Jour 11 : Pour une dernière fois cette année.

25 septembre 2009 at 19:25 (TIFF 09)

Il me reste 2 heures avant de m’endormir dans l’autobus direction chez moi.  Je suis assise au Commensal près d’un air de jazz et malgré ce que m’a dit la caissière, ils ont accès à Internet alors j’écris mon dernier courriel en virant légume.  Voici les faits saillants de ma dernière journée.

Dernier levé à Toronto, dernier tour de piste cinématographique dans la ville reine avant l’an prochain.  Mon mal de gorge est parti, mais mon nez coule avec une pression assez délirante alors les mouchoirs avec aloès sont appréciés pour ne pas râper mon nez de moitié.  Je suis étonnamment assez préparée question bagages, alors je décide de me forcer un peu et d’aller voir le film Iranien « Women without men », celui-là même que j’avais raté jeudi.  Malgré le fait que mes yeux ont eu beaucoup de difficulté à rester ouverts durant la projection, j’avoue que ce film mérite grandement les honneurs remportés à Venise.  C’est l’histoire de 4 femmes dans différentes situations qui essaient de survivre malgré les préjugés des hommes envers les femmes en Iran.  Très touchant.  Fin du premier film sur 3 que je verrai aujourd’hui.

Sortie vers 11h10, il me reste donc 50 minutes pour arriver à l’hôtel, qui est à 10 minutes à pied et faire ma dernière révérence.  Mais vous savez, rien de tel qu’un arrivé de dernière minute pour se fâcher contre soi et faire montée la pression, alors je décide niaiseusement d’entrer dans quelques boutiques.  Arrivé à l’hôtel à 11h53, sortie de la chambre avec 672 livres de bagages à 12h03, arrivé au lobby et check out à 12h06, le cœur palpitant et le nez qui morve.  QUOI!!  Clara n’est pas là, elle est en congé aujourd’hui.  Je ne pensais pas dire ça, mais je suis triste de partir sans lui avoir dit au revoir et à l’an prochain.  Première déception de la journée.  On m’appelle un taxi, j’attends le taxi dehors entouré de mon fort de bagage.  Ah merde pas vrai!??!  Mon gros sac noir que j’utilise pour la première fois malgré le fait que je l’ai reçu en cadeau à l’adolescence par une de mes belles-sœurs est en train de s’amputer d’une ganse.  Une valise noire qui se martyrise de son plein gré c’est déchirant! CÂLINE!  T’es mieux de durer jusqu’à mon arrivée sac pas fin!  Le taxi arrive, le chauffeur est absolument merveilleux et très sympathique.  Vite au terminus d’autobus afin de faire prisonnier mes bagages dans des casiers jusqu’à mon départ.

Bon, vous savez il y a de ces scènes cinématographiques qui nous font tordre de rire et qu’on adore revoir encore et encore.  Pour ma part, j’en ai plusieurs, mais l’une d’entre elles est dans le premier Elvis Gratton de Pierre Falardeau (que j’adore!!).  Vous savez la scène où il essaie de mettre ses bagages dans un casier, il pousse comme un débile et finalement il oublie de mettre ces grosses bottes en fourrure.  HILARANT!!  SAUF, quand c’est moi à qui ça arrive, que je suis enrhumée comme c’est pas possible et que personne des 4 gars de la sécurité qui se font un party de blagues poches à 2 pouces de moi viennent m’aider.

Détails : Première machine à token pour casier à voler l’argent d’un gars.  Il attend qu’on lui rende la monnaie correctement.   Je vais vers la deuxième après 10 minutes d’attente, car au début, je ne savais pas qu’il y en avait une deuxième. Achète deux tokens pour un total de 8,00$. PURE ARNAQUE!  Premier casier, j’entre mon gros sac noir, le token reste bloqué, je me bats comme une damnée pour le retirer.  Sort de là mon maudit, je ne repayerai pas un autre 4,00$ à cause des caprices de monsieur. Sortie du sac noir, je choisis un autre casier.  Ça m’a pris encore 4 casiers comme ça avant d’en trouver deux qui avait encore faim pour des tokens.  Cinq fois, entre les bagages, sors les bagages et force pour tout faire entrer et force pour tout faire sortir pendant que la sécurité se bidonnait de leurs histoires de cul.  « Thanks guys for your help, you are true gentlemen!! »  Que je leur ai lancé en passant devant eux.  Ils n’ont pas eu l’air de comprendre, car c’est pas facile de comprendre l’ironie avec 30 de Q.I.  Je me rends ensuite au comptoir de Coach Canada pour leur demander à combien de bagages j’ai droit.  La préposée me dit : 2 dans la soute, 1 dans le bus.  Je lui fais répéter 4 fois avant de payer l’extra de 12,60$ pour 2 bagages supplémentaires.  PURE ARNAQUE!!    Je sors du terminus en sacrant dans ma tête endolorie.  Je m’en vais m’acheter mon sandwich préféré avant de me diriger vers la librairie média pour mon deuxième film, aussi connu sous le thème, film que j’ai raté jeudi et vendredi passé, décidément je me reprends aujourd’hui.

