Sexe, drogues et rock and roll sur un bateau pirate.

10 novembre 2009 at 21:19 (Tac-tic critiques)

L’entrée du jeu

À la fin des années 60, alors que le rock & roll était à son apogée avec The Beatles, The Who, The Rolling Stones, Jimmy Hendrix et j’en passe, le peuple britannique n’avait droit d’entendre à la radio commerciale que 2 heures de musique rock ou pop par semaine.  C’est pourquoi on écoutait les radios pirates.  La plus populaire d’entre elles était installée sur un bateau ancré au milieu de la Mer du Nord, en dehors des juridictions britanniques où de nombreux d.J., aussi colorés les uns que les autres, faisaient équipes pour faire entendre à leurs quelque 25 millions de fans, soit plus de la moitié de la population britannique, la musique de l’heure 24 heures sur 24 qui était interdite pour cause de demandes religieuses et gouvernementales. Ces dernières joueront un rôle primordial dans l’arrêt du joyeux et décadent bateau et de son équipage.  C’est de cette histoire que découle la dernière comédie chorale de Richard Curtis (Love Actually, également scénariste des Bridget Jones ainsi que Quatre mariages et un enterrement et Notting Hill.  Vous voyez le genre!)

Un plat principalement goûteux

Richard Curtis a un don pour la comédie et celui de nous rendre heureux, il m’avait d’ailleurs conquise avec Love Actually qui reste un de mes films préférés de Noël.  Il a le sens du bonbon; c’est drôle, c’est tendre, ça goûte bon.  Il revient donc à la charge avec une distribution britannique et étatsunienne de l’enfer mettant en vedette Philip Seymour Hoffman (dois-je vraiment le présenter?), Bill Nighy (Love Actually : le chanteur), Rhys Ifans (Notting Hill: le coloc) Kenneth Branagh (un des meilleurs acteurs shakespeariens contemporains, dois-je vraiment en rajouter?), Nick Frost (Hot Fuzz), Rhys Darby (le gérant Murray dans The Flight of the Conchords) et ça continue, non c’est pas fini!  Tous prennent les rôles de camarades (sauf pour Branagh qui joue l’antagoniste) dans cette folle aventure où la musique règne.  Richard Curtis a non seulement voulu nous donner un aperçu de sa passion pour la musique du temps, mais je pense qu’il voulait également tenter de faire une sérieuse compétition dans la catégorie « meilleure trame sonore de film avec les succès des années 1960 », tellement que des fois c’est peut-être un peu trop.  Les interprètes s’en donnent à cœur joie, on voit le plaisir autant qu’on le sent, malgré quelques longueurs.

La cerise sur le gâteau

On ne s’attend pas à être approfondis par les Cahiers du cinéma ici, il faut se laisser guider dans le plaisir, car quelques clichés sont à prévoir autant qu’ils ont été prévus comme celui du personnage du méchant ministre (Kenneth Branagh) ayant un accoutrement physique trop propre de celui d’Adolf pour ne pas le reconnaître d’emblée.  Ben oui, qui dit mini moustache de bas de nez avec cheveux cireux et mis sur le côté de la tête en habits drapent de ministre dit gros méchant stricte et sans intransigeance, on le voit à des kilomètres à la ronde.  Également, je crois que Curtis à voulu rendre hommage à James Cameron et à son Titanic, sans avoir le budget ni les effets spéciaux s’envergure, la fin reste du gâteau pas assez cuit, mais encore une fois il faut se laisser voguer, mais je suis quand même contente que personne n’ai été sur la proue du bateau et aie crié : « Je suis le meilleur d.j. du monde! » avec dauphins sauteurs et musique languissante.  Au lieu de ça, ils ont préféré danser, fumer et baiser.   Je reste fan de Richard Curtis mais l’attente avant de voir apparaître ce film sur nos écrans m’a rendue pleine d’espoir, un peu trop pleine d’espoir pour le résultat final.   Mais ça reste, à certains moments, un pur plaisir.

Un conseil si vous aimez la musique, restez jusqu’à la fin et faites la liste des albums montrés durant le générique.

Durée : 115 minutes, amusez-vous, bonne rigolade et bonne écoute!

Sortie : le 13 novembre.  En français comme dans sa version originale anglaise britanno-américaine.

Vous avez le goût de voir des extraits, ben voici

en français :

http://www.vivafilm.com/fr/28/details/display/12306/

et en version originale :

http://www.alliancefilms.com/en/89/details/display/12301/

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