Je l’ai fait. Je l’ai fait….JE L’AI FAIT!!!

27 janvier 2010 at 21:25 (Aventures parallèles, Frenchs d'or / Golden French Kiss Award)

Oui, mission accomplie et maintenant du calme Loulou!   Ça  va me prendre au moins une quinzaine de bonnes parties de sudoku niveau expert pour me calmer les nerfs et reprendre mon air de belette tranquille.  Je le savais que d’accepter un café de mon Grand Loup (alias Olivier THE Cinéclectique Double D) me perdrait dans les vallées de la nervosité, mais je me suis laissé convaincre que mes neurones avaient besoin de se remontant pour l’entrevue avec Paule Baillargeon en directe de la chaleureuse Cinémathèque québécoise.  Surtout que j’avais préparé des notes, que j’ai oubliées à la maison.  Quelques fois, les écrits s’envolent c’est pourquoi la mémoire doit rester alerte.

L’entrevue, tenue alors que les flocons dansaient avec le vent et recouvraient le printemps de ce janvier monotone, était appréhendée depuis un peu plus de 24hres.   Plus les heures se rapprochaient du moment, plus je me pratiquais mentalement à remettre le premier prix French d’or, à formuler des questions pertinentes que je voulais lui poser depuis longtemps ainsi qu’à m’encourager comme une meneuse de claques sur l’ecstasy durant le Super Bowl en me disant que tout irait très bien, mais que je devais m’attendre au pire, tout d’un coup, on sait jamais.

Cinémathèque québécoise. Intérieur. 17h30.  Moi et Olivier à l’aventure.

Elle nous attendait, assisse tout près de la réception, sur un des confortables bancs rouges.  On s’est présenté, on s’est serré la main, je l’aimais déjà tout plein!  On s’est installé au resto, ensuite on s’est réinstallé plus loin, faute d’un environnement sonore inadéquat.  Olivier, galant homme, est venu nous rejoindre verre de martini double olive à la main, pour notre réalisatrice, scénariste, actrice et récipiendaire du prix Albert-Tessier 2009 préférée.   J’étais étonnamment calme durant l’entrevue (dû moins j’essayais en maudit!) où l’on a parlé de son projet actuel sur lequel elle travaille en résidence à l’ONF, de son film La cuisine rouge (1980), de la femme invisible que l’on aime montrer, de sa joie de peindre et de sa volonté à pousser l’interdit.  Et puis, l’heure est venue où je lui ai remis le premier prix French d’or de ma voix enjouée de groupie remplie de fierté.   Elle était contente, je ne tenais plus en place, Olivier riait de bon cœur et nous a photographié ensemble, nos têtes se touchant presque et madame Baillargeon tenant fièrement la photo que je lui donnais de moi lui envoyant un baiser agrémenté de quelques mots qui définissaient le pourquoi de ma gratitude envers son travail : « French d’or #1 : Paule Baillargeon.  Humanisme, persévérance et intégrité dans l’ensemble de votre œuvre.  C’est pourquoi vous méritez toute ma gratitude ainsi qu’un baiser doré.  Merci! »

Olivier nous a quittés, il avait un rendez-vous, madame Baillargeon est allée présenté son film Le sexe des étoiles (1993), je suis partie me calmer et attendre l’autobus.  J’ai fait les 500 pas/secondes en attendant la 30 Nord au coin de Berri et Maisonneuve pendant 10 minutes.  J’avais le goût de pleurer, je ne me suis pas retenue.  À quoi bon?  Je suis une belette sensible qui est fière de reprendre ses rêves, ça me fait trop de bien pour garder ça en dedans.  C’est bon de faire des folies,  j’ai été trop sage toute ma courte vie, je ne suis pas docile comme on a voulu me le dicter, moi aussi je veux défricher.

