10 septembre, jour 2: le vrai monde.

11 septembre 2010 at 23:10 (TIFF 10)

Ouf, levé plus difficile aujourd’hui.

Erotic Man de Jorgen Leth.  Producteur créatif : Lars von Trier (Ben ‘gard donc!) Pays : Danemark

Si vous avez vu le film de Lars von Trier : The Five Obstructions, vous avez déjà vu Jorgen Leth. Réalisateur très connu au Danemark, il propose ici (désolée d’être aussi primaire, mais ce film m’a mise en maudit!) un film sur un vieux pervers qui aime jouir du corps de la jeune fille en fleur et qui désire la monter pour mieux la manipuler et la faire sienne. Je dois mentionner que, contrairement à plusieurs membres de la presse, j’ai enduré le film pendant plus d’une heure. C’est un film de 90 minutes. Je suis partie après la scène porno. Pas érotique M. Leth… Porno voyeur, pas érotique. Voilà. Je n’en écrirai pas plus, je suis trop en colère.

http://tiff.net/filmsandschedules/tiff/2010/eroticman

Jack Goes Boating de Philip Seymour Hoffman,  Pays : E.-U.

http://tiff.net/filmsandschedules/tiff/2010/jackgoesboating

http://www.labtheater.org/

Je suis une très grande fan de Philip Seymour Hoffman. Je trouve que c’est un des acteurs les plus intelligents de sa génération et le fait qu’il ait commencé par le théâtre et que cette passion soit toujours vivante, me réjouis. Le film est adapté d’une pièce de théâtre que j’avais vu il y a quelques années, moi qui suis admiratrice à fond la caisse de la troupe new-yorkaise : The Labyrinth Theater Company dont Hoffman fait partie. Une adaptation, c’est toujours délicat. Cette fois, j’ai été charmée.

Ça m’a toujours fait rire de voir mes amis en couple pousser leurs ami(e)s célibataires à rencontrer, alors qu’être en couple s’est loin de toujours être rose. Comme si être malheureux en couple, c’était toujours mieux que d’être seul et heureux. Je n’ai jamais compris. Confrontation d’un couple blessé qui joue à cupidon avec deux êtres apeurés et blessés par l’amour.

Interprété par la sensibilité qu’on lui connaît, Hoffman nous offre de belles trouvailles dans cette première réalisation cinématographique. Ils aiment les acteurs, ils les montrent à leurs meilleurs. Amy Ryan (Gone Baby Gone), John Ortiz (membre fondateur du LAB. qui avait joué dans Two Lovers de James Gray, mais celui-ci à décider d’éliminer le personnage du meilleur ami de Leonard (Joaquin Phoenix) car il voulait rendre le Leonard plus solitaire. Le pas fin!) et Daphne Rubin-Vega. Un « cameo » de Stephen Adly Guirgis, un écrivain de théâtre de la troupe, m’a fait chaud au cœur, je l’adore! Un film qui replace l’amour dans la bonne voie. Vive NY.

« Everything is ruined. Everything is fucked up. But we can get by this. »

« I know you’d be good. » « I am for you. »

Que dire de plus?

Curling de Denis Côté,   Pays : Québec

http://tiff.net/filmsandschedules/tiff/2010/curling

Gagnant du Léopard d’or et du prix d’interprétation masculine au dernier festival de Locarno, le dernier film de Denis Côté est. Oui, il est. Il regarde la solitude, il vit de peur, il piste une sortie de secours, il est et il prend le temps de l’être.

How To Start Your Own Country de Jody Shapiro,  Pays : Québec/Canada

http://tiff.net/filmsandschedules/tiff/2010/howtostartyourowncou

Les micros nations sont plus répandus que l’on peut le penser. Voyage dans la pensée des gens qui en ont créé. Qu’est-ce que ça prend pour être reconnu comme pays? Peut-on décider de créer un pays avec une poignée d’humains pour des raisons anecdotiques? Une odyssée du côté du fascinant comme du ridicule.

Biutiful de Alejandro Gonzalez Inarritu, Pays : Espagne, Mexique

http://tiff.net/filmsandschedules/tiff/2010/biutiful

http://www.biutifulofficiel.com/

Un des films les plus attendus à Cannes cette année. Le réalisateur de Babel reste dans les thèmes qui lui sont chers : la communication, la rédemption, la mort. Javier Bardem y est à couper le souffle. Un peu long parfois. Une finale émouvante et belle. Un film dure et tendre à la fois. L’humanité du vrai monde.

Finir avec la vue des charmes de Javier Bardem, c’est finir en beauté un journée!

Ma journée se résumerait donc comme suit :

Le vrai monde est pervers.

Le vrai monde aime.

Le vrai monde a peur et s’isole.

Le vrai monde est curieux et fascinant.

Le vrai monde meurt.

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