Golden French Kiss Award : Because to “French” is to love in a deep and passionate way.

11 avril 2010 at 13:42 (Frenchs d'or / Golden French Kiss Award)

The Golden French Kiss Award is the highest gratitude reward giving by Amenicart.  It is a virtual reward giving to a creative person who has charmed the heart of the cinéphile weasel that I am by his or her humanism, perseverance to create and integrity in his or her life and work.  Those three qualities reflect the importance to never give up and, therefore, to hold on to our dreams so we can keep on going on our path without caring about the arrogance of some and the indifference of others.  The award is giving every season, depending on the inspiration of the moment.

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Récipiendaire du French d’or printemps 2010… / Spring 2010 Golden French Kiss Award Winner…

11 avril 2010 at 12:13 (Frenchs d'or / Golden French Kiss Award)

Mr. Roger Ebert, film critic extraordinaire.

http://rogerebert.suntimes.com/

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English version will follow.

Mon Roger, mon critique de cinéma.

La première fois que j’ai vu Roger Ebert et Gene Siskel, c’était à la télévision, par hasard, durant les premières années de mon adolescence.  Je suis tout de suite tombée amoureuse d’eux. Incroyable duo de cinéphiles passionnés!  Je me souviens du jour où l’on a annoncé la mort de Gene Siskel, je me suis sentie tellement triste que j’aurai pu acheter un billet d’avion direction Chicago pour aller donner un câlin à Roger Ebert.  Sa mort était soudaine et injuste.  L’argent étant un problème, je suis restée avec ma peine durant toute cette première semaine du mois de février 1999.  Je me souviens également du retour de Rober Ebert, seul, à son émission « At The Movies ».  Respectueux et courageux, j’ai espéré dès ce moment pouvoir un jour le rencontrer.

J’ai commencé à utiliser mes 2 semaines de vacances annuelles pour aller au Festival international des films de Toronto en 2000 afin d’expérimenter un grand festival de films.  Je, me, moi et ma passion pour le cinéma, seule et en extase.  Je me souviens d’avoir vu M. Ebert à quelques reprises dans les files d’attente publiques attendant d’entrer voir un film qu’il n’avait pu voir en visionnement de presse ou proche du Varsity Theater, où les visionnements de presse sont tenus la plupart du temps. Deux ans plus tard, je l’ai vu à un visionnement de presse du film « Décalage horaire » de Michèle Thompson qui mettait en vedette Jean Reno et Juliette Binoche.  J’avais alors eu la chance d’emprunter la passe « industrie » d’une amie.  Ou peut-être, était-ce durant un autre visionnement, mais je me souviens que c’était complet et que j’étais devenue rouge tomate à la vue du célèbre critique qui se cherchait désespérément une place.  À toutes les fois que j’ai eu la chance de le croiser par hasard, mon cœur se liquéfiait dans ma poitrine, je restais sans voix et je ne trouvais pas la force ni le courage d’aller lui parler.  Je suis affublée de ce mal qui  m’empêche d’aller vers les gens que j’admire, car j’ai peur, due à une très mauvaise expérience, de me rendre compte que la personne sympathique que je m’étais imaginée, est en fait extrêmement déplaisante et me révèle un ego de la grosseur d’un météorite fonçant tout droit vers ma petite planète.  Maudite peur!

Comme plusieurs de ses admirateurs, j’ai entendu et lu à propos du cancer de M. Ebert, des chirurgies qu’il a dû subir ainsi que de ses batailles pour s’en sortir le plus dignement possible, le tout entouré de son ange Chaz.  Merveilleuse Madame Ebert!  Je le croisais alors de temps en temps à la télévision, cette fois avec le critique Richard Roeper que je détestais.  Désolé M. Roeper!  L’amour que je portais à Roger Ebert augmentait de fois en fois et puis, me perdant dans le travail à temps plein, j’ai perdu de vue mon critique préféré.  Ce n’est qu’en novembre 2009, alors qu’entrait chez moi Internet pour la première fois de ma vie (oui, ça m’a pris du temps!), que je repris la lecture des critiques et des histoires de Roger Ebert.  Je me suis même abonnée à Twitter pour avoir plus de nouvelles de lui.  Dieu sait qu’il « tweet » beaucoup!  Il m’a toujours paru comme quelqu’un de qui je pourrais apprendre énormément.  C’est pourquoi, je suis extrêmement fière de remettre le French d’or printemps 2010, pour humanisme exceptionnel, persévérance et intégrité dans la vie personnelle et dans le travail au plus merveilleux des critiques de cinéma (c’est mon opinion) encore vivant, gagnant d’un prix Pullitzer et étoile dans mon chemin des plus fabuleux, j’ai nommé M. Roger Ebert.