Finalement, pas besoin de notes pour dire à quelqu’un qu’on l’aime!  Merci Paule Baillargeon!  Bon, je m’en vais courir Montréal au grand complet pour me calmer.  Bonne soirée!

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Les sept jours du Talion : L’insupportable douleur de la perte.

22 janvier 2010 at 15:57 (Tac-tic critiques)

Les sept jours du Talion : L’insupportable douleur de la perte.

Réalisé par Podz (Daniel Grou)

Scénarisé par Patrick Sénécal d’après son roman Les sept jours du Talion disponible aux éditions Àlire.

Avec Claude Legault, Martin Dubreuil, Rémy Girard, Fanny Mallette, Alexandre Goyette, Dominique Quesnel, etc.

Sortie en salles québécoises : 5 février 2010

Durée : 1h50.

Bande-annonce

http://www.vivafilm.com/fr/47/trailers/play_trailer/12292/default_high/

Après Sur le Seuil (2003), qui sera adapté par nos voisins du sud, et 5150, rue des Ormes (2009) qui sera disponible en DVD dès le 2 février, les histoires de l’écrivain québécois à suspense Patrick Sénécal sont de retour sur nos écrans avec Les sept jours du Talion.  Publié en 2002 aux éditions Àlire, Les sept jours du Talion raconte l’histoire de Bruno Hamel, chirurgien au sang froid vivant dans une banlieue paisible avec sa femme et sa fille adorée de 8 ans.  Rien de plus banal, jusqu’au jour où la petite se fait violer et assassiner.  Ne supportant pas la situation, monsieur Hamel kidnappe le tueur/violeur avant son procès et décide de lui faire subir 7 jours de torture avant de l’exécuter et de se rendre à la police, le tout supervisé par la première réalisation cinématographique de Podz (Minuit le soir).

Dès le début du film, l’ambiance propre et impeccable de la banlieue nous annonce le pire.  Le pire étant les scènes de tortures pour le bien du père et de la rédemption de toutes les victimes.  Les choix de réalisation tant au niveau musical qui, contrairement à la bande-annonce, est construite par la respiration des personnages et non par la musique puisqu’il n’y en a pas, que par les cadrages qui respectent la souffrance des personnages sont d’une très grande maîtrise.   Les acteurs sont également d’une grande justesse dans leur grande souffrance.  Bref, le tout percute d’une façon spectaculaire chez le spectateur.  On se questionne: on est pour les actions du père et ensuite on revient sur notre position, serions-nous capable individuellement de faire pareille démarche envers celui ou celle qui nous offrirait pareille douleur?  Est-ce nécessaire pour la rédemption de notre âme?  N’attendez pas de tout cuit dans le bec, Podz, Sénécal et leur équipe sont beaucoup trop intelligents pour faire pareille offense.  Attention aux cœurs sensibles, aux petites natures vous aurez à baisser les yeux plusieurs fois, mais l’œuvre en vaut la chandelle et gardez-vous quelques heures pour décompresser et en parler après le film.  Parole de cœur sensible par qui l’œuvre vibre encore.

Informations supplémentaires

Les 7 jours du Talion, version livre :

http://www.alire.com/Romans/7Jourstalion.html

Podz un aperçu :

http://www.lecinema.ca/artiste/4264/

Pas de remake É.U. pour Les 7 jours du Talion mais un achat de taille :

http://www.lienmultimedia.com/article.php3?id_article=22925

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Prix French d’or hiver 2010 remit à…

22 janvier 2010 at 14:21 (Frenchs d'or / Golden French Kiss Award)

