Il était une fois… 11 fois.

6 septembre 2011 at 09:45 (TIFF 11)

En route vers la ville canadienne de tous les délices cinématographiques de fin d’été pour la onzième fois. Je me demande ce qui est différent. De un, je suis moins nerveuse qu’à l’habitude et deux, je n’ai pas vu d’araignée ce matin. Est-ce un bon ou un mauvais signe, je n’en sais rien, mais j’ai le temps d’y penser puisque la route sera longue. J’ai oublié de la lecture et écrire en autobus pourrait me coûter cher de chiro si je le fais tout le long du voyage.

J’ai pensé qu’après toutes ces années à me taper le TIFF, je serai en mesure de me donner un nouveau défi. Je le trouverai bien en route. Tant de réflexion à faire en regardant les conifères.

Une chose est sûre… mon horaire « tiffien » est toujours aussi tortueux à faire (même si Cannes m’a aidée à faire de l’espace pour d’autres films) et j’ai une faim de louve en voyant la programmation (hommage au FNC ici).

Couverture

Cette année, je ferai la couverture du TIFF pour deux émissions à CISM 89,3FM, soit La Swompe (le jeudi de 16h à 18h avec Éric et Mathieu) et Les méconnus (le mercredi de 10h30 à 12h00 avec Mélissa) ainsi que dans le magazine Échos Vedettes (LE magazine de VOS vedettes ;0) avec l’accord de ma patronne préférée et de mon Normand… préféré aussi. Merci patronne, merci Normand!

Je serai donc, comme lors du Festival de Cannes… bipolaire durant deux semaines. Couverture de gauche et couverture de droite. Ouf!

Voici quelques points méconnus du travail de journaliste durant un festival de films alors qu’on est une personne intense dans sa passion pour le 7e art :

  • Impossible de tout voir. Ça fait 15 ans que je parcours les festivals de films et ça ne me rentre pas dans la tête… JE VEUX TOUT VOIR! Même si tout le monde dit que le film est mauvais, je persiste à vouloir en faire ma propre critique. Cette année encore…
  • Impossible de tout faire. Ça aussi j’ai beaucoup de difficulté à le digérer. Quand tu as des échéances au niveau de la remise des textes, en plus de la recherche, de l’écriture, de la préparation des topos radio, des entrevues à monter, etc., et qu’en contrepartie la programmation comporte plus de 300 films, qu’il y a des tapis rouges à couvrir, des panels, des classes de maîtres (cette année c’est Coppola, mon préféré, pensez-vous vraiment que je vais rater ça?!) de la lecture de mag., des suivies, des entrevues, des rencontres, des délais, de l’attente, des courses contre la montre, des dodos à faire, de la nourriture à avaler pour rester vivant. C’est à devenir fou! Certains pensent que c’est « glamour » et bien détrompez-vous, c’est plutôt un sport olympien pas encore reconnu. On n’a pas de médaille à la fin. La seule récompense est de transmettre l’expérience vécue et delà on monte un échelon à la fois en regardant Roger Ebert qui nous salut du haut de la tour.
  • C’est normal de se taper une déprime en milieu de festival. Une grosse déprime d’une journée, voir quelques heures, où l’on n’en peut plus. Notre cerveau part en grève, nos yeux sont brûlés, notre corps nous hait, on en perd notre bronzage et quelques livres. On s’en fou de rater le prochain gros hit indépendant dont tout le monde parle, la bombe qui va révolutionner le cinéma. Le film écrit par Kubrick avant sa mort, réalisé par 18 réalisateurs parmi les plus grands et produit par Christine Vachon, Ted Hope (je les aime…), George Lucas et F.F. Coppola, qui ne sera présenté qu’une seule fois et qui dure 15 minutes. On s’en fout, on veut juste rentrer chez les sœurs cloîtrées et ne plus en sortir pendant 1 journée complète… ou presque. Habituellement, ça m’arrive les mercredis. J’appréhende donc le mercredi de la semaine prochaine comme une date à contourner.

