser un commentaire

Jour 5 : The Fatty Movie.

24 septembre 2009 at 18:09 (TIFF 09)

Niaiseuse! Mais bon, tout le monde y passe dans la vie alors vaut mieux en rire que s’en vouloir.  Premier film du jour, un des gagnants du festival de Venise qui vient de se terminer « Soul Kitchen » du fantastique jeune réalisateur germano-turc Fatih Akin.  Film parfait pour un dimanche matin.  Musique, bouffe, choix, rigolade et Moritz Bleibtreu (Cours Lola cours)! J’arrive au Cumberland, (genre de Cinéma du Parc avec le bruit du métro qui passe au 5 minutes sous nos pieds. J’aime les cinémas qui offrent un peu d’inconfort ça me rappelle que je ne suis pas chez moi. ) La bénévole à l’entrée me dit : « Quel film madame? » Et moi bouche bée, car j’ai oublié le titre, je réponds… « The Fatih Movie »

–       « Excuse me? »

–       « Euh, euh. » Aidez moi quelqu’un!

–       « Is it for « The invention of lying ? » (Nouveau film avec Ricky Gervais)

–       No.

–       For « Creation »?  (Film d’ouverture du festival sur Darwin)

–       Nope

–       « Soul Kitchen ?»

–       OUI!! C’est ça le maudit titre que je cherchais « Soul Kitchen »,

–       « OK, you have to do the line. »  C’est la première fois que la presse fait autant la file au TIFF.

–       « OK »

–       « By the way, why did you say the fatty movie? »

–       « Euh, well I guess I can’t wait to see the next Eddie Murphy movie! »

–       « Sorry? »

–       « Never mind! »

Et… couper!  Je m’en vais me mettre en ligne le sourire aux lèvres…Comme s’est bon de se divertir soi même!  Bon, mon dimanche risque d’être joyeux!  The Fatih movie…franchement Julie!

Deuxième balle :

Vincere (Gagner) de Marco Bellochio, le film était en compétition à Cannes.

Film racontant l’histoire terrible du fils renié de Benito Mussolini.  C’est dû moins de cette manière que le film était décrit, mais on se concentre plus sur la mère de Benito Jr. qui a été a son tour renié alors qu’elle apprend que son homme qu’elle aime tant s’est remarié sans lui dire et passera le restant de sa vie dans un genre de Charenton. Benny t’a été un beau salaud!  J’étais vraiment pas sûre du film au début : scènes de baise excessivement longues dès le début, certaines répliques du genre « Ton lacet est détaché » m’ont fait sourire pendant une scène dramatique, etc.  Par contre, ça regorge d’hommages au cinéma, à l’opéra, à la photographie et l’actrice principale, Giovanna Mezzogiorno, qui est absolument incroyable.

Bon et hop un thé aux bulles…Mmmmm et le dernier de Van Dormael : Mr. Nobody mais avant un petit tour de métro, car changement de cinéma.

Assisse dans le métro…en étirant mes jambes un peu endolories je m’aperçois que mes chevilles ont disparu!!  Qu’est-cé ça bordel??!!  OK là c’est clair, je m’en vais directement me faire couler un bain et dormir un peu, le signe est trop évident.  Désolé Van Dormael, on se reprendra!

Soirée début, 18h00 :

Un prophète (gagnant du Grand prix du jury à Cannes) de Jacques Audiard (Sur mes lèvres, De battre me cœur s’est arrêté avec mon Romain préféré!).  Présentation au Elgin theather (genre l’Impérial) que j’adore.  Le directeur du festival M. Piers (m’a te frencher un jour tellement je t’aime) Handling présente Audiard qui apparaît avec un pantalon vert presque fluo et une chemise et jacket beige…épatant…les pantalons. Il fait un discours d’entré très drôle où il indique que présenter un film publiquement pour la première fois c’est comme acheter sa première voiture ou avoir sa première femme(?!!?) ce qui a été fait au festival de Telluride avant Toronto (je vous l’ai dit…Cannes ne compte pas, c’est trop presse et industrie) et présenter un film pour la deuxième fois c’est comme s’acheter une deuxième voiture où avoir sa deuxième femme et payer la pension alimentaire de la première.  CHARMANT!?? Le film commence…AYOYE ça va être brutal!  Et ce l’ai en effet.

Histoire : Vie carcérale du jeune Malik avec les différents groupes de la prison.  Violence garantie.  L’acteur principal (Tahar Rahim) y est absolument incroyable.  Le film est un peu long dans certaines scènes et la durée totale est environ 2h30.  Fin, générique, ovation et Audiard à l’air aux anges.

