Amelia : l’amour à s’en brûler les ailes.

30 octobre 2009 at 23:13 (Tac-tic critiques)

22 octobre 2009

Jeudi, moi belette endormie, s’est réveillée après une charmante sieste d’après-midi.  Mes yeux clignotants devant l’heure du cadran ont affirmé au reste de mon corps qu’il était tant que je me prépare à partir vers l’Ouest de la ville afin d’aller voir le film sur l’aviatrice Amelia Earhart.  Après un court souper avec vue sur les gros flocons qui se précipitaient au sol avec une avidité frappante, j’ai enfoui mes 4 locations DVD dans mon sac Crumpler, je me suis habillée chaudement et je suis sortie danser avec le froid de l’incertitude automnale extérieure.  Après que les quatre DVD de location aient été retourné dans leur demeure, je me suis enfouie dans la bouche chaude et suintante du métro direction Côte-Vertu avec transfert direction Angrignon.  Sortie métro et rue Atwater, salutations aux glorieux Canadiens de la belle époque et entrée au AMC forum.  Collection du billet qui a été presque aussitôt découpé de moitié et descente vers le sous-sol, entré en salle, préparation du mental, du corps et des yeux, sortie du calepin et du crayon, car je ne suis pas la meilleure pour retenir les phrases juteuses d’un scénario.

 

Le film.

Film typiquement hollywoodien, entre autres par ces élans musicaux manipulateurs d’émotions, Amelia met en vedette Hilary Swank qui brille encore une fois dans un rôle fort.  Elle qui se fond en une Amelia Earhart (1897-1939), première aviatrice à traverser l’océan Atlantique à la passion intense et au destin tragique, qui porte sur ses frêles, mais solides épaules le film en plus de porter le chapeau de productrice exécutive du film réalisé par Mira Nair (Monsoon Wedding 2001).  Afin de tenter de donner une réplique viable à madame Swank, Richard Gere incarne l’éditeur, promoteur d’influence et mari d’Amelia Earhart, George Putnam qui fera en sorte de financer tous les voyages de sa douce et tentera de raisonner la belle sur sa relation adultère avec Gênes Vidal interprété par le souriant et charismatique Ewan McGregor.  Malgré la volonté de mettre au premier plan la passion de l’héroïne qu’a été et est toujours Amelia Earhart, le scénario ne montre pas en grade, il est fade, il semble trop crémeux, trop parfait, trop lisse, trop hollywoodien. Les scènes réellement dramatiques sont soutenues par la musique beaucoup plus que par l’action et les paroles. Les images sont par contre superbes et la direction artistique assurée par Stuart Dryburgh (Portrait of a lady, Bridget Jones Diary, etc.)  met l’accent sur la neutralité des couleurs pour laisser place à la passion du jeu de l’actrice principale sauf au niveau des avions où les rouges et jaunes vifs sont de mises.  Bref, ce film reste important malgré ces défauts car il montre une héroïne aux mentalités et actions avant-gardistes peu connue ici, un modèle positif pour les jeunes femmes qui cherchent ailleurs que dans le rose-bonbon-princesse proposé.

Pour plus de renseignements, je vous invite à consulter le site Internet suivant sur Amelia Earhart (en anglais seulement) :

http://www.ameliaearhart.com/

Une autre nomination aux Oscars pour Swank?  Ça reste à voir.

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