2014

29 janvier 2014 at 11:51 (Aventures parallèles)

Plus d’un an plus tard, me revoici. Je me garderai de faire un résumé de 2013. Je suis simplement heureuse qu’elle soit du passé. Je me relève les manches et je regarde vers l’avant. Ainsi soit-il.

Je désire toutefois mentionner que je n’ai jamais été invitée sur le Touch. Je le jure! Ça doit être parce que je suis une femme. J’dis ça d’même là.

Côté cinématographique, l’année 2014 commence en force. En voici un extrait :

–       Don Jon de Joseph Gordon-Levitt

–       Crac de Frédéric Back (Paix à son âme.)

–       The Family de Luc Besson

–       About Time de Richard Curtis

–       Nebraska d’Alexander Payne

–       Philomena de Stephen Frears

–       Blue Jasmine de Woody Allen

–       Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée

–       August: Osage County de John Wells (Ma critique sur Les Méconnus)

–       Comme une respiration de Jaëlle Marquis-Gobeille

–       Ressac de Pascale Ferland

–       American Hustle de David O’Russell

–       Saving Mr. Banks de John Lee Hancock

–       12 Years of Slave de Steve McQueen

–       Her de Spike Jones (Ma critique sur Les Méconnus)

–       The Wolf of Wall Street de Martin Scorsese

–       Inside Llewyn Davis des Frères Coen

–       Gravity d’Alfonso Cuaron

–       Les boxeuses de Kaboul de Ariel Nasr

–       The Color of Beauty de Elisabeth St.Phillips

–       Le démantèlement de Sébastien Pilote

–       Sans terre, c’est la faim de Amy Miller

–       Labor Day de Jason Reitman (que je vois ce soir)

Également, j’ai écrit une critique du film italien La Grande Bellezza qui a été publiée sur le site Web du cinéma Excentris.

Sans compter les séries télé :

–       Série Noire (C’est eux les vrais jeunes loups)

–       Masters of Sex

–       House of Cards

–       Unité 9

Les RVCQ s’en viennent et en ouverture, ils ont mis la main sur Miraculum, le nouveau film de Podz. Est-ce que j’ai hâte? Il va sans dire.

Ah! Je suis de retour dans mes bottines de belette cinéphile et ça fait un bien fou!

Belettement vôtre,

Amenicart

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Délai d’attente

30 mai 2012 at 12:02 (Aventures parallèles)

Le Festival de Cannes a pris fin il y a trois jours déjà. Je n’ai pas l’habitude de rester sans nouvelles lors de festivals de films. C’est le but de ce blogue. Trop de choses ici et en attente chez moi ont pris toute la place et le goût de souffler m’est apparu comme prioritaire. J’ai l’habitude d’avoir le plaisir d’anticiper mes billets avec une dévotion ardente, mais mon souffle a été coupé. C’est bien la première fois que je ne me sens pas à ma place durant un festival de films. Je suis loin de la révolution que vit mon peuple et ça me déchire. J’aimerais casseroler dans les rues avoisinantes à mon patelin. Au contraire, je déguste les produits de la mer, sue à grosses gouttes, me baigne paisiblement et seule dans une piscine entourée de cactus et de palmiers. Je voulais me faire plaisir, mais au lieu de ça, je me sens prise dans un espace idyllique alors que j’aimerais mieux être à la maison. Je continue donc à me geler au cinéma depuis la fin du festival.

N’ayez crainte, j’ai quelques anecdotes sympathiques à raconter… bientôt j’espère.

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On doit parler de Tilda

5 février 2012 at 20:37 (Aventures parallèles)

Enfin, le film We Need To Talk About Kevin prendra l’affiche le 10 février prochain. Lors du dernier Festival de Cannes, plusieurs journalistes souhaitaient voir Tilda Swinton remporter le prix d’interprétation féminine. La récompense est allée à Kristen Dunst pour Melancholia. J’aurais pu aller piqueter gentiment mon mécontentement près de la Méditerranée, malgré que la performance de Dunst était remarquable puisque Lars von Trier a le tour de mettre en danger ses actrices de façon assez déroutante, mais j’étais vraiment trop crevée, une grippe me tenaillant le système immunitaire. J’espérais donc la nomination aux Oscars.

