Cachez cette pluie que je ne saurais voir.

22 mai 2012 at 09:13 (Cannes 12, Festivals 2012)

Voici un bref aperçu des derniers jours :

  • Un locataire saoul nous a réveillés à 3h45 cette fin de semaine. On ne savait pas qu’il était locataire, mais on a su qu’il était saoul, fou et furieux. Il a avait oublié sa clé pour entrer dans l’immeuble. Il a sonné à répétition et quand je lui parlais du balcon, il ne répondait pas. La police municipale a été rejointe (ils sont lents en maudit!), mes proprios aussi et le gars a finalement, après une heure 20 minutes d’acharnement, été demandé du secours à son propriétaire. Un conseil : il est mieux de ne pas me croiser.
  • Il pleut, il pleut bergère, rentre ton tapis rouge.
  • La pluie persiste et signe.
  • J’ai rencontré Robert Charlebois. Vu le film Un bonheur n’arrive jamais seul de James Huth avec Gal Elmaleh, Sophie Marceau et Robert Charlebois dans un petit rôle. Le tout en visionnement privé. Je suis choyée. Contente d’Échos Vedettes ait pris mon article.
  • Je ne dors pas beaucoup (old news…)
  • Je me suis achetée des macarons aux foie gras et figue et foie gras et confit d’oignon. « Mais t’es pas végétarienne toi?! » Ouain, so what? Chacun son péché mignon. J’attends le bon moment pour les déguster.
  • J’ai vu le dernier Ken Loach (et tant d’autres…) Ça m’a fait du bien!
  • J’ai une invitation pour le Silencio Club de David Lynch. On verra bien.
  • Y’a eu un visionnement de clips du prochain Tarantino, j’ai pas été invitée (old news…).
  • Le linge ne sèche pas. Ça fait chier!
  • J’ai pas trop le temps d’en dire plus.

Le soleil se pointe, enfin.

De retour bientôt!

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La pluie tombe sur l’amour

20 mai 2012 at 18:29 (Cannes 12, Festivals 2012)

Temps de merde à Cannes, c’est la flotte totale aujourd’hui et je suis en sandale. Scandale! Malgré qu’elles sont imperméables. Ridicule me direz-vous, eh bien pas tant que ça. Ce sont des Keen à trous, et donc partiellement dénudé. Je n’ai pas vraiment senti la pluie sur mes pieds, mais je l’ai senti dans les os et lorsque j’enfilais mon (tout nouveau) kangourou signé Cannes, acheté hier, parce que j’ai oublié une petite laine.

J’ai pris en grippe toutes les personnes qui me dépassaient durant les files d’attente. J’en ai eu pour mon argent, ils en ont eu plein la gueule.

Hier, j’ai vu le nouveau Thomas Vinterberg (Festen, Dear Wendy, Submarino), réalisateur danois que j’aime beaucoup. Par contre, je dois dire que depuis Festen (Célébration), ses œuvres n’ont pas été très transcendantes pour moi. Je suis donc entrée dans la salle Debussy avec appréhension pour voir Jagten (La chasse) mettant en vedette une grande star du Danemark, l’acteur Mads Mikkelsen (Casino Royale, After the Wedding). Je suis sortie de la complètement marqué par ce suspense dramatique et psychologique où une fillette épris du meilleur ami de son père, et son gardien au jardin d’enfants, j’en prends à lui et dit à la directrice de la garderie qu’il lui a montré son pénis. Le doute ravage, parce que tout le monde sait qu’un enfant (qui plus est une jolie mignonne blonde au sourire et à l’intelligence adorable) ne ment pas, alors la directrice, les collègues de travail, les amis et la famille de Lucas. Ce qui est très intéressant, c’est que Vinterberg nous met d’emblée dans la vérité et nous propulse, tout comme le personnage principal, dans l’enfer de l’injustice. Ça va loin. Lucas devient une proie. Un drame psychologique d’une grande puissance, sauf pour certains critiques français que j’aurais assassinés tellement ils étaient condescendants par rapport à l’œuvre. Je ne comprends pas, je crois que Vinterberg est revenu dans un chemin de haut calibre avec ce film. YYYÉÉÉ!!!! Vive le cinéma danois!

