Rien n’arrive pour rien…

14 septembre 2011 at 07:29 (TIFF 11)

Y’a de ces journées qui nous font aimer et espérer les bonnes. Voici en « bref », par fatigue et manque de temps, les dernières nouvelles. Comme vous savez, le bref pour moi c’est du très long…

Lundi le 12 septembre

Grosse journée avec 4 films très intéressants :

  • Shame de Steve McQueen avec Michael Fassbender gagnant du prix d’interprétation à Venise. Après Hunger, Shame était très attendu. J’adore l’esthétique de McQueen. Fassbender s’y donne corps (Oh my goodness!) et âme.
  • Albert Nobbs de Rodrigo Garcia avec Glenn Close qui a passé plus de 20 ans à espérer le film tiré d’une pièce de théâtre dans laquelle elle jouait au début des années 80. Oscar en vue, ou du moins nomination.
  • W.E. de Madonna. Le « A Single Man » version féminine où la grâce, l’élégance, la beauté et la force féminine sont en avant plan.
  • Café de flore de Jean-Marc Vallée. Un film à décanter avec beaucoup de musique (Sigur Ros bonjour!), un montage (de J.-M. Vallée) très frénétique, deux histoires d’amour passionnelles dont le lien est malheureusement très peu solide.

 

Dès le matin, j’ai eu une mauvaise nouvelle. Mon amie Rougette, qui devait partir pour le Chili avec un billet stand-by, n’a pu monter, encore une fois, dans l’avion la veille. Elle demandait donc refuge. La mauvaise nouvelle n’est évidemment pas qu’elle me demande secours, mais bien qu’elle n’a pu partir. Je cœur gros et les nerfs à vif, elle m’attendait à la sortie du cinéma alors que je sortais de Shame. J’ai donc été la reconduire à l’appartement avant de courir après un tramway pour aller voir Albert Nobbs. Maudit qu’ils sont lents leurs tramways! J’en veux pas à Montréal!!

Entre A. Nobbs et W.E., je devais parler à Normand pour qu’on s’assure que tout était OK. Évidemment, ç’a été le moment idéal pour mon téléphone de déclarer forfait. Plus de fond, le téléphone a raccroché. Je me dirigeais alors vers une projection du film Butter avec Jennifer Gardner. J’étais juste dans mon temps, mais j’ai quand même dû chercher une pharmacie offrant des cartes pour rajouter des fonds. Misère! J’ai rappelé Normand en panique et je suis entrée au cinéma où on m’a avertie que la projection était annulée. Pourquoi? Aucune idée! Bon, je paniquais pour rien. Rien n’arrive pour rien ça l’air. Rougette cherche encore pourquoi elle ne peut pas partir par contre et ça fait battre son cœur à la puissance 100000.

J’en ai donc profité pour aller voir si on m’avait réservé un billet pour la projection gala du film de Madonna. Ce qu’il faut savoir c’est que les gens de la presse et de l’industrie ont droit à 5 billets gratuits pour les projections publiques, mais on n’a pas accès aux représentations gala qui coût environ 50$. Par contre, on peut toujours aller en demander un aux publicistes  du festival ou relationnistes de presse du film. J’attendais ma réponse d’une sympathique publiciste du festival rencontré avant mon premier film. La connexion Internet étant difficile, puisque la demande est excessive, mon « pote touche » arrive rarement à se connecter. C’est l’enfer!!! À ma grande surprise, j’ai eu un billet pour W.E.  J’allais donc voir Madonna. Également, j’ai demandé un billet pour Café de flore que je devais aller récupérer dans un hôtel. Le tout fait et dix litres de sueurs plus tard, je revenais à l’appartement pour me changer et rocker dans mes John Fluevog. Oh que oui!

C’est fou de voir Madonna à quelques mètres de nous. C’est vraiment une déesse à n’en voir les fans qui attendaient depuis au moins 6h00 du matin. La madone était souriante, chaleureuse et hyper entourée de protection. Vraiment impeccable cette femme et son film est un mélange entre Amélie Poulin pour la musique, Dolan pour les plans aux ralentis de femmes élégantes qui marchent dans un corridor avec musique marquante et l’esthétique recherchée de Tom Ford dans A Single Man. Un film féminin et féministe dans un décor glamour à souhait. J’ai vraiment été conquise et je me demande pourquoi le film a reçu des critiques mitigées à Venise. J’ai accepté avec plaisir les conventions cinématographiques travaillées dans W.E.

Finalement, toujours en Fluevog (mais souliers propres et confortables), j’ai été me chercher un sandwich aux œufs (parce que je n’avais pas mangé depuis plusieurs heures et mon estomac n’en pouvait plus de rugir) et j’ai été voir Café de flore… à 22h00. C’était pas la bonne heure pour voir le film. Mais intéressant par contre de voir les mêmes thèmes que dans W.E. revenir dans le film de Vallée. L’amour, l’obsession, la beauté, la musique, les vies parallèles… mais travaillés complètement différemment. Très intense comme film, mais malgré l’accueil très senti de la foule (qui incluait plusieurs personnes de l’industrie et de la production du film…), je n’ai pas tripé comme j’aurai voulu.

Je suis arrivée à l’appartement complètement crevée… pus capable.