Il est évident qu’en voyant la performance de « madame record de nominations aux Oscars », alias Meryl Streep, on s’attend à ce qu’elle remporte la statuette, ayant déjà été élue lors du gala des « Globes d’or », mais quelle surprise de voir que Tilda Swinton n’est pas en lice pour son incroyable performance dans le rôle d’une mère en duel psychologique avec son fils dangereux dans le troublant et magnifique dernier film de Lynne Ramsay : We Need To Talk About Kevin.

Los Angeles étant beaucoup moins loin que Cannes, je travaille à la préparation de pancartes dénonçant l’absence de reconnaissance envers l’actrice d’origine britannique. Évidemment, il y a toujours la présence de gardiens de sécurité de tous acabits qui m’empêcherait de bien promouvoir mon mécontentement et toutes les caméras n’en auront que pour George, Angelina et autres étoiles du genre. D’ici là, le faire savoir sur ce blogue, c’est déjà ça d’accomplie.

Si vous aimez bien dépenser votre argent sur des films qui en valent la peine, je vous propose de le faire sur celui-ci. Évidemment, il y a une mince chance que vous n’aimiez pas. Pour ma part, je suis prête à défendre ce film et son interprète principale jusqu’à tant que j’en aie les lèvres bleues.

We Need To Talk About Kevin sera présenté à Montréal en version sous-titrée française à l’Excentris et en version originale anglaise à l’AMC Forum.

L’oeuvre a été sacré meilleur film britannique 2012 par le London Film Critics’ Circle.

Voici la bande-annonce, en anglais :

http://www.youtube.com/watch?v=ZLRgAe2jLaw

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Quel est ton film préféré?

30 octobre 2011 at 21:06 (Aventures parallèles)

Quand on me pose cette question, je deviens inconfortable. J’en ai vraiment aucune idée. Mon ultime film préféré, ça dépend des jours, ça dépend de l’ambiance. Ça dépend de beaucoup de facteurs. Je ne crois pas avoir UN film préféré. Je dois avoir un top 100 caché quelque part dans ma mémoire de cinéphile. Une liste que je n’ai jamais écrite, jamais disséquée même oralement ou en pensées. Bien sûr, il y a des films que je préfère, des réalisateurs que j’adore peu importent (ou presque) ce qu’ils me présenteront. Bien sûr, il va sans dire.

Pour moi, le cinéma est une expérience. C’est donc plus que le film en soi, c’est ce qui s’est passé avant, ce qui se passera après; préférablement une discussion en solo ou plus si affinités qui pourra pousser l’expérience plus loin. Ça dépend si le projectionniste est à son affaire et voit rapidement que l’image est floue, que le son est distorsionné, règle avec agilité les problèmes encourus avec la projection. Ça dépend combien de personnes vont gosser sur leur OsBIP de putain de TabarBIP de gugusse à lumière. Si possible, aucune ne le fera, mais c’est peine perdue de l’espérer. Si la personne assit derrière moi piochait sur le dossier de mon banc, si les gens autour, à l’avant ou même en général parlaient, bougeaient, dérangeaient, bouffaient bruyamment leur putain de pop-corn au beurre format ogre boulimique ou pratiquaient des cochonneries coquines afin d’arroser de piquant leur nouvelle ou ancienne relation. Pas facile pour tous de sortir de chez soi sans amener ledit chez-soi dans un endroit public où chacun a droit à son calme et à sa bulle. Oui, mesdames et messieurs ont en est rendu là, à craindre le pire quand on va au cinéma et qu’on a payé le prix. Pas étonnant que les gens préfèrent rester à la maison. On ne sait plus comment se comporter en public. Personnellement, je crains être trop sensible au moindre dérangement. Un simple tic répété chez mon voisin, des commentaires continus, même ceux de mes amis assis près de moi, me tape sur les nerfs et influence automatiquement ma concentration et mon expérience cinéphilique. Je suis un aimant à cons lorsque je vais au cinéma. Plus j’espère une projection tranquille, plus je suis entourée de débiles. T’as une œuvre travaillée depuis des lunes parfois par des centaines de personnes alors… ferme ta yeule, bouge pas et enjoy! Si t’es pas content, sors et fais le savoir à l’extérieur à qui tu voudras! Dans certains cinémas, tu pourras même te faire rembourser!