J’aimerais ici vous reconfirmer que mes proprios sont absolument merveilleux. La preuve? J’ai demandé à mon proprio William où il avait pris les chocolats fourrés à l’expresso Ferrero. Et vlan, il fait des recherches pour en trouver, parce qu’il les a reçus en cadeau et ça vient d’Italie. Comment résister?

D’autre part, vous savez qui j’ai rencontré hier? Notre Robert Charlebois préféré! Oh que oui. J’ai même été invitée à la projection privée d’un film dans lequel il a un petit rôle et où Gad Elmaleh et Sophie « beauté criminelle » Marceau y ont les rôles principaux. Une comédie romantique fort sympathique! J’en dirai plus bientôt.

Amour/haine

Oui, j’ai vu le dernier Michael Haneke (Le ruban blanc). Son dernier opus intitulé Amour met en vedette Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Rivas. C’est jamais facile de sortir indemne d’un Haneke. Les acteurs sont formidables!!!! La vieillesse entraine Anne dans la paralysie et son mari doit s’occuper d’elle. Un film sans complaisance, un peu froid bien sûr, mais puissant. Par contre, en terme d’œuvre, il ne dépasse pas le Audiard et le Vinterberg. Et on a eu droit à un concerto en toussotement majeur durant tout le film. Je bouillais! Je crois que l’entassement perpétuel dans les foules commence à me ronger.

D’un autre côté, le nouveau Abbas Kiarostami (Copie conforme) m’a tuée raide, dans le sens que j’ai perdu deux heures de ma vie. Son Like Someone in Love, tourné au Japon avec des acteurs japonais, est tellement épuisant en vide que j’aurais déchiré la toile de l’écran si je n’avais pas été assisse au balcon à côté d’un critique qui puait de la bouche. J’ai également amené dans la souffrance les deux (autres) critiques français qui voyaient le film comme un chef-d’œuvre. « Ah! Vous savez, cher ami, Abbas est vraiment le maître de l’observation! » Ta gueule, merdeeeee!!!! Une jolie jeune femme est call-girl, son client est un vieux, il ne la touche pas, il ne veut que parler (une chance où j’aurai crié…). Elle a un petit ami, il est assez crétin et veut la marier pour pouvoir la garder à vue. Un quiproquo les fait rencontrer pis c’est pas mal ça. La deuxième scène du film est réservée aux messages que la jeune fille a sur son répondeur. Interminable, je mangeais mon siège jusqu’à tant que je commence à rêver aux pâtes que je pourrais me faire en arrivant à l’appartement… avec beaucoup de fromage et de poivre. Ça c’était le bout le fun du film, pour moi.

J’ai voulu aller voir Confession of a child of the century de Sylvie Verheyde avec Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg. Je croyais que c’était dans la salle Bazin, c’est ce que j’avais écrit au calendrier. J’ai attendu, le film a commencé avec la mention Abbas Kiarostami. Tu me niaises tellement?! Je me suis trompée de salle, c’était à la salle Debussy. J’ai couru, j’ai foncé dans Doherty qui passait pour faire son entrée dans le couloir. Vraiment amoché pauvre petit. Je suis sortie et je n’ai pas pu entrer… J’étais en maudit contre moi, jusqu’à tant que je voie un taxi qui débarquait des passagères. Je suis embarquée dedans, croyant trouver un sauveur pour me ramener au sec (façon de parler parce que mes vêtements étaient mauditement humides…) chez moi et il m’a dit : « Ah non, mademoiselle, je ne peux pas vous prendre, je dois aller à l’arrêt de taxi de l’autre côté de la rue pour prendre les gens qui attendent. » Hein?! QUOI?! On s’est obstiné un peu, j’ai claqué la porte et je suis devenue fâchée contre lui. J’ai marché sous la pluie battante tout en souhaitant éviter une pneumonie.