Dernier film : Capitalisme : une histoire d’amour de Michael Moore (Bowling for Columbine, Roger and me, TV Nation, etc., et socialiste!) Toujours au ELGIN.  MMmmmmmm quelle belle salle!

OK, je réalise un rêve…un rêve simple et un peu stupide. Non, ça n’a aucun lien avec frencher quelqu’un!  Le plan me cacher dans les toilettes du théâtre en attendant qu’il fasse entrer les gens pour le deuxième film, parce que j’ai pas du tout envie (mais alors là pas du tout du tout envie…dans les deux sens du terme) de sortir du théâtre et de refaire obligatoirement la file parce que je n’aurai aucune chance d’avoir une place proche et donc de capturer Michael comme il le faut.  Je le sais c’est niaiseux, mais bon, je suis niaiseuse aujourd’hui, je vous le répète.  Ce qu’il faut savoir c’est que les files d’attente sont interminablement longues, c’est pas des blagues, elles peuvent atteindre près d’un kilomètre des fois tout dépendant la salle et le film.  Il y a aussi une autre chose, c’est que, ben, Visa est un des gros commanditaires du festival et la seule carte de crédit acceptée et pour les films présentés au Elgin, les détenteurs de carte prestige, or, platine peuvent entrée avant tout le monde.  Le hic c’est qu’auparavant c’était plutôt discret, on annonçait le tout dans la file et on repêchait les gens, mais depuis cette année, ils ont créé une ligne spéciale pour les détenteurs de telle carte et il y a pour les premiers arrivés un lounge spécial pour grignoter et boire gratuitement avant le film…et ben je ne peux pas arriver 2h00 en avance pour un film tellement il y en a alors me cacher dans les toilettes et si quelqu’un me pogne, je sort ma carte…oui, ce genre de carte qui dans le fond ne dit pas grand-chose sur le véritable rand social du détenteur.  Ben mon plan a marché!  Je suis sortie des toilettes, j’ai été me chercher une grignotine gratuite et j’ai été dans la salle, mais au préalable j’avais déchiré mon billet juste pour être plus crédible.  Oui, oui Pinel s’en vient!

Michael Moore toujours aussi drôle!  Cré Mike.  Ovation en arrivant, ovation en partant, 20 ans après la présentation de Roger and Me au Tiff il est toujours aussi populaire!  Le défenseur du pauvre et de l’orphelin États-Unien devient avec un documentaire sur le capitalisme dévoile les méfaits tortueux des cie qui congédie sans scrupule, la banque et Wall Street qui dirigent nos voisins et le crash financier de l’an dernier.  C’est alarmant, on rit, jaune, très jaune…

Phrase de film du jour :

Garde de sécurité blasé de la GM qui parle au Walkie-Talkie : « Hi, Michael Moore wants to talk to the GM chairman. »  alors que Michael Moore attend devant l’édifice où il n’a plus le droit de mettre les pieds depuis 20 ans à cause de ses prises de position.

Il traite aussi Ti-cul Bush de Chicken Little…Je l’a ris encore!  Bref, efficace si vous aimez le genre.  Le Q&R était intéressant mais interminable!

Fin du générique de la journée, plus capablzzZZZZZzzzzzzZZZZZZzzzzzZZZZ

Permalien Laisser un commentaire

Jour 4 : Salut Ledger! On te reverra aux pays des merveilles sombres.

24 septembre 2009 at 17:54 (TIFF 09)

Cinq cafés pour m’extraire du lit…le café à plus d’effet d’ « éveillèrent » sur moi quand il m’ébouillante que quand il me réchauffe je crois!  Premiers pas du matin, je me prépare pour un film de George A. Roméro…littéralement tellement j’ai l’ai zombie!  Premier film. The Imaginarium of Docteur Parnassus avec le regret Heath Ledger, réalisé par le très surprenant Terry Gilliam (Brazil, etc.).  En voici le résumé venant d’ Allôciné :

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=131723.html

Comme on le sait tous, c’est le dernier film de Heath Ledger (le joker du dernier Batman) qui n’avait pas fini le film lors de son décès alors, c’est Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell qui se succèdent dans son rôle et leur intégration est faite avec beaucoup de subtilité et de respect.  J’ai beaucoup aimé le film.  Tom Waits (mon Ton Waits autant le chanteur que l’acteur) est divin…en diable.   Le monde fantastique créé est fascinant et le travail de Heath immortel tout comme celui des autres acteurs comme Christopher Plummer.  Ok Terry prêt pour Don Quichotte (prise 2) maintenant?

