Mon George, mon burger

6 septembre 2012 at 22:53 (TIFF 12)

Arrivée hier affamée, j’avais le goût de mon burger végétarien préféré : celui du Tequila Bookworm, situé tout près de mon appartement. Après avoir déposé mes valises, je suis partie vers le sympathique resto. Il était fermé pour rénovation et il était mentionné qu’il rouvrirait ses portes le lendemain, donc aujourd’hui. Je me suis dit que ce n’était que partie remise. J’y suis donc retournée sur l’heure du midi. Mea culpa ici, puisque j’ai enrayé de ma liste le film Sans soleil de Chris Marker, l’œuvre préférée du directeur artistique du festival, Cameron Bailey, afin de déguster le burger que j’avais en tête. Ben oui, mais j’avais faim, bon! Mon sourire s’est éteint lorsque j’ai vu que le resto n’ouvrait qu’à 17h. Il est évident que la loi de Murphy a mis en œuvre mon oubli de lire correctement la note sur la porte du restaurant. Merci salaud! Je suis donc rentrée à l’appartement bredouille, en espérant que la troisième prise serait la bonne.

Les mauvaises nouvelles ne s’arrêtant pas là, j’ai appris que le gugusse qui permet les entrevues téléphoniques à CISM est décédé de sa belle mort. Or donc, aucune possibilité pour moi de faire un topo en direct à La Swompe. J’ai donc décidé de préenregistrer un topo. Craignant une vingtaine de prises minimum, je me suis parlée dans le miroir, en me regardant bien dans les yeux et en m’encourageant comme une cheerleader le jour du Superbowl.  Après une dizaine de prises, j’ai réussi. J’ai gossé comme une mongole pour tenter d’envoyer le fichier trop lourd. Courriel = impossible. Sendspace = téléchargement trop long. Dropbox aussi. Ma lumière cent watts a finalement repris ses esprits lorsque j’ai pensé à mettre le fichier en MP3, au lieu de le garder en WAV. Allume maudit!! Je suis donc passée d’un fichier de 180 Mo à un fichier de moins de 9 Mo. Le temps était contre moi, je voulais voir le nouveau film de Ben Affleck : Argo, à 14h et il était moins une. Finalement, j’ai décidé de m’étendre sur le lit pour une sieste en tentant de me calmer les nerfs.

Joies!

C’est bien beau les malheurs, mais il y a eu des joies aussi. Primo, mon premier film était moyen. Je commence en douceur… C’était All That Matters is Past de Sara Johnsen. Film norvégien. Ensuite, j’ai tenté d’avoir un billet pour la première de The Master, ne pouvant attendre à la projection de presse de samedi. La première est demain, vendredi, alors… Ma première tentative n’a pas été fructueuse, mais la deuxième… OUI! J’étais sûre qu’il ne resterait plus de billet dans la réserve des journalistes, et puis… bonheur, joie, orgasme! Il y en avait un qui m’attendait. Mes Fluevog sont prêts! Mon béguin pour Joaquin Phoenix aussi, mais, tristesse, j’ai su que Philip Seymour Hoffman n’y serait pas.

J’ai presque fini de préparer mon horaire. En soi, c’est une nouvelle qui me fait vraiment chaud au cœur! YÉ! Certains seront surpris d’apprendre que la quantité de films est assez basse. L’âge du Christ, la fatigue, le soleil, la sagesse… peu importe! Je prends ça relax.

J’ai également pu avoir un billet pour la lecture publique de American Beauty dirigé par Jason Reitman (réalisateur de Juno, Up In The Air, etc.). Malgré l’heure de retard, ce fut le temps pour moi de décompresser et de voir et entendre, entre autres, MON George! Oui, Strombo en personne. Ah tellement incroyable! J’ai également utilisé ma nouvelle caméra pour la première fois. Je l’ai déviergé avec American Beauty… quand même! Très sympathique lecture publique de ce film aux répliques assassines et jouissives de 1999, réalisé par Sam Mendes avec le divin Kevin Spacey.

Falafels

De retour vers l’appartement, je salivais follement. Je suis entrée avec beaucoup d’aplomb au Tequila Bookworm, qui s’est doté d’une refonte au niveau décor, en gardant le style chaleureux. J’ai demandé le menu et j’ai cherché partout le burger végétarien. J’ai désespéré et avec des yeux de chat meurtri, j’ai demandé au serveur où était passé le burger. Il m’a dit que ça faisait un bon moment qu’il n’était plus au menu. Ah ben hostie! Ils l’ont remplacé par une poutine à la joue de bœuf! Franchement! J’ai donc opté pour le sandwich falafel et des frites ou comme je l’ai demandé : « with a slice of fries, please ».

–       « You mean a side of fries? », a renchéri le serveur.

Aye! Essaye pas de faire le plus fin avec moi. Le « side » m’a « slidé » sur la langue, l’important c’est les frites, bordel! Mes yeux ont parlé plus que d’autres choses…

C’était bon, mais la digestion risque de nuire au sommeil.

Bonne nuit! Demain, c’est THE MASTER!!!! En 70mm!!!! Mais on va commencer par le dernier Claude Miller : Thérèse Desqueyroux et aussi Le magasin des suicides de Patrice Leconte. Youppi!

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2 commentaires

  1. francis said,

    Bon MASTER ! Chanceuse 😉

  2. Mariposa-Eva said,

    hihihi! Si ça rentre dans tes bagages, peux-tu m’en rapporter une ‘slice’?
    hahahHAHAHAHA!
    Tu es délicieuse. J’ai bien le beat quasi zen que tu sembles avoir adopté. Lâche pas ma championne! Vous êtes fantastiques, tes Fluevog et toi.

    Bisous et bon cinéma 😉

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