Cannes jour 4, Festival jour 2: 1 chef d’oeuvre, déjà.

12 mai 2011 at 11:54 (Cannes 11)

Des frissons devant l’excellence!

 

Jusqu’où iriez-vous pour votre enfant si celui-ci commettait un irréparable carnage sans avoir de remords? Comment serait votre vie? Comment feriez-vous face à la situation, au jugement des autres? Comment feriez-vous pour survivre? Serait-ce de votre faute? Est-ce que votre comportement avec lui aurait à jouer dans la suite des choses? Et si vous étiez sa femme, celle qui l’a porté, mais qui ne le voulait pas vraiment?

Il y a de cela un bon moment, j’avais entendu la critique du livre We Need to Talk About Kevin de la romancière étasunienne Lionel Shriver avec la jolie voix de René Homier-Roy (que j’aime d’un amour pur, doux et simple… et il sent bon en plus…). Il était eeexxxccceesssiivveeement sous le charme du livre. Un livre puissant selon lui. J’avais gardé le nom en tête.

Digression : Oui, c’est une écrivaine et elle s’appelle Lionel. Pourquoi? Parce que son vrai nom est Margaret Ann Shriver et qu’elle a changé son nom durant l’adolescence, car elle croyait que la vie serait plus facile avec un nom masculin. Poursuivons maintenant…

Ce matin, j’allais donc voir l’adaptation cinématographique de la réalisatrice Lynne Ramsay. Je croyais ne pas la connaître, mais en faisant mes recherches, je me suis aperçue que c’est la réalisatrice de Morvern Callar qui avait eu un certain succès au début des années 2000.

La présentation avait lieu au Grand Théâtre Lumière. LE théâtre des premières. Là où LE tapis rouge est installé. Des poils de bras dressés (si mes cheveux n’avaient pas été attachés, j’aurais eu le plus beau des mohawks!), j’ai monté les célèbres marches cannoises. Le nombre de légendes ayant fait de même est hallucinant, j’ai marché sur les pas de mes idoles, j’ai frôlé le nirvana de l’élégance cinématographique et tout en haut, je me suis arrêtée, je me suis retournée et j’ai regardé la vue la gorge nouée par l’émotion. J’ai pas manqué le moment présent, je l’ai respiré à plein poumon, je lui ai souri à pleines lèvres crémées d’un baume à la pomme grenade. La classe en pantalon court et en chemise de tous les jours!

« Mesdames, Messieurs, veuillez gagner vos places, la séance va commencer! » Pendant l’heure cinquante qui a suivi, j’ai vu un film d’exception, une interprétation d’exception (Tilda Swinton), un scénario qui hante, des regards qui brûlent, une histoire qui détruit en apprenant à ce reconstruire. La dernière fois que j’ai eu un visage muet et aussi bouche bée après une représentation, c’était Magnolia de Paul Thomas Anderson ou alors la plupart des films de Von Trier.  Si la réalisatrice avait été là, je lui aurais sauté au corps pour la frencher! J’en reviens pas encore. C’est un film très maîtrisé qui allie sensibilité, discrétion et présence des sens, horreur et tendresse ainsi qu’un suspense dramatique soutenu. Si jamais Tilda Swinton ne gagne pas la palme de la meilleure interprète féminine, je crierai SCANDALE à pleins poumons! Lynne Ramsay mérite également des honneurs pour la réalisation. La découverte du film reste le jeune Ezra Miller qui en un regard vous glacera le sang, dans le rôle de Kevin adolescent. Un excellent film, une œuvre majeure. C’était le meilleur film que je pouvais voir en premier dans cette salle mythique.

Soyons fous!

 

Il y a de ces réalisateurs qui font en sortent qu’on ne peut voir d’autres œuvres après les leurs de peur que notre jugement soit brimé. Lynne Ramsay étant maintenant de cette catégorie, j’ai failli ne pas aller voir Restless de Gus Van Sant, qui ouvrait la section Un certain regard. Mais je me suis secouée un peu.

Charmant film. Histoire d’amour entre un jeune homme perturbé par la mort de ses parents et une jeune fille en phase terminale d’un cancer. Jeunes fous dans les bras de l’amour à court terme. Tout est à jouer, rien n’est à perdre, sauf l’un et l’autre. Vraiment charmant. Évidemment, c’est pas la première fois qu’on entend ce scénario, mais Van Sant est tellement bon pour filmer la folle jeunesse! Un Harold et Maude version ados. Un excellent film de sortie amoureuse. Le seul bémol, j’avais encore mon premier film en tête et dans le corps.

 

Attendre pour rien

La conférence de presse pour le film Restless devait se faire à 15h00. J’ai donc pris du temps pour écrire et faire quelques trucs urgents que je tardais de faire. J’ai donc appris vers 14 h 40 que la conférence était reportée au lendemain. Aucune idée pourquoi, personne ne semblait savoir. Eh ben! Probablement qu’ils ne sont pas tout arrivés.

Courrier

Quand tu es journaliste et que tu vas dans un festival de film avec cette fonction, tu as droit à un casier où est déposé chaque jour des programmes et publicité de toutes sortes. Pour nous renseigner et nous charmer à la fois. Chaque année, je rapporte au moins 15 livres de paperasse. C’est pas des blagues! J’ai quand même payé un supplément de 50$ au dernier TIFF pour excès de bagages et c’est pas à cause des deux t-shirts que j’avais acheté. Cette fois, je ne sais pas comment je vais faire pour tout garder. Ça fait juste 2 jours que le festival est commencé et j’ai déjà une pile impressionnante de magazine, de papiers, de dossier de presse. Là-dessus, je n’inclus pas le fait que mon appartement n’a plus de place pour ce genre de truc. Je crois que je vais en envoyer par la poste d’ici pour m’aider… Si vous avez un meilleur conseil, n’hésitez pas!

Conclusion live!

Ce soir, mon topo radio sera  en direct de Cannes! Mes chers animateurs de La Swompe, ainsi que leurs auditeurs, seront gâtés rare! Après trois ans de couverture du TIFF à CISM, je suis très heureuse d’être leur première journaliste envoyée à Cannes. C’est ma façon de célébrer les 20 ans de la station. La marge à Cannes. WOW!!

Bon, je dois préparer plein de trucs et aller voir si je peux foncer dans des vedettes sur la plage.

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Un commentaire

  1. Chérisse said,

    Heille, bon ensablage de vedettes et pis pour le surplus de baggage… poste, poste et poste…
    Je t’aime.
    Chérisse!

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