Jour 3 : Lars dans les vapes, rencontre avec un connaisseur, je vais frencher Jason, j’ai raté Heneke et sweet, sweet Jane!

24 septembre 2009 at 17:43 (TIFF 09)

Ouf!  Quelle journée! Et c’est pas fini.

De un, je suis en maudit, mais je dépompe tranquillement…TRÈS tranquillement.  La raison vers la fin de l’histoire.  Commençons par les bons moments.

Premièrement : Agathe l’araignée est partie.  Je lui avais bien spécifié hier soir avant de fermer les lumières qu’elle pouvait rester, mais qu’elle ne pouvait  toucher à rien qui m’appartenait et ça incluait mon corps. Cette condition valait pour que je la laisse vivre.  Elle m’a répondu « Done deal ».  Sympathique et bilingue! Ce que la fatigue et l’imagination peuvent faire!  Bebye Agathe.

Vif du sujet…

Cruel festival, qu’on se le tienne pour dit!

J’ai relocalisé le film des frères Coen pour aller voir la conférence de presse d’ «Antichrist » avec Lars von Trier (Europa, Breaking the waves, Dogville, Dancer in the dark, bref prolifique et dans mon top 5) en direct de son Danemark natal via satellite et il ne faut pas oublier la présence de l’acteur principal Willem Dafoe.  La conférence, ouverte au public autant qu’à la presse, avait lieu au Scotia theater qui faisait mon affaire, car c’est à moins de 15 minutes à pied de mon hôtel et j’ai du perdre un bon 15 minutes à gosser dans ma douche après le sachet de plastique de shampooing/conditionner de l’hôtel qui ne voulait pas s’ouvrir et laissée sortir son nectar pour mes cheveux qui pleuraient.  Lars avait beau être à quatre mètres de mon nez et me regarder en plein dans les yeux le charmant a été court.  « Désolé, je ne suis pas là psychologiquement aujourd’hui. » Tu l’as dit bouffi!  On lui a posé quelques questions sur le pourquoi du film, des explications…RIEN, il ne se souvenait de rien, BULLSHIT.  Mais est-ce que je m’attendais vraiment à plus de sa part?! Non.  Certaines questions ont également laissé à désirer comme la première, celle d’un « supposé » journaliste danois qui lui a demandé si c’était vrai qu’il avait coupé deux scènes importantes de nudité parce que le pénis de Dafoe est tellement énorme qui ça aurait déconcentré les spectateurs du sujet.  Câline me niaises-tu là???!!!  Franchement!  C’est la seule question qui t’est venue? Ça duré moins d’une heure…bebye Lars.   Ensuite, j’ai couru après Marc-André Lussier du journal La presse pour avoir ces commentaires sur le festival en général ainsi que les films qu’il voulait voir.  Un vrai gentleman!  Vraiment contente de l’avoir vu et de lui avoir parlé.

« Antichrist » de Lars j’me rappelle de rien von Trier : Trier est un cinéaste admirable, on aime ou l’on déteste, mais on doit lui donner du crédit pour avoir le don de bousculer les pensées!  Ça sert aussi à ça le cinéma non?  Son dernier bébé nous fait entrer dans la dépression d’une femme (Charlotte Gainsbourg) et de son mari (Willem Dafoe) thérapeute de métier et qui sera son thérapeute (erreur mon grand!) suite à la mort de leur jeune garçon pendant qu’ils étaient en plein ébat amoureux.  Bon, je vous le mentionne tout de suite, y’a des gens qui se sont évanouis, d’autres qui ont vomi durant les 40 dernières minutes du film.  Pour ma part, je l’ai vu deux fois, avec de la difficulté parfois, mais surtout avec admiration pour le sujet et la forme.  La dépression majeure, lorsqu’on en est atteint  peu nous mener à la fin de nous-mêmes, nous supprimer l’âme comme les détraqueurs dans Harry Potter, ça te suce tout ce que t’as et la douleur physique, peu importe laquelle, peut devenir un moyen de sortir la douleur psychologique, bien sûr le tout est relié au départ à la nature humaine de chacun et ça, y’a vraiment pas beaucoup de monde qui ne l’a pas vécu qui peuvent comprendre.  Lars était en dépression lorsqu’il a écrit le scénario, il n’allait pas bien du tout et ça se sent, et c’est angoissant, déroutant et quelques fois horrifiant, mais une chose est sûre quelqu’un extérieur à cette expérience aura probablement la même réaction que les personnes qui entourent une personne dépressive, elles vont peut-être se dire que c’est trop.  À vous de juger!  À voir au Festival du Nouveau Cinéma en octobre ou sinon en salles en novembre.

« Up in the air » de Jason « merveille » Reitman (Juno, Thank you for smoking).

