Ongles en détresse et resto gratuit

16 septembre 2011 at 08:47 (TIFF 11)

Il ne reste que 3 jours au festival. Ça passe trop vite! Après l’adrénaline que m’a procurée Pink Ribbons INC. de Léa Pool mercredi matin, j’ai continué ma route cinématographique  en me plongeant dans l’univers du Faust du réalisateur russe Alexandr Sokurov. Le film vient de remporter le Lion d’or à la Mostra de Venise. Les seuls mots qui me viennent en tête sont : mauvaise postproduction audio! Je suis très sensible à la synchronisation de la parole et des lèvres dans un acte visuel (je l’excuse bien sûr quand c’est du doublage dans une langue différente), après 5 minutes j’étais entrain de peler le tissu de mon siège! Mon énonciation ne donne pas une juste valeur à l’œuvre, j’en suis désolée, peut-être était-ce un problème de projection, mais c’était insupportable.

Avant Faust, j’étais allée décanter dans un nouveau resto végétalien découvert par hasard. J’avais une faim de loup et comme les repas complets et équilibrés sont rares dans la frénésie d’un festival, je me suis gâtée puisque j’avais le temps de le faire. Loving Hut a procuré à mon estomac et tout le reste du circuit digestif, un exercice intense qui m’a soutenue jusqu’à tard dans la nuit. Une délectation suprême, vive manger!

Après Faust, je n’avais d’yeux que pour Poulet aux prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, les mêmes créateurs que Persépolis. L’histoire est moins forte que Persépolis, la fin un peu précipitée, mais j’ai beaucoup aimé les interprétations théâtrales des acteurs comme Mathieu Amalric qui personnifie le violoniste Nasser-Ali, sur qui se concentre l’histoire. J’espère qu’il sera au FNC!

À la sortie de la projection, je devais me diriger dans un complexe cinématographique situé à 20 minutes. Un tramway et plusieurs pas plus tard, j’étais par hasard derrière Jeanne. La vie est drôle! Elle allait voir le film grec Alps de Yorgos Lanthimos, réalisateur de Canine qui avait gagné le prix du public au FNC et était en nomination avec Incendies aux Oscars cette année. Le festival avait rajouté un visionnement de presse pour le film. J’ai très contente de revoir Jeanne. Elle était aussi du visionnement du film de Satrapi, c’était un réel plaisir de la revoir. Pour ce qui est du film et de son idée originale consistant à un club de personnes qui sont payées à personnifier/remplacer des gens décédés, de manière à les garder en vie dans les familles ou au côté de personnes qui deviennent seules. Ça prend beaucoup de temps avant que le tout s’installe correctement, comme si les pièces du casse-tête nous étaient remises au compte goutte. C’est un film assez troublant.

En sortant du film, l’automne avait pris sa place. Mes pieds frissonnaient cruellement dans mes Birkenstock. Une pluie fatigante tombait sur la ville et lui donnait un aura de film policier. On a marché, Jeanne et moi. On a papoté du film et de son travail comme assistante réalisatrice. C’était génial !

En arrivant dans ma chambre, j’ai décidé d’enlever la couleur sur mes ongles de doigt. Ma manucure faite avant mon départ était encore en beauté, mais mes ongles avaient poussé et ça me tapait sur les nerfs. J’avais emmené un peu de solvant. Trop peu malheureusement, puisque je n’ai pu enlever la couleur que sur deux doigts. C’était ridicule ! J’ai donc décidé de tout repeindre mes doigts pour égaliser la couleur. Évidemment, c’était encore plus affreux. Mon orgueil de fausse pitoune en prenait pour son rhume. Il était trop tard pour aller à la pharmacie, c’était fermé. J’étais en maudit.

Mon estomac avait fini par tout digérer, mais j’étais trop fatiguée pour manger. Ce fut la fin de la journée.

 

Jeudi, j’ai ouvert mes yeux qui se sont précipités sur mes ongles où l’on pouvait lire les marques de draps qui avaient sévi. J’ai toujours fait attention de ne pas dépasser les lignes dans je dessinais dans des cahiers à l’école, mais je ne suis pas capable de le faire en me peignant les ongles. Où allais-je trouver le temps pour passer à la pharmacie et m’enlever ce dégât ?

Le premier film sur la liste : Anonymous de Roland Emmerich (Independence Day, Godzilla, The Day After Tomorrow, 10,000 BC, 2012…. genre de quossé qu’il fait là?!) Le film pose la question suivante : Est-ce bien Shakespeare qui a écrit toutes les pièces qu’on lui confère? En a-t-il vraiment écrit? Telle est la question. Film d’époque, non sans charme avec de bonnes performances surtout Vanessa Redgrave.