Certains se font refaire le visage pour ressembler à Barbie, la poulette blonde et surfaite fait de plastique, pour ma part si j’avais vraiment à changer de visage je demanderais au chirurgien de ressembler à Paule Baillargeon : réalisatrice, actrice, scénariste québécoise et première récipiendaire du French d’or hiver 2010.   J’entends déjà le chirurgien me dire un bref : «Qui ça?».  C’est alors que je lui montrerais une photo de madame Baillargeon le visage serein, l’humanisme débordant de par sa force et sa sensibilité.  Oui, je désire ce visage, cette force de combattre, cette vitalité des idées, je désire ce visage féminin et révolutionnaire de notre cinématographie qui m’a bouleversée plus d’une fois, notamment dans le film d’Anne-Claire Poirier, Le temps d’avant (1975) ou par sa réalisation du Sexe des étoiles (1993) nommée aux Oscars dans la catégorie meilleur film étranger.  Je la trouve belle, vraiment belle cette récipiendaire de la plus haute distinction québécoise section cinéma : le prix Albert-Tessier en 2009.  Je remets donc ce premier French d’Or à Paule Baillargeon, pour son travail, mais aussi parce que c’est une réalisatrice, car il est temps que les femmes fassent plus leur place, qu’elles soient équitables ou non, afin de montrer notre point de vue, nos capacités, nos forces, nos faiblesses et nos idées sur le grand écran de la fiction.  Allez debout camarade chirurgien, donnez-moi la beauté Paule Baillargeon!

Bravo à la cinémathèque québécoise qui fait découvrir ou redécouvrir son œuvre jusqu’au mois de mars prochain.

Merci Madame Baillargeon et félicitations!  J’ai très hâte de voir votre prochain projet.

Informations

Paule Baillargeon, bref aperçu :

http://femfilm.ca/director_search.php?director=paule-baillargeon&lang=f

Prix du Québec (Albert-Tessier) 2009:

http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca/recherche/desclaureat.asp?noLaureat=409

Cinémathèque québécoise, horaire et informations :

http://www.cinematheque.qc.ca/

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Les Frenchs d’or: puisque frencher c’est aimer profondément et passionnément.

22 janvier 2010 at 14:13 (Frenchs d'or / Golden French Kiss Award)

Le French d’or est la plus haute distinction de gratitude d’Amenicart, pour cause de bienfaits reçus et remise virtuellement à un humain créateur qui a conquis le cœur de la belette cinéphile de par son humanisme, sa persévérance à créer ainsi que par son intégrité qui reflète l’importance de ne pas lâcher ses rêves et de continuer son chemin malgré l’arrogance de certains et l’indifférence des autres.  Ce prix sera remis chaque saison selon l’inspiration et le courant de création du moment.

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Rohmer restera en images. Rohmer restera un classique.

11 janvier 2010 at 16:20 (Hommages)

2010, tu commences à m’embêter car la mort se fait sauvage depuis ton début!

Éric Rohmer (4 avril 1920 – 11 janvier 2010) a quitté notre monde ce matin à l’âge vénérable de 89 ans (presque 90!).  Il restera un des grands cinéastes français, un critique cinéphile (Les Cahiers du cinéma sont en deuil!) et un classique dans son cinéma et par ses connaissances.  La nouvelle vague française voit partir un de ses cinéastes dont la carrière compte 24 films en 50 ans.

Voici quelques liens relatant sa vie et son œuvre :

IMDB :

http://www.imdb.com/name/nm0006445/

Journal Le Monde :

http://www.lemonde.fr/carnet/article/2010/01/11/mort-d-eric-rohmer-legende-du-cinema-francais_1290329_3382.html

Cyberpresse :

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/nouvelles/nouvelle-cinema/10464-eric-rohmer-meurt-a-89-ans.html

Marc-André Lussier (La Presse/Cyberpresse) :

http://blogues.cyberpresse.ca/moncinema/lussier/?p=1058

Réaction de Fabrice Luchini (alias MON Fabrice) :

http://fr.news.yahoo.com/78/20100111/tcu-fabrice-luchini-eric-rohmer-est-l-ho-54da62d.html

Autres réactions :

http://www.lemonde.fr/carnet/article/2010/01/11/eric-rohmer-a-ete-notre-createur_1290363_3382.html

Et puis Roger Ebert (grand critique états-uniens) lui rend hommage aussi en anglais:

http://rogerebert.suntimes.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20100111/PEOPLE/100119999

Mes condoléances aux amis et à la famille.