Ah! Vous ne pouvez pas savoir comme ça m’a fait du bien!  Jason, où te caches-tu?  M’a te trouvé…m’a te frencher!  Un film sur l’engagement, les relations humaines tout ça sur fond de pertes d’emploi.  Scénario aux répliques juteuses comme : « Would you like a cancer? » ou «  They said that losing a job is like losing a member of your family, but I feel like my colleagues were my family and I just die! »  Faut le voir pour le croire!  George joue à merveille le protagoniste du film qui travaille pour une firme qui se spécialise en renvoi de personne pour les compagnies dont les patrons n’ont pas assez de couilles pour le faire eu même (j’en connais des comme ça!) et qui adore son travail et la solitude et les points air miles que celui-ci lui apporte.  Il y a également une scène fantastique de montage style Mission impossible au début où Ryan (Clooney) se prépare à passer les douanes!  Un bijou!  J’ai par contre une réserve sur la morale de l’histoire qui insinue que les éternels célibataires, pas d’enfant, sont en fait très triste de leur sort, ça c’est les gens en couple ainsi que l’idéologie religieuse qui persistent. Mais bon, ça ne m’empêchera pas d’aller le revoir et même de me l’acheter!

OK le gagnant de la palme  d’or et ma rage présente!

Non, j’ai pas pu d’admirer le dernier et très attendu Le ruban blanc de Michael Heneke (Caché, funny games).  Pourquoi? Et bien voici :

Le film a commencé et l’image était trop « zoomé » pour l’écran du fait que, non seulement le cadrage était coupé, mais le film étant en allemand et donc sous-titré, on ne voyait que quelques mots des sous-titres.  Ça a pris un gros 5 minutes avant que le projectionniste en soit averti, les bénévoles du festival ne comprenaient pas pourquoi les journalistes sifflaient et applaudissaient déjà.  La projection a repris après 17 minutes d’attente, mais pas au début du film comme promis par la gérante du AMC qui se fondait en excuse.  Attente encore.  Le film a reprit, mais cette fois…c’était pas le bon film c’était un documentaire sur le ballet de Paris, le monde capotait!  Encore 5 minutes, bon là le tout à recommencer…sauf que…étant assise au centre et la dernière rangée du cinéma, donc sous le projecteur, on entendait le projectionniste et un autre charmant monsieur se raconter des blagues et les projets pour leur fin de semaine à venir… la pression montait en %$@?%&?%$&!!!! Pas capable de me concentrer.  J’ai donc décidé de me lever sur mon siège, de cogner dans la vitre de la salle de projection et de miner en geste et en mouvements de lèvres « WE HEAR YOU!!!! CHUT!! »  Le projectionniste est venu me voir à travers la vitre, il m’a souri du genre HEIN??!!, pas sûr qu’il a compris, son ami non plus, mais ça c’est calmer pendant 10 minutes à peu près.  J’étais déjà complètement perdue dans l’histoire en me rassoyant, mais j’ai persisté…mais j’ai pas signé parce qu’à un moment donné une bénévole gravement handicapée dans son fauteuil roulant à commencer à hurler….HURLER!!!  Et le tout est devenu intermittent…des hurlements et du blabla de projectionniste pas à son affaire, les gens soupiraient, mais personnes sortaient, tout le monde endurait.  Après moins d’une heure (le film durait deux heures trente) j’ai déclaré forfait l’âme en crise et en crisse.  Je suis sortie, je me suis fait une raison.  Et là, j’ai demandé à parler à la gérante du AMC.  Je lui ai tout expliqué, elle était sincèrement désolée même si elle m’a mentionné que j’aurai pu sortir plus tôt…  « JE VOULAIS VOIR LE FILM OSTIE PIS J’ÉTAIS ASSISSE AU CENTRE À LA DERNIÈRE RANGÉE!!! » que je lui ai dit, mais en lettre minuscule et sans sacrer.  Une chance qu’il sera au festival du nouveau cinéma, j’ai hâte, car ce que j’ai vu était magnifique.  Pour me calmer, j’ai été me promener près de l’eau et à la foire végétarienne où j’ai pu retrouver ma couleur peau blanc-rose pâle.

Bright star de Jane Campion (The piano, Portrait of a lady ainsi que première réalisatrice à remporter la palme d’or et deuxième à être nominé comme meilleure réal. Aux Oscars)

Dernier film de la journée.  Elle est magnifique Jane Campion et elle était très contente que le film soit présenté pour la première fois devant un « vrai » public, car à Cannes c’est plutôt presse et industrie.  Le film raconte l’histoire d’amour entre le jeune poète britannique John Keats et sa voisine Fanny Brawne en 1818. Film d’époque réussit, les costumes sont extraordinaires, la passion au niveau de l’histoire d’amour est par contre, j’ai trouvé, un peu distante.  Je crois que malheureusement la race m’a grugé de l’énergie pour en dire plus.

FIN!

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