Jour 2 : Nanni m’a fait peur.

17 mai 2012 at 18:01 (Cannes 12, Festivals 2012)

Un peu déçu de ne pas avoir pu entrer à l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs avec un nouveau Michel Gondry : The We and the I et la remise du Carosse d’Or à Nuri Bilge Ceylan. Par contre, alors qu’on annonçait que c’était complet, j’entendais crier une femme : Nanni, Nannnnniiiii!!!! Je me suis retournée et le beau (et fort sympathique) Président du festival de cette année, Nanni Moretti, me touchait l’épaule. J’ai eu tellement peur, j’ai fait une moue d’horreur, il m’a souri bizarrement. Je me suis excusée, il m’a souri sincèrement. Charmant Président. J’aimerais bien savoir s’il a aimé le Gondry. Je tenterai de le voir demain.

Dans la catégorie, ça n’arrive qu’à moi (et évidemment ça m’est arrivé alors que j’étais affamée et fatiguée) : je marche jusqu’au terminus d’autobus. Je prends le bus 8, qui j’en suis presque certaine passe devant l’appartement. Il m’envoie dans la direction contraire, exactement là où j’avais commencé ma marche. Attente pour un taxi. Attente vraiment longue pour un taxi… Et hop, à la maison. Ouf, mon bout de sandwich était bon.

Je ne suis pas encore revenue du film d’Audiard : De rouille et d’os. Dans le journal Libération, le journaliste (cruche) commence comme suit son texte sur le film : « Tout est bien dans De rouille et d’os, sauf cette petite faute de goût qui ternit tout : c’est un chef-d’œuvre. C’est du moins dans cet esprit qu’il a été conçu et c’est naturellement cet esprit qui l’empêche de l’être. Sinon, tout est bien. Le décor naturel par exemple : La Côte d’Azur, banale et moche comme en vrai. […] »  Amenez-moi ce « critique » que je lui étampe la tête sur un mur de béton afin que se dégonfle son égo ridicule. Quel con! J’ai pas pu lire la suite, j’étais trop en maudit. Ça prend bien un Français pour écrire de la sorte. Que de pédanterie pour une œuvre et un maître du cinéma aussi sincère.

La description de film la plus drôle se trouve à la Semaine de la critique, la voici pour votre plaisir :

La bifle (The Dickslap) de Jean-Baptiste Saurel, France, 2012, 25 minutes 30 secondes

Francis un patron d’un vidéoclub qui doit son succès aux films de Ti-Kong, satr de king-fu. Complexé par sa bite, il n’arrive pas à avouer ses sentiments à Sonia, son employée. Mais lorsqu’elle se voit offrir un rôle dans Evil Nurse – dernier opus de Ti-Kong – Francis n’a plus le choix… Il doit sauver Sonia d’un terrible danger : La Bifle.

Est-ce que les programmateurs du festival Spasm pourraient y jeter un œil? Merci.

Film créant le plus de malaise? Paradis : Amour du réalisateur autrichien Ulrich Seidl (Dog Days, Import/Export). C’est le Todd Solondz à la puissance mille (dans le temps de Happiness, parce qu’avec son dernier film, Dark Horse, Solondz déçoit en sale). C’est une version du film Vers le sud plus trash et pornographique de dames qui s’en vont se faire culbuter au Kenya par de jeunes hommes en manque d’argent. Oh boy, c’est un deux heures qui à la fin, n’en finit plus de gratter le bobo. C’est aussi la première partie d’une trilogie sur la recherche de bonheur. J’ai hâte de voir la suite.

La phrase entendue le plus souvent aujourd’hui : « Le film que je veux voir le plus est le Dolan, et toi? » « Ah ouain, c’est sûr! » Bon, j’y vais ou j’attends à la maison?

Bombardement sur la ville par des feux d’artifice!!!! Tasse-toi NY, la ville qui ne dort pas, c’est Cannes, jusqu’au 27. Ça résonne en maudit, je crois qu’on va mourir. Tabar…

J’ai reçu une invitation pour le club privé Silencio de David Lynch. C’est tentant en maudit, où est-ce que je vais mettre ça dans mon horaire bordel? Allons-y pour mardi.

Meilleur lapsus en onde de ma part : À la Swompe, j’ai mentionné que j’allais, la semaine prochaine, poursuivre mon descriptif du Festival de femmes. Ha ha, je me suis bien reprise.

Observation au niveau des titres en compétition long métrage :  Je remarque que le mot amour revient beaucoup, mais je sens que la façon de traiter le sujet sera ironique.

Paradis : amour de Ulrich Seidl (Sté que ça par bien comme observation)

Amour de Michael Haneke (ça ne sera pas de la tarte…)

Like someone in love de Abbas Kiarostami (Ça se passe au Japon entre un vieil homme et une jeune femme, ouain… à voir…)

J’adore que le titre du film de Resnais : Vous n’avez encore rien vu. Surtout qu’il célébrera son 90e anniversaire le 3 juin. Bravo!

On se plaît depuis des lunes que les synopsis de films en français et en anglais dans le programme du FFM ont des différences majeures. J’ai découvert que Cannes faisait la même chose. La preuve :

Film : V Tumane (Dans la brume) de Sergei Loznitsa.

Description française :

« Les yeux et les oreilles sont de pauvres témoins pour celui dont l’âme est barbare. » Héraclite

Une forêt. Deux résistants.

Un homme à abattre, accusé à tort de collaboration.

Comment faire un choix moral dans des circonstances où la morale n’existe plus ?

Durant la Seconde Guerre mondiale, personne n’est innocent.

Version anglaise :

Western frontiers of the USSR, 1942. The region is under German occupation, and local partisans are fighting a brutal resistance campaign.

A train is derailed not far from the village, where Sushenya, a rail worker, lives with his family. Innocent Sushenya is arrested with a group of saboteurs, but the German officer makes a decision not to hang him with the others and sets him free. Rumours of Sushenya’s treason spread quickly, and partisans Burov and Voitik arrive from the forest to get revenge.

As the partisans lead their victim through the forest, they are ambushed, and Sushenya finds himself one-to-one with his wounded enemy.

Deep in an ancient forest, where there are neither friends nor enemies, and where the line between treason and heroism disappears, Sushenya is forced to make a moral choice under immoral circumstances.

Ah ben oui hein, comme c’est bon d’être bilingue.

Meilleur titre d’article vu aujourd’hui : The Wrap : Cannes 2012: It’s a Man’s World (But at Least That Man Isn’t Lars von Trier) Ha ! ha !

Et bonne soirée!

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Un commentaire

  1. Marie-Eve said,

    On devrait lapider les rabat-joie!!!
    Méchant critique pas fin!

    Toi chérisse, on sent tout ton amour, yé!

    Bons films.

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