Revenons à la question inconfortable. Je crois que ma première expérience au cinéma restera capitale. C’était au cinéma Odeon du Carrefour Laval. Avant, il y avait un cinéma en face du Carrefour Laval (bien avant l’horreur du Colossus!), à quelques pas du Sheraton. Un petit cinéma où ma mère et ma marraine m’ont amenée pour la première fois à la rencontre de ce qui allait devenir ma plus grande passion, ma plus belle histoire d’amour. Le film de l’heure du moment : Bach et Bottine d’André Melançon produit par le plus incroyable des producteurs de films intelligents pour enfants : Rock Demers. Mon premier film, ma première odeur de pop-corn, les grands bancs confortables et un écran blanc gigantesque devant mes yeux écarquillés de bonheur. J’ai encore l’image dans ma tête.  J’ai encore l’odeur aussi. Du bonheur rien que du bonheur. C’était mon cadeau de fête de l’époque de mes huit ans. Je me souviens avoir été captée par le film, une œuvre que je me suis achetée beaucoup plus tard et qui fête cette année ses 25 ans. Un film vraiment formidable pour un enfant. Je crois franchement que ma génération a eu une chance inouïe d’avoir Rock Demers et ses contes pour tous. Quelle chance! Pour les Étatsuniens, ça été le fameux E.T. en 1982 (que je n’ai jamais vu au complet, je suis probablement seule sur mon île, mais je m’en contre fiche), Les Goonies en 1985 (Goonies, Goonies!!), etc. D’ailleurs, Bach et Bottine et Les Goonies ont la même cote du côté de Médiafilm, c’est-à-dire un 4 pour bon. (Bon?! Come on!!) E.T. récolte pour sa part un 2 pour la mention remarquable. SCANDALE!! Je donnerais bien un 2 à Bach et Bottine. Un extraterrestre qui s’appelle E.T. c’est pas mal moins original qu’une mouffette domestique qui s’appelle Bottine. J’dis ça d’même là.

Or donc, mes premières heures avec le grand écran du cinéma m’ont profondément marquées, et c’est probablement pourquoi Bach et Bottine est l’un de mes films préférés. En voilà un, le tout premier. Les autres se sont enchaînés l’un à la suite de l’autre. J’en parlerai plus tard.

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Sur le blogue de l’ONF

19 octobre 2011 at 20:19 (Aventures parallèles)

