Pas de panique les barniks!

10 septembre 2011 at 20:11 (TIFF 11)

Cette année, j’ai pris la décision de suivre mon instinct. Peu importe si je suis pour manquer un film important, si mon instinct me dit d’arrêter, c’est ce que je ferai. L’âge commence donc à me faire sage… ou presque.

Déjà la troisième journée de festival, le temps passe tellement vite. J’en peux plus de cette phrase : Le temps passe vite, tout va vite…. Vite, vite, vite, 8888… Pourtant, ça résume bien les deux dernières journées.

Première prise!

Ma première journée de festival a contenu 8 films. Oui, je suis cinglée. Huit films dont trois courts métrages. Huit films, c’est un record complet, surtout que je n’ai pas eu envie de me tirer une balle à la fin de ma journée. Au contraire, j’étais plutôt assez énergique.

Voici un compte-rendu de l’ouverture du festival :

Le premier film, Beauty d’Oliver Hermanus (coproduction France-Afrique du sud), m’a fait rencontrer l’oncle François. D’abord assez sympathique, j’ai appris qu’il cachait un secret assez lourd à porter. Père de famille et homme d’affaires bien établi, il en crève pour l’ami de cœur de sa fille. N’allez pas dire à oncle François qu’il est homosexuel. Oh non! Il est juste… fortement attiré par les hommes sans que personne ne le sache. Le film aurait dû s’intituler : Obsession. Ça aurait été plus juste, puisqu’une scène assez violente à enlever toute la beauté à l’oncle et l’a transformé en bête. L’obsession et ses délires. Un film assez troublant et juste dans le ton.

Ensuite, j’ai été à la librairie média où j’ai regardé les trois courts métrages suivants :

ORA de Philippe Baylaucq, une suggestion de mon amie CathIn. Excellente suggestion d’ailleurs! Produit par l’ONF et chorégraphié par José Navras, on fait un trip visuel intense en suivant des corps lumineux en mouvement, dansant dans une splendeur transcendante.

Après avoir dansé, il faut se rassasier. J’ai donc regardé We Ate the Children Last de Andrew Cividino tiré d’une histoire de Yann Martel. Rempli d’humour, Bill, l’homme qui nous accueille à l’entrée de la librairie m’a regardé d’un drôle d’air. « Inquiète-toi pas Bill, s’il mange vraiment des enfants, je vais hurler, pleurer  et vomir en sortant à toute vitesse, tu en seras avertie. » Pas une fan des films d’horreur… C’était pas un film d’horreur, mais un brin fantastique où les humains se font faire des transplantations d’organe de cochon pour éviter d’être malade et commencent à avoir des réactions bizarres comme vouloir tout manger. Très drôle et bien réalisé.

Pour finir, j’ai choisi Le surveillant de Yan Giroux où un jeune devient surveillant dans un parc et ce fait écœurer par des bums. Apparition de Martin Dubreuil, qui est vraiment un acteur formidable. La tension est stable tout le long du film, mais rien de spectaculaire. Belle direction photo.

Pour mon retour vers le long métrage, j’ai vu Brad Pitt recruter Jonah Hill pour recréer une meilleure équipe de baseball dans Moneyball de Bennett Miller (Capote). Je ne suis pas une fan de baseball, mais de films de baseball. Je ne sais pas pourquoi, ça doit avoir un lien avec la magie du sport. J’ai adoré le film, j’aimerais lire le livre. Brad fait par contre encore du Brando avec sa mâchoire, faudrait qu’on lui dise avant que je commence à penser que Brando fait du Pitt-Pitt! Hé Hé !

Ensuite, j’ai vu les dessous de la politique avec George Clooney dans The Ides of March. Un film moyen avec une tonne d’acteurs incroyables. OK, un quart de tonne d’acteurs, c’est vrai qu’il y a beaucoup d’acteurs… Le plaisir de ce film est que je l’ai vu avec mon ami Peter que j’ai rencontré par hasard. Peter a connu Fellini alors qu’il étudiait le cinéma en Italie. Il connaît tout le monde à Toronto. Il est vraiment riche en anecdotes incroyables. Il a fait ma journée. Je l’adore !

Le très anticipé Pina de Win Wenders à toucher ma rétine et a fait danser mon corps de plaisir. Hommage à Pina Bausch, la célèbre chorégraphe allemande décédée peu de temps avant le début du tournage. Sa troupe a convaincu Wenders de faire le film quand même. Avec mes doubles lunettes sur le nez, par ce que le film est en 3D, j’ai été fascinée pas la beauté, l’énergie, la paix et l’amour qui se dégagent de chaque chorégraphie. Un magnifique film pour les amoureux de la danse.

Pour finir, Play de Ruben Östlund (coproduction Suède, France, Danemark). Un joueur important dans les nouveaux talents suédois. Film très fort qui porte un questionnement sur la perception des immigrants. Basé sur une histoire vraie où un groupe de jeunes noires emmenaient de jeunes blancs à faire tout ce qu’ils voulaient. Filmé en plans fixes, on n’en revient pas de voir à quel point personne ne réagit face aux malheurs des autres. J’adore le cinéma scandinave, J’ADORE !!

Retour à la maison. J’ai ouvert la porte, mis mon cadran, enlevé mes vêtements, enfilé d’autres vêtements, éteint la lumière et je n’ai même pas eu le temps de m’allonger sur le lit que je dormais déjà. Excellente première journée, mais si mes yeux veulent me tuer ! Une chance qu’ils sont trop fatigués pour le faire… J’aime pas les films d’horreur.

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