Je suis saine et sauve, mais trempée. Mes pâtes étaient aussi délicieuses que dans mes pensées durant le Kiarostami.

Un pur bonheur dans ma journée : le film The Sapphires de Wayne Blair, premier long métrage, avec l’acteur irlandais Chris O’Dowd (le policier dans Bridesmaids) que j’adore d’amour pur! Pas juste pour son corps et son accent, mais parce que je le trouve bon… et adorable. Un film sympathique, rien d’exceptionnel, mais de la bonne musique soul, même en temps de guerre du Vietnam avec de jeunes femmes aborigènes de l’Australie essayant de faire carrière en chanson. Avec le bruit de la pluie en background et bien assisse dans la salle Bunuel, j’étais aux anges, même avec mes pantalons qui séchaient directement sur les jambes.

Bonne nuit.

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Jour 2 : Nanni m’a fait peur.

17 mai 2012 at 18:01 (Cannes 12, Festivals 2012)

Un peu déçu de ne pas avoir pu entrer à l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs avec un nouveau Michel Gondry : The We and the I et la remise du Carosse d’Or à Nuri Bilge Ceylan. Par contre, alors qu’on annonçait que c’était complet, j’entendais crier une femme : Nanni, Nannnnniiiii!!!! Je me suis retournée et le beau (et fort sympathique) Président du festival de cette année, Nanni Moretti, me touchait l’épaule. J’ai eu tellement peur, j’ai fait une moue d’horreur, il m’a souri bizarrement. Je me suis excusée, il m’a souri sincèrement. Charmant Président. J’aimerais bien savoir s’il a aimé le Gondry. Je tenterai de le voir demain.

Dans la catégorie, ça n’arrive qu’à moi (et évidemment ça m’est arrivé alors que j’étais affamée et fatiguée) : je marche jusqu’au terminus d’autobus. Je prends le bus 8, qui j’en suis presque certaine passe devant l’appartement. Il m’envoie dans la direction contraire, exactement là où j’avais commencé ma marche. Attente pour un taxi. Attente vraiment longue pour un taxi… Et hop, à la maison. Ouf, mon bout de sandwich était bon.

Je ne suis pas encore revenue du film d’Audiard : De rouille et d’os. Dans le journal Libération, le journaliste (cruche) commence comme suit son texte sur le film : « Tout est bien dans De rouille et d’os, sauf cette petite faute de goût qui ternit tout : c’est un chef-d’œuvre. C’est du moins dans cet esprit qu’il a été conçu et c’est naturellement cet esprit qui l’empêche de l’être. Sinon, tout est bien. Le décor naturel par exemple : La Côte d’Azur, banale et moche comme en vrai. […] »  Amenez-moi ce « critique » que je lui étampe la tête sur un mur de béton afin que se dégonfle son égo ridicule. Quel con! J’ai pas pu lire la suite, j’étais trop en maudit. Ça prend bien un Français pour écrire de la sorte. Que de pédanterie pour une œuvre et un maître du cinéma aussi sincère.

La description de film la plus drôle se trouve à la Semaine de la critique, la voici pour votre plaisir :

La bifle (The Dickslap) de Jean-Baptiste Saurel, France, 2012, 25 minutes 30 secondes

Francis un patron d’un vidéoclub qui doit son succès aux films de Ti-Kong, satr de king-fu. Complexé par sa bite, il n’arrive pas à avouer ses sentiments à Sonia, son employée. Mais lorsqu’elle se voit offrir un rôle dans Evil Nurse – dernier opus de Ti-Kong – Francis n’a plus le choix… Il doit sauver Sonia d’un terrible danger : La Bifle.

Est-ce que les programmateurs du festival Spasm pourraient y jeter un œil? Merci.