   J’ai commencé ma journée dans les gaffes. Échappe ceci, échappe cela. Je suis arrivée juste dans la salle pour voir Johnny Depp dans Rum Diary. Je ne peux pas vous parler du film, j’ai signé un embargo pour ne rien dévoiler avant le 28 octobre prochain, date de sortie du film. Bref, visionnement et ensuite hop au travail. Le bonheur a sonné à mon cœur quand j’étais entrain d’alimenter le Facebook de ma compagnie et que j’ai vu par hasard mes actualités où l’on annonçait « Les 10 blogues pour cinéphiles à suivre » compliment du blogue de L’ONF. Ç’a été plus fort que moi, j’ai cliqué pour aller voir. Quelle ne fut pas ma surprise de voir mon blogue dans le top 10 du billet de Catherine Perreault, tout juste en dessous de celui de Patricia Bergeron, chroniqueuse-critique à CIBL pour l’émission de Daniel Racine : Cinéfix. Le cœur m’a fait trois tours. C’est à ce moment que le technicien informatique est arrivé pour changer mon ordinateur. Le rendez-vous était prévu, mais le timing était un peu bizarre. J’étais survoltée, j’ai presque couru dans la salle de rédaction pour hurler que mon blogue était sur celui de l’ONF. L’ONF!!!! Comprenez-vous? C’est vraiment grand! Je me souviens quand je demandais au chum de mon amie Micheline, Richardo!, qui travaille là, de m’amener les films d’Arthur Lipsett et de me faire découvrir pleins d’oeuvres et de créateurs. C’était vraiment très inspirant. Une douzaine d’années plus tard, j’ai une mention sur leur blogue. C’est vraiment très touchant. Alors chère Catherine Perreault, MERCI!

http://blogue.onf.ca/2011/10/19/10-blogues-pour-cinephiles/

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La beauté Baillargeon

17 octobre 2011 at 18:52 (Aventures parallèles, FNC 11 40 ans, Hommages)

Le FNC est commencé depuis près d’une semaine déjà. 40 ans de cinéma novateur. Bien que mon pas soit au ralenti côté cinéma depuis le TIFF, le tout attribuable à plusieurs éléments dont une montée des heures de travail et donc de gagnage de croûtes. C’est dur de résister au paiement de loyer, des comptes et de se vautrer dans les grilled cheese. J’ai trop repoussé l’écriture des films à voir, des suggestions pour le FNC, que je n’ai finalement rien écrit jusqu’à aujourd’hui. Il a suffi d’un commentaire de ma part sur le film 30 tableaux de Paule Bailllargeon sur Twitter et une mention du compte de l’ONF sur ledit commentaire pour que je m’assoie et parte à la rencontre de l’écriture.

Me voici donc deux jours après le visionnement de 30 tableaux de Paule Baillargeon. Un film créé grâce à sa résidence à l’ONF. J’avais rencontré madame Baillargeon à la fin janvier 2010, alors que la cinémathèque faisait une rétrospective de son œuvre. Une rencontre inoubliable avec Olivier, cofondateur et animateur de l’émission Cinéclectique à CISM, dans laquelle j’étais chroniqueuse. On lui avait offert un martini, elle avait été d’une gentillesse, d’une franchise infinie. Elle avait alors reçu le premier prix French D’or, elle l’avait bien rit. C’était juste avant le visionnement de son film Le sexe des étoiles, j’étais sortie presque en larmes de la cinémathèque après l’entrevue. Mon cœur bondissant, mon corps palpitant après une rencontre d’un bonheur inexplicable. Jamais attendre l’autobus n’avait été une expérience si réjouissante.

Pour plus de détails sur l’expérience: https://amenicart.wordpress.com/2010/01/27/je-l’ai-fait/

French d’or : https://amenicart.wordpress.com/2010/01/22/prix-french-dor-hiver-2010-remis-a/

 

 

Comme vous l’avez sentie, j’ai une grande admiration pour Paule Baillargeon. Plusieurs points en commun nous relient malgré les années qui nous séparent. Cette colère inassouvie, un état d’urgence envers les injustices, surtout ceux reliés au féminin. Et puis sa beauté, une beauté franche et naturelle. Ce n’est pas un point commun, mais un point d’admiration. Je déplore activement le fait que certaines femmes qui ont défriché les terres vierges de la culture et de l’émancipation des femmes au Québec tombent présentement dans les pièges mercantiles qui nous assaillent concernant la beauté. Je hurle de savoir que certaines de ces femmes qui ont tenu le fort, malgré eux peut-être, du modèle de la force et de l’intelligence féminine s’en remettent  aux soins de l’esthétique plastique pour ne pas perdre une image au détriment d’une autre qu’elles ont peur de voir et qui est, relativisons les choses, reliée au cycle naturel de la vie. Que nous montrez-vous maintenant? Que nous devons passer sous le bistouri pour s’appartenir dès un certain âge, pour continuer à avoir une voix lorsque les rides de la vie apparaissent? Qu’est-ce qui vous a fait baisser les bras? Je croyais que vous aviez plus de force et d’expérience que ça, c’est du moins ce que vous aviez laissé sous-entendre à tant de femmes et d’hommes qui vous admirent. Vous avez encore beaucoup à dire, mais vos visages sont maintenant malsains. Alors que la femme invisible (terme emprunté à madame Baillargeon) est de mise sur la plupart des tribunes, dans le supposé idéal de beauté, dans les publicités de bière comme  dans celles de balais avec moumousses rechargeables. On en est encore là… hélas.

