Lecteurs, lectrices? Mes hommages!

10 mai 2011 at 06:56 (Cannes 11)

Cette première incursion dans mon aventure cannoise est dédiée à la personne qui est, à la base, responsable de ce périple. Elle a les mêmes initiales que Brigitte Bardot, mais détrompez-vous  c’est une femme qui n’a pas sa blondeur. Il y a plus de dix ans que je connais Mme B. et c’est quelqu’un que j’ai toujours beaucoup admiré. À 20 ans, je rêvais d’avoir sa force, à plus de 30 ans j’espère avoir sa verve à 40 et son air de jeunesse! Bien que nous nous donnions rendez-vous que trop peu souvent puisque nous sommes rarement dans la même ville, la revoir est toujours un plaisir.

Alors voilà, ma très chère B., tu m’es précieuse et puisque c’est grâce à toi si je peux réaliser le rêve d’être en corps, en esprit et en frénésie au plus légendaire des festivals de cinéma, je te dédie, bien humblement, mon périple et j’en profite pour te dire encore une fois un grand MERCI!!

Faut bien se rendre…

 

Je m’étais juré de ne jamais embarquer sur les ailes de KLM. Mais il ne faut jamais dire jamais. Le dicton s’avère exact. Trop de fois, je me suis fait chier et humilier à servir leurs arrogantes hôtesses de l’air alors que je travaillais pour le défunt Aéroport de Mirabel. Évidemment, lorsque les rôles sont inversés, la donne change.

Je déteste prendre l’avion, mais je crois que j’y prends goût pour une première fois. D’une manière un peu spéciale puisque j’étais coincée entre une grosse femme qui prenait énormément de place et ne cessait de me donner des coups de coude et un jeune français qui sentait le swing. J’ai pas vraiment dormi, mais j’ai aimé mon expérience. Un point pour moi. Surtout quand on survolait l’Irlande, que je n’ai malheureusement pas vue puisque je n’étais pas cerbère du hublot, mais c’est ce qui était indiqué sur l’écran tactile. L’Irlande! Mon périple au dessus des terres irlandaises de Dublin, Belfast et toutes les petites villes à moutons et champs à perte de vue fut, dans ma tête, délicieux. J’ai donc pensé à mon ami Bear, qui y sera dès mercredi, le chanceux!

Avec KLM, on passe par Amsterdam, la magnifique. Mon séjour a été de très courte durée puisque mon vol pour Nice décollait une heure plus tard. Le stress total, pas de moulin, pas de foule à bicyclette s’en allant travailler, seulement quelques cours d’eau et des arbres joliment alignés en bordure de l’aéroport. On sort tout endolori d’un vol de 6 heures, les yeux dans la graisse de bines, on est dans un nouvel endroit, je ne comprends rien des aéroports, ça parle le néerlandais (très sexy comme langue), que j’ai pu décoder un peu, ça prend 22 minutes pour se rendre à l’autre terminal sans compter les douanes, j’ai dû vider ma gourde d’eau, je me suis fait inspecter le body et j’ai recouru vers la bonne section. Et là…

On se raccroche bien à ce que l’on peut dans la vie. Pour ma part, je cherche toujours le signe qui me permettra de relaxer. Le signe familier qui me permettra de comprendre que tout est OK, que je suis sur le bon chemin. Souvent, y’a d’la musique là-dedans. Du R.E.M., par exemple. À l’aéroport de Montréal, c’était la mention Moeder Teresa sur le devant de l’avion. Wow, Mère Térèsa, le jour de la fête des Mères. Y’a pas plus positif comme signe, elle a aidé tellement de vies, c’est sûr que j’étais en sécurité. À l’aéroport Schiphol d’Amsterdam, je suis entrée en collision (non, je ne change pas mes bonnes habitudes de collision!) avec le sosie du chanteur Michael Stipe. Je suis restée le souffle coupé avant de comprendre que ce n’était pas lui. Toute en sueur, je lui ai fait le plus beau des sourires avant de reprendre mon souffle et ma course vers un autobus qui nous amenait à l’avion. Bonjour Amsterdam, pays de grands talents, de peintres formidables! Une petite pensée pour le réalisateur Théo Van Gogh assassinée quelques années plus tôt, pour sa volonté de questionner. C’est d’ailleurs le nom de mon ordinateur, en son honneur.

Le pilote a annoncé, avec une voix semblable à celle d’Anthony Hopkins version hollandaise, notre survole de Bruxelles, Berlin, et autres villes Européennes connues. Je les ai toutes ratées, trop épuisée. J’ai dormi durant quelques minutes bien profondément avant de me faire réveiller par l’hôtesse de l’air qui me présentait un sandwich. J’ai juste eu le temps de faire un signe de tête en guise d’acquiescement avant qu’elle me le mette presque en bouche.