M. Rohmer allez rejoindre Truffaut en paix et bonne conversation!  Peut-être trouverez-vous également Howard Hawk et Alfred Hitchcock?

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Facebook quand tu nous liens…

9 janvier 2010 at 18:54 (Aventures parallèles)

et bien tu nous tiens.

http://www.facebook.com/pages/AmenicArt-Lendroit-et-lenvers-du-septieme-art/168240019078

Au plaisir!

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Lucky Luke : western boulette

9 janvier 2010 at 18:46 (Tac-tic critiques)

Lucky Luke

Réalisé par James Huth (Brice de Nice, 2007)

Scénarisé par James Huth, Jean Dujardin et Sonja Shillito d’après « Les aventures de Lucky Luke » de Morris et Goscinny.

Avec Jean Dujardin (Oss 117, Brice de Nice), Sylvie Testud (Stupeurs et tremblements, Le bonheur de Pierre), Alexandra Lamy (Un gars, une fille version française, Brice de Nice), Melvil Poupaud (Le temps qui reste, Un conte de Noël).

Sortie québécoise : 29 janvier 2010

Durée : 1h44

Bande-annonce

http://www.youtube.com/watch?v=yEusPNoCNqo&feature=related

Introduction

John « Lucky » Luke, héros du Far West, doit revenir à Daisy Town, sa ville natale, afin de mettre fin à la violence tenue par Pat Poker et son groupe de malfaiteurs qui y font la loi, à la demande du président.  Mais Pat Poker, ayant plusieurs tours dans son sac à cartes et à illusions, tentera d’éliminer Lucky Luke en employant Billy the Kid et autres bandits notoires.  Pour sa part, Lucky fera face à des remises en questions face à sa vie, ses amours et ses aventures, en compagnie de son compagnon Jolly Jumper ainsi que de son fameux colt qui lui permet de tirer plus vite que son ombre.  Également au programme Jesse James, Calamity Jane, Belle Starr (la mystérieuse amoureuse).  Pas de Dalton, pas de Rantanplan.

Alors que Steven Spielberg sortira Les aventures de Tintin: le secret de la licorne, en décembre 2011, James Huth s’attaque à un autre célèbre personnage franco-belge de la bande dessinée ce cher et valeureux Lucky Luke, cowboy du Far West livrant bataille, sans jamais rater ni ne tuer sa cible et interprété avec brio par Jean Dujardin qui ne sombre pas dans un cabotinage démesuré, mais qui se fait lécher intensément le corps devant et derrière par la caméra.  Commençant le film par l’enfance de Lucky Luke, car comme on le sait bien tout se joue dans l’enfance, Huth nous offre un film d’aventure bien remplie, autant par les personnages que les actions.  Se livrant à la façon des films récents sur les aventures d’Astérix et Obélix, c’est-à-dire remplis de clin d’œil  (découvrez comment se nomme la banque de Daisy Town) et d’hommages de toutes sortes dirigés par l’humour,  Lucky Luke est, du moins dans la première heure, un bon divertissement.   Par contre, vouloir en faire trop permet au spectateur de se perdre dans la bouillie et les répétitions à n’en plus finir par exemple Billy the Kid et son ego démesuré d’homme-enfant et Jesse James tentant d’être à toutes les scènes un acteur shakespearien, deviennent de moins en moins drôles plus le film avance, car on les voit venir de loin et ça fini par peser  lourd dans la balance.