Ceux qui auront lu le paragraphe ci-haut et qui en auront déjà assez, je ne vous conseille pas 30 tableaux de Paule Baillargeon. Ce n’est pas pour vous. Ce film n’est pas colérique ni ne regarde le passé d’un air malsain.  Ce film parle de l’intériorité bouillante d’une artiste. Une artiste qui a su se questionner, d’hier à aujourd’hui, de façons passionnées. La source du questionnement est expliquée, pas énormément dans les détails, mais on comprend et surtout on réfléchit. Un portrait intimiste d’une artiste dont la voix est importante. Une incursion par les dessins de la principale intéressée et l’animation de ceux-ci. Des dessins de blessures, de bonheur intime entre Val-d’Or et Montréal. On commence tous les tableaux par l’âge avec l’appellation : « J’ai 64 ans. J’ai 27 ans. J’ai 60 ans. J’ai 10 ans. » On va et on vient dans l’âge en illustrations construites de mots narrés et d’images colorés. On parcourt ainsi les divers événements marquants de la vie personnelle de la réalisatrice de La cuisine rouge.

Plusieurs générations étaient représentées lors de la deuxième représentation. La réalisatrice a humblement répondu aux questions et a reçu les divers commentaires remplis d’espoir de part et d’autres. Certains auraient aimés passer la soirée à prendre des martinis avec l’artiste, je suis de celle-là.

Le film 30 tableaux de Paule Baillargeon, produit par l’ONF, devrait sortir au mois de mars 2012.

Pour plus d’informations sur le film, voici quelques liens intéressants :

ONF (Investigateur du film) :

http://blogue.onf.ca/2011/10/11/trente-tableaux-dans-la-vie-de-paule-baillargeon/

Entrevue à l’émission Désautels de la radio de Radio-Canada :

http://www.radio-canada.ca/emissions/desautels/2011-2012/chronique.asp?idChronique=178388

André Duchesne de La presse pose cinq questions à Paule Baillargeon :

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/entrevues/entrevue/15857-cinq-questions-a-paule-baillargeon.html

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Kathryn Bigelow…

8 mars 2010 at 00:27 (Aventures parallèles)

Félicitations, Queen of the U.S.A Cinematographic World!!!

En cette journée de la femme, enfin une première réalisatrice à gagner un Oscar dans sa profession.  En 82 ans, faut le faire!

Un bonjour à Lina Wertmuller (1977), Jane Campion (1994) et Sophia Coppola (2004), qui l’ont précédé!!

Cordialement,

Une belette cinéphile.

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Je l’ai fait. Je l’ai fait….JE L’AI FAIT!!!

27 janvier 2010 at 21:25 (Aventures parallèles, Frenchs d'or / Golden French Kiss Award)

Oui, mission accomplie et maintenant du calme Loulou!   Ça  va me prendre au moins une quinzaine de bonnes parties de sudoku niveau expert pour me calmer les nerfs et reprendre mon air de belette tranquille.  Je le savais que d’accepter un café de mon Grand Loup (alias Olivier THE Cinéclectique Double D) me perdrait dans les vallées de la nervosité, mais je me suis laissé convaincre que mes neurones avaient besoin de se remontant pour l’entrevue avec Paule Baillargeon en directe de la chaleureuse Cinémathèque québécoise.  Surtout que j’avais préparé des notes, que j’ai oubliées à la maison.  Quelques fois, les écrits s’envolent c’est pourquoi la mémoire doit rester alerte.