Film créant le plus de malaise? Paradis : Amour du réalisateur autrichien Ulrich Seidl (Dog Days, Import/Export). C’est le Todd Solondz à la puissance mille (dans le temps de Happiness, parce qu’avec son dernier film, Dark Horse, Solondz déçoit en sale). C’est une version du film Vers le sud plus trash et pornographique de dames qui s’en vont se faire culbuter au Kenya par de jeunes hommes en manque d’argent. Oh boy, c’est un deux heures qui à la fin, n’en finit plus de gratter le bobo. C’est aussi la première partie d’une trilogie sur la recherche de bonheur. J’ai hâte de voir la suite.

La phrase entendue le plus souvent aujourd’hui : « Le film que je veux voir le plus est le Dolan, et toi? » « Ah ouain, c’est sûr! » Bon, j’y vais ou j’attends à la maison?

Bombardement sur la ville par des feux d’artifice!!!! Tasse-toi NY, la ville qui ne dort pas, c’est Cannes, jusqu’au 27. Ça résonne en maudit, je crois qu’on va mourir. Tabar…

J’ai reçu une invitation pour le club privé Silencio de David Lynch. C’est tentant en maudit, où est-ce que je vais mettre ça dans mon horaire bordel? Allons-y pour mardi.

Meilleur lapsus en onde de ma part : À la Swompe, j’ai mentionné que j’allais, la semaine prochaine, poursuivre mon descriptif du Festival de femmes. Ha ha, je me suis bien reprise.

Observation au niveau des titres en compétition long métrage :  Je remarque que le mot amour revient beaucoup, mais je sens que la façon de traiter le sujet sera ironique.

Paradis : amour de Ulrich Seidl (Sté que ça par bien comme observation)

Amour de Michael Haneke (ça ne sera pas de la tarte…)

Like someone in love de Abbas Kiarostami (Ça se passe au Japon entre un vieil homme et une jeune femme, ouain… à voir…)

J’adore que le titre du film de Resnais : Vous n’avez encore rien vu. Surtout qu’il célébrera son 90e anniversaire le 3 juin. Bravo!

On se plaît depuis des lunes que les synopsis de films en français et en anglais dans le programme du FFM ont des différences majeures. J’ai découvert que Cannes faisait la même chose. La preuve :

Film : V Tumane (Dans la brume) de Sergei Loznitsa.

Description française :

« Les yeux et les oreilles sont de pauvres témoins pour celui dont l’âme est barbare. » Héraclite

Une forêt. Deux résistants.

Un homme à abattre, accusé à tort de collaboration.

Comment faire un choix moral dans des circonstances où la morale n’existe plus ?

Durant la Seconde Guerre mondiale, personne n’est innocent.

Version anglaise :

Western frontiers of the USSR, 1942. The region is under German occupation, and local partisans are fighting a brutal resistance campaign.

A train is derailed not far from the village, where Sushenya, a rail worker, lives with his family. Innocent Sushenya is arrested with a group of saboteurs, but the German officer makes a decision not to hang him with the others and sets him free. Rumours of Sushenya’s treason spread quickly, and partisans Burov and Voitik arrive from the forest to get revenge.

As the partisans lead their victim through the forest, they are ambushed, and Sushenya finds himself one-to-one with his wounded enemy.

Deep in an ancient forest, where there are neither friends nor enemies, and where the line between treason and heroism disappears, Sushenya is forced to make a moral choice under immoral circumstances.

Ah ben oui hein, comme c’est bon d’être bilingue.

Meilleur titre d’article vu aujourd’hui : The Wrap : Cannes 2012: It’s a Man’s World (But at Least That Man Isn’t Lars von Trier) Ha ! ha !

Et bonne soirée!

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Jour 2: Des hommes et des bobinettes.