 

Malgré tout ça, j’adore faire partie du tourbillon, surtout avec la liberté que j’ai de la part des médias pour lesquels je couvre. J’adore faire partager mon expérience sensorielle à ceux qui n’ont pas la chance ni le privilège d’y être. Oui, c’est un grand privilège, une passion intense et oui… je suis masso. Masso de festivals de films à n’en perdre ma santé mentale.  C’est plus fort que moi, c’est de la nourriture pour l’âme.

Bon, fini les niaiseries, je dois revoir mon deuxième horaire, espérer une entrevue avec Philip Seymour Hoffman, relaxer avant de vivre LA bête, arrêter de penser à mes finances et tenter de respirer convenablement.

Mais avant…

 Voici une partie des films que j’aimerais beaucoup, énormément, à la folie… voir durant mon périple (en fait, je ne pars pas du TIFF sans les voir…) :

  • Moneyball de Bennett Miller (Capote) avec Brad Pitt. On m’a dit que le livre était génial et ça fait longtemps que je n’ai pas vu de bons films sur le baseball. M’ennuie de Kevin Costner…
  • Ides of March de et avec George Clooney. Film d’ouverture du Festival de Venise sur les dessous de la politique. Clooney est un bon réalisateur et un homme intelligent. J’ai hâte de voir.
  • Pina de Win Wenders. Film 3D intelligent sur la vie et en hommage à la chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch, malheureusement décédée en production du projet. Pis c’est Wenders…
  • L’Apollonide: Souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello. Je voulais le voir à Cannes, je ne l’ai pas vu. Ma chance de me reprendre et de savoir si j’en dirai autant de bien que certains compagnons.
  • A Dangerous Method de David Cronenberg. Sur le triangle amoureux entre les psychanalystes Freud, Jung et une jeune patiente. Film hyper attendu, réalisateur incroyable et histoire intrigante avec personnages ne manquants pas de punch.
  • Descendants d’Alexander Payne. Encore George et le dernier film de Payne remonte à 2004 avec Sideways.
  • Twixt de F.F. Coppola. Le nom du réalisateur en dit déjà beaucoup.
  • Pink Ribbons, INC. De Léa Pool. Documentaire sur l’argent récolté pour la cause du cancer du sein. Où va-t-elle? Ah ha! Telle est la question.
  • Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau. J’ai vu la pièce d’Évelyne de la Chenelière, je veux voir l’adaptation de Falardeau.
  • Shame de Steve McQueen. Après Hunger, je suis prête pour Shame, j’en peux plus d’attendre!!
  • Nuit #1  d’Anne Émond. J’aime ses courts métrages, j’ai hâte de voir son premier long.
  • Dark Horse  de Todd Solondz. Je l’adore ce mec!
  • Poulet aux prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud. Rien ne me fera rater le film suivant Persépolis… Rien, sauf une grosse, grosse déprime… Mais je le vois samedi… Hé hé !
  • Funny Man de Martin Zandvliet. J’adore le cinéma danois et ce film raconte l’histoire d’un de leurs plus grands acteurs comiques : Dirch Passer. Je ne peux pas manquer ça!
  • W.E.  de Madonna. Je suis curieuse.
  • Café de flore de Jean-Marc Vallée. Je pourrais le voir au Québec, mais sté j’espère le voir à Toronto pour l’ambiance.
  • Take this Waltz de Sarah Polley. Avec Away From Her, elle s’est imposée comme une réalisatrice d’une grande sensibilité, je peux pas manquer son deuxième et en plus dans sa ville natale.

Bon on arrive à la pause Kingston. Je m’arrête et reviendrai.

À moi le monde… sur grand écran!!!!

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2 commentaires

  1. Chérisse said,

    Yé ma championne! Yé, yé et re-yé!!! Bon festival ma chérisse.

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