L’entrevue, tenue alors que les flocons dansaient avec le vent et recouvraient le printemps de ce janvier monotone, était appréhendée depuis un peu plus de 24hres.   Plus les heures se rapprochaient du moment, plus je me pratiquais mentalement à remettre le premier prix French d’or, à formuler des questions pertinentes que je voulais lui poser depuis longtemps ainsi qu’à m’encourager comme une meneuse de claques sur l’ecstasy durant le Super Bowl en me disant que tout irait très bien, mais que je devais m’attendre au pire, tout d’un coup, on sait jamais.

Cinémathèque québécoise. Intérieur. 17h30.  Moi et Olivier à l’aventure.

Elle nous attendait, assisse tout près de la réception, sur un des confortables bancs rouges.  On s’est présenté, on s’est serré la main, je l’aimais déjà tout plein!  On s’est installé au resto, ensuite on s’est réinstallé plus loin, faute d’un environnement sonore inadéquat.  Olivier, galant homme, est venu nous rejoindre verre de martini double olive à la main, pour notre réalisatrice, scénariste, actrice et récipiendaire du prix Albert-Tessier 2009 préférée.   J’étais étonnamment calme durant l’entrevue (dû moins j’essayais en maudit!) où l’on a parlé de son projet actuel sur lequel elle travaille en résidence à l’ONF, de son film La cuisine rouge (1980), de la femme invisible que l’on aime montrer, de sa joie de peindre et de sa volonté à pousser l’interdit.  Et puis, l’heure est venue où je lui ai remis le premier prix French d’or de ma voix enjouée de groupie remplie de fierté.   Elle était contente, je ne tenais plus en place, Olivier riait de bon cœur et nous a photographié ensemble, nos têtes se touchant presque et madame Baillargeon tenant fièrement la photo que je lui donnais de moi lui envoyant un baiser agrémenté de quelques mots qui définissaient le pourquoi de ma gratitude envers son travail : « French d’or #1 : Paule Baillargeon.  Humanisme, persévérance et intégrité dans l’ensemble de votre œuvre.  C’est pourquoi vous méritez toute ma gratitude ainsi qu’un baiser doré.  Merci! »

Olivier nous a quittés, il avait un rendez-vous, madame Baillargeon est allée présenté son film Le sexe des étoiles (1993), je suis partie me calmer et attendre l’autobus.  J’ai fait les 500 pas/secondes en attendant la 30 Nord au coin de Berri et Maisonneuve pendant 10 minutes.  J’avais le goût de pleurer, je ne me suis pas retenue.  À quoi bon?  Je suis une belette sensible qui est fière de reprendre ses rêves, ça me fait trop de bien pour garder ça en dedans.  C’est bon de faire des folies,  j’ai été trop sage toute ma courte vie, je ne suis pas docile comme on a voulu me le dicter, moi aussi je veux défricher.

Finalement, pas besoin de notes pour dire à quelqu’un qu’on l’aime!  Merci Paule Baillargeon!  Bon, je m’en vais courir Montréal au grand complet pour me calmer.  Bonne soirée!

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Facebook quand tu nous liens…

9 janvier 2010 at 18:54 (Aventures parallèles)

et bien tu nous tiens.

http://www.facebook.com/pages/AmenicArt-Lendroit-et-lenvers-du-septieme-art/168240019078

Au plaisir!

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Venez Twitter!

8 janvier 2010 at 20:10 (Aventures parallèles)

Je suis maintenant sur Twitter. Avec le même nom de code…amenicart.

http://twitter.com/amenicart

Au plaisir!

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