17 mai 2012 at 07:31 (Cannes 12, Festivals 2012)

C’est vraiment parti! Première journée avec la conférence du jury du festival. Évidemment, tout le monde est poli dans leurs réponses, même Andrea Arnold qui s’est fait poser la fameuse question : « Que pensez-vous du fait qu’il n’y ait aucune réalisatrice en compétition? » « Je ne voudrais pas qu’on choisisse mon film parce que je suis une femme», a-t-elle répondu. Ben oui, c’est ça, tous les films réalisés par des femmes n’étaient pas de calibre. C’est gros films américains présentés en compétition sont mieux de valoir la peine, et non j’y être parce qu’ils sont américains…  On verra bien. À ce sujet, toujours à l’avant-plan… ça l’air, Coline Serreau, Virginie Despentes et Fanny Cottençon ont signé un texte qui dénonce le fait que la place des femmes reste plus importante sur l’affiche officielle et en tant que maîtresse de cérémonie que dans la compétition, derrière la caméra. L’article s’intitule : À Cannes, les femmes montrent leurs bobines, les hommes, leurs film. J’adore le titre et elle vise juste. Une seule palmée, Jane Campion pour The Piano (1993), et ex aequo (en plus !) avec Chen Kaige pour Adieu, ma concubine. L’an passé, pour la première fois en 64 ans, le festival avait permis 4 réalisatrices en compétition. 4. Lynne Ramsay, Julia Leigh, Maïwenn et Naomi Kawase.

En réponse Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, a répondu ceci dans le journal L’Express. Sérieux, il n’y avait AUCUN film vu et réalisé par une femme qui valait sa place en compétition ? Eh ben, j’ai vraiment hâte de voir si le film avec Brad Pitt vaut tant la peine que ça… Ou peut-être pas.

Si y’a un film que je ne trouvais pas de calibre, personnellement, malgré un intérêt dans le synopsis, c’est celui du réalisateur égyptien Yousry Nasrallah : Après la bataille. Faire un film ayant en intérêt les événements de la place Tahrir, c’est très intéressant. L’histoire d’amour par contre, un peu incompréhensible.

Mais revenons à nos moutons du début… BBBÊÊÊÊÊ. J’ai raté le premier visionnement de presse de Moonrise Kingdom de Wes Anderson, ainsi que sa conférence, pour accueillir ma sympathique coloc. Je me suis reprise après la conférence de presse du jury. En gros : ça charme, mais pas autant que je l’aurais cru. Direction artistique impeccable, mais musique vraiment trop pesante et présente. À vous de voir lorsqu’il sortira en salles.

Ce fût à peu près ma journée d’ouverture de festival. La fébrilité est là, toujours au rendez-vous!

Ce matin, j’ai vu le film de Jacques Audiard (Le prophète) : De rouille et d’os. Si ce film n’est pas sélectionné pour la clôture avec un prix, je crie SCANDALE!!!! C’est magnifique, brutal et émouvant. Si l’an passé, Lynne Ramsay m’avait complètement renversé avec We Need to Talk about Kevin, cette année Audiard remporte un french d’or de ma part. Cibôle Jacques, comment vous faites? En conférence, le grand maître est généreux, tout comme Marion Cotillard et l’acteur belge Matthias Schoenaerts (attention chaud devant! Ouf! Oh que oui! Mmmmm!! Il est dans la même veine que Michael Fassbender…), les deux acteurs principaux qui livrent des performances très justes. À la sortir du film, je devais communiquer avec Robert Charlebois (oui, le chanteur, je vous raconterai plus tard…), je tremblais encore du film, mais je n’étais plus nerveuse de composer le numéro.

Pour l’instant, c’est ça. Je dors un peu et reviendrai avec d’autres nouvelles!

En passant, deux textes ont déjà été publiés :

CISM : http://www.cism.umontreal.ca/blogue/2012/05/cism-a-cannes-65-ans-toujours-aussi-fringant.html

Méconnus : http://www.lesmeconnus.net/fievre-cannoise-a-lattaque/

Vers 17h, je serai en direct de la Swompe sur les ondes de la marge de Montréal, 89,3FM!!

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Jour 1 : C’est ça la vie!