Ensuite, je devais aller voir Dorian Gray, mais j’ai préféré le dernier de François Ozon (Le temps qui reste, 8 femmes, Sur le sable) Le refuge car on m’a dit que c’était meilleur.  Je ne peux pas comparer les deux, mais j’ai bien aimé Le refuge qui traite du drame d’une (ex) héroïnomane enceinte qui vient de perdre son copain et de la relation avec le frère de celui-ci.  Il y a toujours cette tendance de légèreté dans le drame chez Ozon qui me fascine.

Film 3 : The Trotsky du montréalais Jacob Tierney (Fils de Kevin Tierney producteur de Bon cop, Bad cop).  J’avais hâte de voir ce film, car il montre la vision d’un Montréalais anglophone.  C’est l’histoire d’un jeune Leon Bronstein (Jay Baruchel, Tropic Thunder, Knocked up et Ontarien amoureux de Montréal) qui vient d’un milieu aisé et qui croit être la réincarnation de Leon Trotsky, le célèbre militant marxiste du parti ouvrier de Russie du début du siècle passé.  De ce fait, il désire créer un syndicat d’étudiant dans son école pour lutter contre les injustices.  La trame musicale est faite par le groupe Malajube au grand plaisir des fans, mais l’histoire tombe un peu à plat et devient prévisible.  Malgré tout, ça n’empêche pas que la brochette d’acteurs anglos et francos (Geneviève Bujold, Anne-Marie Cadieux, Colm Feore, Saul Rubinek) de nous donner des moments intéressants parfois.  Dans la catégorie révolte au secondaire, je préfère de loin « Pump up the volume » (1990) du québécois Allan Moyle avec Christian Slater.

2 Intermèdes :

1) Je suis en ligne pour voir mon dernier film de la journée.  Ah! ben coudons! Je crois que mes deux voisins de derrière parlent danois.  Au premier silence, je me retourne vers eux et je dis fièrement : « Du taler dansk? » (Vous parlez danois?). Ils me regardent l’air surpris et me répondent à l’unisson (pensée pour Céline!) « Ja! » (Oui!).  Pas pire hein!  L’un me dit quelque chose du genre « Tu parles danois ? » et je réponds ma phrase danoise préférée (et une des seules que je sais dire!) « Jeg taler lidt dansk. » (Je parle un peu danois!) Aye là je suis fière!  On entre en connexion.  Ils me parlent…vite…très vite et deux gros points d’interrogation et de confusion apparaissent dans mes yeux.  Minute papillon, j’ai dit un peu, pas OK on va parler de Nietzsche en danois! Ils comprennent, on se programme alors en langue anglaise, on parle de Lars, du cinéma danois en général, de la Danish film Institute (genre de téléfilm Canada), de l’esthétique et du cinéma québécois qui les fascine, je leur propose de ne pas rater « La donation » de Bernard Émond (La neuvaine, La femme qui boit, etc.), il me dise adorer ce réalisateur.  Je suis comblée!  Vive le Danemark! Laenge leve Danmark!… ou quelque chose du genre.

2) Je suis en ligne, comme dans le point un, mais j’ai arrêté de parler danois, pour entrer au Winter Garden afin d’aller voir le dernier Tanovic.  Cette salle est particulière et me fait toujours penser à « A midsummer night dream » de Bill Shakespeare parce que les colonnes sont des faux arbres, les plafonds sont décorés avec du faux feuillage et des lanternes multicolores, les murs sont pleins de paysage romantique et les balcons sont revêtus de dessins de treillis avec des fleurs aux couleurs pastels qui donnent une atmosphère étrangement féérique et rigolote ce qui est extrêmement surréel quand tu vas y voir un film sur les ravages psychologiques de la guerre!

Les premières larmes : Triage de Danis Tanovic (No man’s land, L’enfer)

OK BUZZZZZZZZZZ!!!!   Oh! Danis comme je t’aime!  Je suis encore sous le choc.

L’histoire : Mark (Colin Farrell qui y est incroyable et pas reconnaissable!) est un photo-journaliste de guerre comme son inséparable meilleur ami David.  Lors de son retour chez lui, sans David, Mark commence à sentir les rouages du choc post-traumatique et tente de s’en sortir  par le biais de Joaquin, le grand-père de sa copine, qui a également vécu les ravages de la guerre.

« There is no reason why some live or some die during a war.  You die because you die. »  Triage adapté d’un roman de Scott Anderson que je vais me procurer au plus sacrant!

«  It’s hard to be a survivor.  Sometimes you have to put your fate in magic.» Joaquin le grand-père à Mark.

J’ai rien d’autres à dire à part que j’en suis encore bouleversée, que l’accueil a été extrêmement chaleureux et que la session de questions/réponses après le film était des plus bienvenues!

À demain les lapins pour Moore!

J.

Permalien Laisser un commentaire

Next page »