Certains éléments du film et du scénario m’ont fait énormément penser au premier Batman (1989) de Tim Burton: le personnage de Pat Poker est proche de celle du Joker, l’acide en moins, l’enfance du héros ainsi que le décor de la scène de bataille finale.   Lucky Luke serait-il le Batman du Far West?  D’autre part, le film a rendu notre cowboy sexué et donc histoire d’amour voulant, Lucky Luke tombera sous le charme de Belle et lui fera également voir quelques étoiles en la frappant violemment en insistant sur le fait que « c’t’un vieux truc de famille», cette scène pourrait d’ailleurs en choquer quelques-unes tellement elle se veut gratuite (ouaip!), il ne manque pas Calamity Jane non plus tout en nous faisant remarquer qu’elle est un « drôle de mec cette fille ».  Un gros bémol aussi au niveau de la postproduction, il y a certains passages où répliques ne collent pas exactement aux lèvres et je ne parle pas de Belle chantant du Terez Montcalm (http://www.myspace.com/montcalmterez) qui d’ailleurs nous envoûte par sa voix chaude et particulière.

Note intéressante, restez jusqu’à la fin du générique et soyez attentif à celui-ci, car il est rempli de phrases intéressantes sur le tournage.

Les érudits y trouveront-ils leur compte?  C’est à vous de voir.

Suppléments d’information

Site officiel :

http://www.lucky-luke-le-film.com/

Entrevue avec  le réalisateur James Huth:

http://www.youtube.com/watch?v=BKbpVULhG3o

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Venez Twitter!

8 janvier 2010 at 20:10 (Aventures parallèles)

Je suis maintenant sur Twitter. Avec le même nom de code…amenicart.

http://twitter.com/amenicart

Au plaisir!

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Youth in Revolt: l’amour à bout de souffle.

8 janvier 2010 at 19:17 (Tac-tic critiques)

Youth in Revolt

Réalisé par Miguel Arteta (The Good Girl, 2002)

Scénarisé par Gustin Nash (Charlie Bartlett, 2007) et C.D. Payne d’après son roman Youth in Revolt : the Aventures of Nick Twist.

Avec Michael Cera (Juno, Arrested Development), Portia Doubleday, Steve Buscemi (Fargo, Ghost World), Justin Long (annonces de Mac.)

Sortie en salles québécoises : 8 janvier 2010

90 minutes en anglais seulement.

Introduction à l’histoire

Nick Twisp, adolescent sans grand charme et un peu brouillon auprès de la gent féminine de son école, désire connaître les joies de l’amour et du sexe.  C’est en tombant aveuglément amoureux de Sheeni Saunders, jolie blonde désinvolte en amour avec la culture française et ayant des parents remplis de principes religieux, qu’il devra changer sa façon d’agir et ainsi devenir plus frondeur pour conquérir la belle.

Bande-annonce du film

http://www.youtube.com/watch?v=J_xceUThJkc

Dans les années 80, le groupe du « Brat Pack » faisait son apparition.  Dans son nid, Émilio Estévez, Demi Moore, Molly Ringwald, Anthony Michael Hall, entre autres, offraient une vue sur une nouvelle génération en évolution, perdue et en questionnement par des films comme The Breakfast Club (1985), Sixteen Candle (1984), St.Elmo’s Fire (1985), Pretty in Pink (1986).  Dans les années 2000, a fait son entrée une même génération, mais vivant dans un monde numérique et  virtuel qui nous absorbe de plus en plus.  De cette génération Michael Cera, de par ces rôles dans Arrested Development, Superbad (2007) et Juno, en est devenu un point de repère au niveau de l’adolescent timide et reclus qui tente par tous les moyens de faire sa place, de se positionner dans un monde en révolution rapide.   Il fini toujours par être cool d’une façon ou d’une autre malgré sa timidité, c’est en s’affirmant par ce qu’il est qu’il devient, aux yeux de ceux qu’il veut capter le regard et l’amour, un héros en étant un anti héros.  Dans Youth in Revolt , Nick (Michael Cera) arrivera à ses fins en proposant un alter ego, François Dilliger, à la sauce Jean-Paul Belmondo, un jeune homme qui contrairement à lui, n’a pas peur d’être méchant et de sauter par-dessus les principes de la timidité et de la bien séance pour goûter enfin l’amour et le sexe.  C’est évidemment par cet alter ego que le personnage évolue et c’est également par cette touche que le film devient et intéressant et essoufflant, apportant ainsi une série de poursuites, à bout de souffle, pour arriver aux fins de Nick.