Mais LE film que j’attendais c’était Twixt de MON Francis Coppola. Par contre, avant de finalement le voir, je devais me trouver un p’tit quelque chose à manger et aller à la pharmacie.

Twixt, c’est pas mal. Mieux que je pensais. C’est un film à texture et scénario de série B, un retour aux sources pour le réalisateur, un hommage à Roger Corman et Poe. Un écrivain (Val je suis loin de Jim Morrisson Kilmer) de livre de sorcière arrive dans un village perdu, il fait la rencontre du shérif qui a une idée d’histoire basée sur un meurtre de jeune fille à résoudre, le tout sous fond d’hommage à Edgar Allan Poe qui nous fait grâce de quelques apparitions. Je m’attendais à ne pas aimer, mais j’ai été surprise d’accepter la proposition de Coppola.

Il me restait quelques trucs à faire :

  • Voir d’autres films à la librairie média (après ça, pus capable du cinéma pour le restant de la journée!)
  • Manger, parce que pas eu vraiment le temps depuis mon levé
  • Retourner à la chambre pour rappeler Normand et constater que les pages du TIFF dans le EV rockaient !!
  • Faire un topo en direct à l’émission La Swompe à CISM (Oh que oui !)
  • Enlever la putain de couleur sur mes ongles de doigts (pus capable !! Traumatisée !
  • Aller souper avec Simon à mon resto préféré

 

Ce « post » étant assez long, je vous épargne certains détails, mais je peux vous confirmer que j’ai fini par enlever la couleur avec succès grâce à un pot magique où tu rentres ton doigt et tu le twist jusqu’à tant que la couleur ait disparue. De toute beauté. La toxicité du produit doit évidemment être alarmante…

Je passe tout de suite au souper, parce que Simon et moi, on a eu droit à un moment de magie hilarante !

Fressen est un resto végétalien avec une ambiance relaxante et sympathique. La bouffe est incroyablement bonne et l’on ne s’en sort rarement en bas de 30$, mais c’est un luxe qui avait été inscrit dans mon budget de départ. Les cuisiniers sont habituellement très jolis à regarder aussi… On a commandé de l’alcool et notre repas (3 tapas en entrée et un plat principal chacun). Après 30 minutes et plus d’attente et seulement nos verres d’eau sur la table, je commençais à trouver ça louche. Coudonc, nous ont-ils oubliés ? Eh bien OUI ! Ils nous avaient oubliés. Et boy ! Quand j’ai fait signe à la serveuse, c’est ce qu’elle nous a avoué. Elle a repris la commande. Je lui ai demandé si la cuisine était toujours ouverte, parce que le resto ferme supposément à 22h et que c’est cette heure qui était indiquée sur ma montre, elle m’a dit oui. Elle est revenue 2 secondes plus tard, une nervosité inhabituelle dans la voix, pour nous indiquer qu’on pourrait avoir notre commande d’alcool et nos tapas, mais que c’était impossible d’avoir nos plats principaux, la cuisine était fermée. Calvaire, me niaises-tu ? Simon et moi, on n’en revenait pas ! Elle a mentionné que tout serait aux frais de la maison. TOUT ! Simon a demandé s’il serait possible de rajouter une autre tapas et à cela, la serveuse a dit qu’elle pouvait tous nous les emmener. WOW ! On s’est donc régalé aux bras de la maison. Je croule encore de rire en y pensant ! On a laissé du pourboire, c’était un minimum pour la pauvre fille qui a dû assumer les erreurs et nous les faire savoir. Une mention s’impose : EXCELLENT SERVICE À LA CLIENTÈLE !! Avec tout l’argent économisé, on a été prendre un autre verre ailleurs.

La bienheureuse belette cinéphile s’est endormie comme un bébé et a roucoulé jusqu’au matin, prête à écrire une autre histoire de blogue. Oui, une belette qui roucoule ça se peut.

Ce matin, il fait beau et froid, l’automne n’annonce pas encore ses couleurs, mais sort tranquillement de son hibernation. J’adore l’automne. Il reste 3 jours au festival. Un jour, je déménagerai peut-être à Toronto.

Je tiens ici à saluer mon amie Chérisse, qui est probablement la seule à avoir suivi avec une assiduité qui me renverse mon blogue. Je t’embrasse bien fort, chère merveille ! Si jamais vous n’êtes pas Chérisse et que vous vous sentez délaisser parce que vous aussi vous suivez le blogue de A à Z, n’hésitez pas à m’en faire part, je vous saluerai dans le futur !

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Un commentaire

  1. Chérisse said,

    Allo… merci pour l’hommage 😉

    Té tellement drôle, commen s’en passer! En plus, les informations que tu livres sont pertinentes et enrichissantes.

    Merci à toi ma belette!

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