Mardi le 13 septembre

Je dois être pas loin du 25 films en moins d’une semaine. Mon record, atteint l’an passé, est 50 pour tout le festival. Je ne suis pas sûre de m’y rendre. Je devais voir six films aujourd’hui. J’en ai vu quatre.

  • Friends With Kids de Jennifer Westfeldt. Film américain indépendant très touchant et drôle avec Maya Rudolf, Kirsten Wiig, etc. Un film bonbon qui raconte l’histoire de 3 couples d’amis qui voient leur amitié changer et faire des ravages par l’arrivée d’enfants dans leurs vies. Un peu convenu, mais attachant.
  • Wuthering Heights d’Andrea Arnold. Tiré du livre d’Emily Brontë, sœur de Charlotte l’écrivaine de Jane Eyre. Film d’époque lent avec très peu de dialogue et d’action racontant l’histoire d’amour entre deux jeunes. C’est assez bref comme résumé…
  • Page Eight de David Hare avec Bill Nighty (acteur britannique que j’adore). Ouain, j’aurai dû être plus attentive au film, pas facile à comprendre…
  • A Funny Man de Martin P. Zandvliet. Film biographique danois (YÉ!) racontant l’histoire d’un de leurs plus grands acteurs : Dirch Passer. Ouain, sté quand tu ne connais pas l’acteur et toutes les Inside jokes… La traduction de blagues, d’une culture à une autre, c’est pas évident. C’est comme faire écouter un film biographique sur RBO à des Thaïlandais. Mais c’est bien fait.

Anecdote 1 : Le premier film que je devais voir au TIFF était le court métrage Une nuit avec toi de Jeanne Leblanc. Comme le TIFF s’assure de mettre une panoplie de bons films en même temps pour nous faire pleurer et passer des heures à préparer un horaire, j’ai changé le film de Jeanne pour un autre que je ne pouvais déplacer. Je me suis dit que je verrai son film à la librairie média. La vie étant un tantinet ironique, son film n’était pas à la librairie média… Oh well, j’espère le voir au FNC.  Je savais que mon amie Sophie serait du visionnement du film d’A. Arnold. Je l’ai retrouvé avec son amie Marie et… Jeanne. Jeanne comme dans Jeanne Leblanc, la réalisatrice du court métrage que je voulais voir. Comme dans quand je lui ai demandé si c’était vraiment elle, qu’elle m’a dit oui et que j’ai crié ma tristesse de ne pas avoir vu son court, elle m’en a remis une copie. J’en reviens pas encore! J’ai tellement hâte de voir son film!! Rien n’arrive pour rien, il paraît.

Anecdote 2 : Alors que j’en avais besoin, mon téléphone a décidé de partir en grève. Sur son écran, la mention « Download, emergency, use usb » ne pouvait s’enlever. Je ne pouvais même pas l’éteindre. J’ai probablement oublié de le mettre en veille. Pourtant, je me souviens l’avoir fermé… Ma marche rapide à probablement fait que pleins de boutons ont été pesés sans mon consentement et que le pauvre à r’virer su’l top! Aucun moyen de faire quoi que ce soit. J’étais dans une colère noire! Rougette s’en est aperçu quand j’ai crissé le téléphone sur le lit  en sortant plein de sacres de ma bouche. Tente d’appeler le bureau de la compagnie de l’hôtel, ça marche pas. J’ai décidé de respirer. Maudit qu’on est dépendant de ces bibittes-là, pourtant je ne l’utilise que rarement. En plus, je venais de mettre beaucoup d’argent dessus. En allant reconduire Rougette au métro afin qu’elle se rende à l’aéroport pour la troisième fois, espérant qu’elle puisse partir, j’ai couru à un magasin d’électronique qui a décidé de fermer ses portes 5 minutes avant le temps… Le chien! Mais comme rien n’arrive pour rien… la batterie s’est vidée et en le rechargeant tout est revenu à la normale.

En terminant cette page, j’aimerais remercier Simon pour ses muffins aux banane et noix. Sans eux, mon estomac crierait encore plus souvent famine.

 

Mercredi 14 septembre, première partie.

 

Rougette n’est pas revenue cette nuit. J’ai eu la confirmation qu’elle avait pu prendre son vol pour le Chili. Elle a dû en pleurer de joie! Elle se demande encore pourquoi tout ça est arrivé. Rien n’arrive pour rien, mais y’a ben des limites à faire chier! Elle est partie pour plusieurs mois. Je lui ai quand même demandé de revenir avant la fin du monde annoncée. Elle ne m’a pas répondu, mais son visa sera expiré avant, alors j’ai ma réponse. Ça nous a permis de manger ensemble et de découvrir qu’elle ne pète pas au lit… Bon voyage Rougette! À l’an prochain!

Aujourd’hui, mon horaire est complet… en films évidemment, mais le premier commence à 9h30 ou 9h45. J’ai pas encore décidé entre le dessin animé pour enfants Un monstre à Paris de Bibo Bergeron, un ancien de Dreamworks (faut bien se faire plaisir!) ou alors le documentaire Pink Ribbons INC. De Léa Pool sur où vont vraiment l’argent qu’on donne pour la cause du cancer du sein. Le dernier je pourrais le voir à la librairie média, mais j’ai vraiment hâte de le voir alors… Bon je vais aller penser à ça dans la douche.

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