Loin de la maison

5 septembre 2012 at 15:51 (TIFF 12)

C’est le grand retour du Festival International des films de Toronto (TIFF pour les intimes). Quelques heures de sommeil difficiles, après une soirée d’élection historique, survoltée et tragique, je suis arrivée dans la ville Reine, le cœur embrouillé.

Douze ans à venir au TIFF, mais c’est la première année où je ne suis pas sûre d’être là où je devrais être. L’attentat d’hier m’a vraiment secouée et je n’ai jamais eu autant de difficulté à faire ma valise.

Mon arrivée s’est faite en douceur et pour la première fois par l’aéroport Billy Bishop. Pourquoi je n’ai jamais pensé à cet aéroport avant?! C’est formidable! Sauf pour le 10 minutes où ma phobie du vol aérien m’a fait paniquer et espérer ne pas atterrir dans l’eau. Maudit que j’hais ça! Sinon, en moins de deux heures, j’ai pu admirer à quel point les tours à condos poussent comme ça n’a aucun sens à Toronto, faire mon check-in à l’hôtel (et donc, revoir Clara, qui m’a fait un rabais… YÉ!), aller chercher ma passe de presse (et me tromper de salle deux fois…), faire l’épicerie (dans mes boutiques préférées, incluant le nouveau Loblaw au coin de la rue de l’hôtel, enfin!!) et commencer à écrire une nouvelle aventure cinématographique, version TIFF 2012.  Oui, tout ça en moins de deux heures!! Ah oui, j’ai oublié : suer comme un cochon! Insupportable, mais c’est beaucoup mieux que des réparations qui n’en finissent plus en bas de chez moi, les soirées et les fins de semaine.

Cette année, aucune discrimination pour les nananes envers les journalistes et le public. Les deux ont dans leur sac : un condom, une petite bouteille de coca-cola diète, des allumettes, du popcorn et des coupons-rabais de toutes sortes. Bon, c’est vrai que contrairement au public, les journalistes ont droit à plein d’autres choses, comme une salle avec de la bouffe incroyable (et gratuite, bien sûr!). Ça fait parti du travail… tant que tout le monde à son condom et sa bouteille de coca…

Dans cette brume qui m’entoure le cœur et l’esprit, je n’ai pas pu conclure encore mon horaire. Le pire, c’est que j’ai la vive sensation d’un je-m’en-foutisme que j’essaie d’éviter. Certaines réponses ont pris du temps à venir et ensuite, les élections ont pris le dessus. Je vais donc m’y mettre tout de suite. Une chose est certaine, samedi matin, le 8 septembre prochain, je verrai The Master de Paul Thomas Anderson. C’est l’un des trois ou quatre films qui me donnent envie de rester.

À bientôt!

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Un commentaire

  1. Mariposa-Eva said,

    Bon séjour ma déesse cinéphile 🙂
    Ton humour est délicieux (moi qui suit face à l’écran dans mon bureau terne…)

    Bisous

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