16 mai 2012 at 01:18 (Cannes 12, Festivals 2012)

Allez Marilyn, souffle fort et longtemps! Y'en a 65!

Il est 6h12 du matin, première journée du 65e Festival de Cannes. La vie est bonne, les palmiers sont hauts et forts devant moi. Une vue magnifique de l’appartement appartenant aux plus sympathiques proprios du monde et où, une nouvelle pâtisserie s’est ouverte il y a une semaine et demie à 2 minutes de la sortie de cour, face à la mer. Le destin est généreux en bonheur présentement. C’est vrai que j’ai mangé la claque avant de partir, alors il était mieux d’être fin.

Un vol direct Montréal-Nice, quand tu détestes prendre l’avion, c’est une solution géniale (et bizarrement, c’était la moins chère de toutes) d’arriver moins fatiguée, même avec 6 heures de décalage horaire. Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai plus de difficulté avec les 3 heures qui séparent Montréal de Los Angeles, que la moitié de journée qui vogue vers l’avant entre chez moi et la ville du Noël des cinéphiles. Allez savoir…

Mon nouvel appartement est superbe. Moins loin que celui de l’an passé. Connexion Internet du tonnerre incluse. Terrasse où l’on voit danser la mer. Bouteille de rosée de bières au frigo, gracieuseté des proprios (j’vous l’ai dit qu’ils étaient fantastiques!), paix et tranquillité à perpétuité. Je ne serais pas surprise de rater quelques films du genre gros film américain gluant, pour rester sur la terrasse à regarder l’horizon.

Je me suis endormie hier vers minuit après avoir préparé mon horaire (ça prend toujours un temps fou), gossé après le téléphone « intelligent » pour le comprendre (il n’a presque plus de secret pour moi), j’ai rédigé des textes (assez fière de moi, je ne pensais pas en faire autant, ceux qui me connaissent ne seront par contre pas surpris…) et lu tout le programme officiel du festival. TOUT! Je le connais presque par cœur. Qui est le plus âgé cinéaste en compétition? Alain Resnais! 90 ans le 3 juin prochain! Le plus jeune? Jeff Nichols (Take Shelter), il a mon âge le salaud! L’âge du Christ. De quel film les frères Dardenne sont coproducteurs? Beyond The Hills de Cristian Mungiu (palmé en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours.) Qui est le réalisateur avec le plus grand nombre de présences à Cannes? Ken Loach, dizaine de fois en compétition et je crois, si mes calculs sont bons que c’est ça 14e présence au festival. Merci lecture de fond en comble et aussi au classeur Excel que je me suis fait avant de partir… Oui, folle de même.

Il me reste le programme de la Semaine de la critique et celui de la Quinzaine des réalisateurs (que je n’ai pas encore) à lire. Est-ce que j’ai du temps pour le faire? Non. Est-ce que je compte le faire pareil? Oui.

Je voulais m’avancer dans la lecture de On The Road et Cosmopolis, les adaptations cinématographiques étant toutes deux en compétition, mais j’y arrive pas. C’est la deuxième fois que je tente le coup pour On The Road (la première fois il y a une dizaine d’années), j’accroche pas bordel! J’ai donc hâte de commencer Cosmopolis de Don DeLillo et j’avance à pas de tortue dans le bouquin de Kerouac.

Pour ceux qui ont la dent sucrée, j’ai découvert un nouveau péché mignon : Pocket Coffee expresso de Ferrero (même compagnie que Ferrero Rocher). Petit rectangle au chocolat avec du café liquide à l’intérieur. Quand tu croques, tu sens les grains de café cristallisés sur les côtés internes. Je vais faire tout mon possible pour en ramener une boîte de 1000. Comme si j’avais vraiment besoin de me trouver une dépendance alimentaire…

Vous savez ce qui me rend perplexe? Le papier de toilette rose. Je ne la comprends pas. Ça semble être la mode ici.