Ce que vous ne verrez pas dans la bande-annonce et qui donne beaucoup de charme et d’inventivité au film ce sont des insertions d’animation visuelle assez charmantes caractérisant le monde de l’adolescence de plain-pied et appelant à l’imaginaire comme réforme d’approche à la vie et à la réalité.  De plus, le scénario offre somme toute de bons échanges entre les personnages et quelques répliques sympathiques ou hilarantes.  Les acteurs de leur côté sont actifs dans leur jeu et même si quelques fois caricaturaux (je pense ici surtout aux parents et à leurs relations amoureuses) ils gardent une énergie qui permet de garder notre attention sur le film la plupart du temps.  Mention honorifique ici pour un film états-unien, il y a plusieurs références aux cinémas internationales et ça c’est pas mal!  Bref, un film sympathique pour les adolescents, les adultes encore jeunes de cœur et les admirateurs de Michael Cera.

Supplément d’information

Plus de détails sur le personnage de Nick Twisp et les livres concernant le personnage :

http://www.nicktwisp.com/

En anglais seulement.

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Mon Francis.

4 janvier 2010 at 15:16 (Hommages)

La nostalgie de fin d’année et maintenant de début d’année me donne envie de rendre hommage à ce grand réalisateur dont l’essor nouveau de son œuvre récente est sous-estimé.  Très peu de critiques, à part la revue des Cahiers du cinéma, ont mis son dernier film « Tetro » sur leurs listes des meilleurs films de l’année 2009.  Les Cahiers du cinéma l’ont également mis en couverture et j’en suis ravie, car ce cinéaste fait depuis quelque temps les films qu’il aurait voulu faire dans sa jeunesse avec une complète liberté.  Vous imaginez?!!?  C’est extraordinaire et ça mérite d’être louangé!

Ma première rencontre avec Coppola fut au début des années 90 alors que passait à la télévision le film « Tucker, un homme et son rêve » avec Jeff Bridges, Christian Slater, Martin Landau, etc.  Ce film m’a sonnée, oui littéralement et malgré sa simplicité le film m’a accrochée à remarquer un réalisateur pour la première fois de ma jeune vie.  C’est à cet instant que je suis complètement devenu gaga de Francis Ford Coppola. Bien sûr s’en suivit Bram Stoker’s Dracula et ensuite, un peu plus tard et pour faire durer le plaisir de le découvrir, j’ai loué la plupart de ces grandes œuvres.  Apocalyspe Now reste une aventure cinématographique pure en tant qu’œuvre, mais aussi en tant que travail, difficultés et risques.   Le documentaire sur le tournage intitulé « Hearts of Darkness : A Filmmaker’s Apocalypse » (1991) est une totale merveille.  Un réel tour de force à plusieurs niveaux.

Afin de vous faire partager sa sagesse, voici un lien qui vous permettra de voir et t’entendre des moments de la classe de maître qu’il a donné à Montparnasse en novembre dernier dû à la sortie de son dernier opus : Tetro.

http://www.fnaclive.com/videos/list/tag/4207

En passant, pour ceux qui aiment manger et boire en plus d’aimer le cinéma et de vénérer Coppola, voici un autre lien qui vous donnera accès à une autre dimension de Coppola, son vignoble et ses restaurants (à San Francisco entre autres). En anglais seulement et pour commander et bien dommage, si vous ne restez pas ou ne connaissez pas quelqu’un qui vit aux États-Unis:

http://www.ffcpresents.com/

Bon appétit chers cinéphiles!

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