2ème film : Videocracy de Érik Gandini. Documentaire sur la folie des Italiens pour vouloir être une vedette à tout prix croyant que c’est de cette façon qu’ils mèneront une vie meilleure.  Évidemment, on parle ici de l’empire du président de l’Italie Sylvio Berlusconi qui contrôle plus de 80% des médias d’Italie.  Imaginez Pierre-Karl être premier ministre du Canada.  Message à mes amis Italiens : « C’est quoi votre maudit problème bordel!!  Vous me décevez beaucoup sauf si vous n’avez pas voté pour ce trou du cul de capitalisme de droite misogyne! »  J’ai rarement eu la gueule à terre de cette façon en regardant un documentaire.  J’en reviens pas encore!  Je suis sortie complètement révoltée.

Vive le grand air sauf quand y’a une parade de fanatiques religieux qui bloquent les artères principales et distribuent des bibles gratuitement.  Le dimanche c’est pas supposé être un jour de repos?  En route vers le dernier film, à pied car tout est bloqué!

3ème film: « Mr. Nobody » de Jaco Van Dormael (Le huitième jour).   N’en déplaise aux fans du célèbre et brillant film « Brazil » de Terry Gilliam.  « Mr. Nobody » est un genre d’équivalent avec un esthétique entre Jeunet et Gilliam avec des touches ou hommages à 2001, odyssée de l’espace de Kubrick et tourné en partie à Montréal. OK, OK pas obligé d’être outré à ce point!  C’est ce que moi j’en ai déduit si vous avez une autre opinion, n’hésitez pas!  C’était présenté au Ryerson, un auditorium universitaire assez chouette où je perds souvent quelques choses (ex. : l’an passé un paquet de gomme et un parapluie) et où l’on peut se trouver un coin confortable au balcon où dormir si les yeux ne tiennent pas.  Mais là j’ai pas dormi, pas capable, trop bon, trop compliqué comme histoire, retour en avant, bons en arrière, acteurs excellents et aventure complètement tordue du genre « Lost » mais en moins bien v.s. mal.  J’ai même failli faire pipi dans mes pantalons tellement je ne voulais pas quitter le théâtre, mais le film durant 2h30 et n’ayant pas de vêtement de rechange proche, j’ai couru comme une damnée aux toilettes et je suis revenu tellement vite que j’ai presque rien manqué, enfin je crois.  Je vous dis pas l’histoire, je vous laisse la surprise, mais ça joue avec les choix qu’on fait et l’espace-temps.

Ouf! Quel film!  Bon là j’aimerais bien aller manger au resto « Fressen » qui est mon resto favori à Toronto.  C’est végétalien (oui, végétalien comme dans : la seule chose animale dans le resto c’est les clients et le personnel du resto.) et absolument goûteux et merveilleux, mais avant je regarde mes finances.  Je laisse faire mon resto préféré, je m’en mords les doigts, mais je veux garder des sous pour le retour, car je sais à quel point mon frigo est vide.  Dommage, mais ça me fera une autre bonne raison de revenir l’an prochain…ou avant!  Je me dirige vers le Commensal, c’est plus proche du terminal de bus et le soir y’a du jazz avec des musiciens assez jolis à regarder.  La passion rend les gens jolis en général!

Bon, je dois partir, mon autobus est dans 1hre et je dois sortir mes 1450 livres de bagages au terminus.

Ciao et merci d’avoir lu mes péripéties du TIFF 09!

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2 commentaires

  1. Nyebla said,

    Allo! Quelle bonne idée! Tu as suivi le conseil de ché-pu-trop-qui-sur-facebook et tu as commencé un blog! J’adore te lire. J’ai bcp ri en lisant ton onzième jour! J’espère que tu vas poursuivre à nous raconter tes péripéties!

  2. Nyebla said,

    Allo! Quel choc d’apprendre la mort de Falardeau. Hier, justement je lisais ton blog et je riais en lisant la scène que tu décrivais et je riais en me souvenant de ta comparaison avec Elvis Gratton. On pouvait ou non être en accord avec ses positions. Il n’en est pas moins que son auto-dérision a fait évoluer le Québec.

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