Ça y est, la France est divisée. Hollande est maintenant au pouvoir. Si jamais quelqu’un se plaint du coût de nos cérémonies officielles au Canada, je vais le ou la faire asseoir première rangée à celle de la France. C’est énorme! Les pros Sarko sont réellement en peine, les pros Hollande sont heureux comme des pans. Certains pensent que le fait que Hollande ait gagné, est un complot organisé par les Américains pour dénigrer l’euro. C’est pas des farces, je l’ai entendu à plusieurs reprises directement de la bouche de Cannois. À la télévision, on comprend vite le positionnement des participants, et animateurs, aux tables rondes, tellement ils sont ironiques et hautains envers Hollande (et peu envers Sarkozy). Malaise. Personnellement, je ne pense pas qu’il y aurait beaucoup de nouveaux présidents qui se feraient un devoir de saluer la foule sous la pluie battante, sans un porteur de parapluie. Le pauvre, il ne devait pas voir grand-chose, tellement ses lunettes étaient trempées. Le plus intéressant, c’est que tous avouent que le pouvoir change les présidents étant donné la solitude que les assaillent. Ils se demandent donc comment Hollande fera son compte à la tête du pays, comment la transformation dans son comportement sera visible.

Bon, je retourne au lit. Ma coloc arrive vers midi, ensuite c’est le grand départ vers les conférences de presse et le nouveau Wes Anderson : Moonrise Kingdom. J’ai tellement hâte!! J’ai encore eu les yeux dans l’eau quand j’ai aperçu le palais au loin. Recevoir sa passe de presse est toujours un plaisir émouvant, qui s’évanouit quand on te charge pour le cellulaire que tu dois te procurer afin de rester sur terre…

Ah oui, je vais probablement rencontrer Robert Charlebois demain. Il vient à Cannes depuis des années et j’ai demandé une entrevue qui a été accordée. J’ai bien hâte qu’il me raconte comment une de ses guitares s’est retrouvée dans les mains de Kurt Cobain et prendre des nouvelles de… Réjean Ducharme.

L'an passé s'était le twit de Chanel, cette année c'est le sympathique Jean Paul Gaultier.

Bonne journée!

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Cannes prise 2 : La mer qu’on voit danser

15 mai 2012 at 13:16 (Cannes 12, Festivals 2012)

C’est reparti. Enfin. Après des mois chaotiques où l’épuisement et le dur labeur ont presque eu raison de moi, enfin je reviens à la vie et à une certaine paix alors que je regarde l’horizon cannois pour la deuxième année. 65 bougies à souffler.

Voici un compte rendu de mes activités professionnelles pour me suivre :

Twitter : Amenicart

Je vais tenter de gazouiller comme jamais. J’ai un sympathique téléphone « intelligent », je compte m’en servir à fond.

Entendre ma voix

CISM 89,3FM : Pour deux émissions, on espère le plus souvent en direct!

  • La Swompe (avec Éric et Mathieu) : le jeudi entre 16h et 18h.
  • Les Méconnus  (avec Mélissa) : le vendredi entre 10h30 et 12h00

Lire ma plume

Les Méconnus : Le super nouveau Webzine sur l’art émergeant et underground qui inclut une équipe du tonnerre!!

CISM, le blogue!: Ben sté que… ouiiiii!!!

Échos Vedettes : Alias LE magazine de VOS vedettes! Je me sentais un peu trop à gauche. Afin de me recentrer, mais surtout pour le plaisir de retravailler avec MON Normand (une bête de potins internationaux et une plume remplie de clins d’œil)

Mon blogue, bien sûr…

C’est pas mal ça et c’est assez.

En passant, j’ai trouvé les meilleurs proprios du monde! Ils sont à Cannes, dommage j’en prendrai bien des comme eux à Montréal… Se faire accueillir avec une bouteille de rosée et une connexion Internet du tonnerre… moi, ça me parle.

Le bonheur est arrivé, que les festivités commencent!

À bientôt!

Votre dévouée belette cinéphile.

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