Le pilote a annoncé, plus tard, le Mont Blanc. C’était d’une beauté innommable, un champ de neige avec l’épaisseur de la crème fouettée où des montagnes noir plomb surgissaient comme des pointes de chocolat noir. Ensuite, l’arrivée à Nice. Bord de mer, atterrissage tout en douceur, chaleur agréable et palmiers volonté. J’étais crevée, mais prête à l’aventure. Autobus jusqu’au centre de la croisette. Là, c’était trop et j’étais en avance donc je me suis assisse à regarder les bateaux accostés. Ça fourmille de monde, c’était prenant. Je me suis alors questionnée sur le fait que certains disent que Toronto est devenu LE plus gros festival de films, devançant le légendaire festival cannois. Et bien, c’est faux. Je peux le dire en toute impartialité, puisque de un, le festival n’est même pas commencé et j’ai toute de suite sentie la frénésie, la fête, la richesse, le plus des plages, du charme français (les Torontois sont plus courtois que les Québécois, selon moi, mais ça ne bat pas le charme français des Cannois). De deux, la richesse innommable présente à Cannes, la beauté des paysages, la liberté des habitants, la frénésie des automobilistes et des shooters, battent à pleine couture la passion cinéma qui se dégage du TIFF. Encore une fois, je le mentionne, le festival n’est pas encore commencé… D’ailleurs, en parlant au chauffeur de taxi qui m’amenait à l’immeuble où j’allais habiter, m’a mentionné que c’était complètement l’enfer durant le festival. C’était la fête perpétuelle pendant deux semaines complètement folles. Je n’en doute pas une seconde, même un ver de terre pourrait sentir la frénésie de l’endroit tellement c’est électrique.

Rencontre avec ma charmante nouvelle propriétaire. Paiement du logement. OUTCH! Je me suis dit que je n’allais pas dormir tout de suite. Dès le départ de Montréal, j’avais changé mon heure partout. Je voulais le moins possible souffrir du décalage. Je suis donc sortie explorer la plage, située à 200 mètres de l’appartement qui gît au-dessus d’une boulangerie. Je n’ai qu’une chose à dire : OSTIE QUE C’EST BEAU!!!! Paradisiaque et premier coup de soleil en plein visage depuis un bon bout. J’ai marché pendant au moins 1h30, j’ai été au palais, là où les premières ont lieu avec la fameuse montée des marches et le tapis rouge cardinal. J’ai pris quelques photos, je me suis aperçue que ma carte d’appel prépayée ne pouvait faire d’appels à l’étranger et que la clé Internet 3G que mon nouveau proprio m’a léguée demandait un numéro et que celui-ci ne se souvenait plus du code. Du coup, je n’ai pu aller sur Internet pour envoyer des messages où téléphoner à des amis ou pour le travail. Celle-là, je ne la trouve pas drôle… J’espère que ça s’arrangera… C’est le seul gros bémol.

Sieste vers 18h00. Je croyais avoir dormi au moins 6 heures, mais finalement ma montre m’indiquait 19h30. Une autre promenade sur le bord de la plage pour manger mon premier vrai repas de la journée avec le soleil couchant, le vent qui te caresse la peau comme un amoureux attentionné, des palmiers qui font la grosse vie, entourés de sable, d’eau et de gens festifs.

Un couché tôt, un réveil. Je croyais qu’il était environ 6h00 du matin, il était minuit trente. Grosse déception, le décalage fait son entrée. C’est pourquoi j’ai pu écrire autant. Il est 2h28 et le sommeil me rattrape, mais avant qu’il m’apporte de nouveau en contrée de détente profonde, je tiens à remercier mon amie Chérisse d’avoir été mon Valium et d’être venue me reconduire à l’aéroport. Sans toi, je serai encore en train de chercher le bon piton de l’ascenseur pour monter à l’étage des départs… MERCI!! Merci aussi à Mignonne d’être venue me faire la bise! J’ai été très choyée par vous, merci encore!

Le potin du jour : Karl Langerfeld, que je déteste particulièrement, a remodelé le design de 3 nouvelles bouteilles de la marque Coca-Cola light. C’est rose, très féminin et la publicité à dû coûter les yeux d’la tête puisqu’elle est juste en face du Palais des festivals.

Est-ce que je vous l’ai dit? OSTIE QUE C’EST BEAU CANNES!! Ne lier pas ma mention potin au fait que c’est beau s.v.p. Merci, bonne nuit.

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Un commentaire

  1. Chérisse said,

    Allo ma chérisse! Gros matin de retrouvailles web, ça fait plaisir! Bien heureuse de ton insomnie, ça porte fruit. J’aime bien ta plume… t’es drôle. Me semble que je t’imagnie tout sourire dans ce Canne légendaire.
    Lâches-moé ça le décalage et pis, profites bien du soleil, des palmiers, des vedettes, de la bouffe, des français pis des bureaux de poste! ;p
    Bisous
    PS : La chanson du jour, bohémian Rhapsodie

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