Cher M. Ebert, veuillez accepter cette modeste récompense virtuelle d’une de vos admiratrices et belette cinéphile passionnée.  Vous avez pris, à bout de bras et de souffle, des moments difficiles et vous les avez transformés en histoires courageuses utilisant les bons mots pour traduire le tout.  J’admire votre persévérance et votre amour du cinéma.  Vous êtes irremplaçable dans  ce monde où trop de journalistes/critiques oublient de façon régulière le sens véritable et la beauté du mot « intégrité ».  Ils préfèrent la facilité; la politesse au lieu de la vérité, faire plaisir au lieu de  critiquer.   Le cinéma est, comme plusieurs autres formes d’art, une façon de voyager, de permettre des perceptions différentes de la vie, n’oublions pas qu’il existe encore dans certains pays et par certains créateurs, des films qui sont des actes de rébellion contre une façon de vivre ou contre un système intolérant.  Le cinéma devrait être, la plupart du temps, une façon d’ouvrir nos yeux, trop souvent fermés à double tour, à d’autres perceptions et aux vérités ignorées.

Merci pour votre travail formidable et veuillez accepter ce French d’or, qui peut-être, pourra vous apporter du bonheur dans les moments plus difficiles, sans avoir peur d’avoir été infidèle à votre amoureuse.

Sincèrement,

Amenicart

Une belette cinéphile qui est très heureuse de votre retour en force et qui espère peut-être vous rencontrer au TIFF en septembre prochain.

Pour plus d’informations à propos de M. Ebert:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Ebert

Une entrevue (en anglais) incroyable avec Roger Ebert par Chris Jones du magazine Esquire:

http://www.esquire.com/features/roger-ebert-0310?click=main_sr

My Roger, my movie critic.


I was a teenager when I first saw Roger Ebert and Gene Siskel on TV.  I felt in love with them both immediately.  Amazing duo, passionate cinéphiles!  I remember the day the death of Gene Siskel was announced, I felt so sad, I could have bought a plane ticket to Chicago to give a gigantic hug to Roger Ebert. It was so sudden and unfair. But the damn money was an issue, therefore I stayed alone with my sadness for that whole specific week in February 1999.  I remember seeing Roger Ebert coming back, alone, on the show « At the movies », with grace and in a very respectful way.  I then hoped that one day I could meet him.

In 2000, I started to go to the Toronto International Film Festival.  I, therefore, started to take my annual 2 weeks’ vacation to experiment a big film festival on my own.   Me, myself and my passion for cinema.  I remember seeing Mr. Ebert in the public ticket holders line.  Waiting. Or near the Varsity Theater, where most of the press screening are held during the festival.  I think a few  years later I even sat next to him during the press screening of the french movie « Décalage horaire » (Jet Lag) directed by Michèle Thompson and starring Jean Reno and Juliette Binoche. I had the chance to borrow the industry pass of a friend.  Or maybe, it was during another movie, but I know that it was a sold out press screening  and that my jaw dropped, my face turned red and that I couldn’t stop staring at him when he entered the room kind of mad to see that there was so many seats left and all in the front rows.  Every time I would encounter him, my heart would melt and I never could find the courage to go talk to him.  I regret that.  I’m unfortunately afraid to meet people I admire to finally find that they are not what I expected: nice, passionate and just welling to talk to a fan in a pleasant way.  Stupid me, stupid fear!

Like a lot of his fans, I heard about Mr. Ebert’s cancer, surgeries and battles, surrounded by his angel Chaz.  Lovely and wonderful Mrs. Ebert! He was still on TV, but with Richard Roeper, who I really hated and most of the time couldn’t stand his movie critics (Sorry Mr. Roeper!).    Therefore, the love I had for Roger Ebert grew stronger and stronger.  And then, I lost track for a while, losing myself into work.  I finally started to read him regularly when I got Internet at home back in November 2009.  Yes, it took me some time!  The joy was back on sunny road, reading his critics and stories.  I even got link to his Twitter page, how fun, he tweets so much!  He looks like someone I could learn so much from in an amazing and fun way.  This is why, I am proud to give the « French d’or » (Golden French Kiss) for outstanding humanism, perseverance and integrity in the life and work of the most wonderful film critic living, Pullitzer price winner and star of my heart of fame: Mr. Roger Ebert!

Dear Mr. Ebert, please accept this humble virtual reward from one of your fans and a passionate cinéphile weasel.  You took difficult moments and transformed them into a courageous story using the perfect magical words to go along.  Your perseverance provided me, each time, ways to admire and love you more.  You are irreplaceable in this world where so many journalists/critics are missing the meaning of the strong and beautiful word: integrity.  Where so many, instead of criticizing, prefer the « lick-and-kiss-ass-road» to talk about an art form that makes us travel and think differently (hurray for international and indie films!) about ourselves, the world we live in, and beyond.  Shall we not forget that it is still, in some countries and in fewer resisting creators, a form of rebellion against a way of life or a system in place.  A way to open our to often shut eyes to other perceptions or the often ignore truth.

Thank you and please appreciate this well deserved kiss (a French d’or!), without any doubt of being unfaithful to your love, when times are more sour then sweet.

Sincerely,

Amenicart

The Cinéphile Weasel who is glad to see you back on track and sure hope to encounter you at the TIFF in September this year.

For more informations on Mr. Ebert:

http://en.wikipedia.org/wiki/Roger_Ebert

An amazing interview  with Roger Ebert in the Esquire Magazine  by Chris Jones:

http://www.esquire.com/features/roger-ebert-0310?click=main_sr

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Je l’ai fait. Je l’ai fait….JE L’AI FAIT!!!

27 janvier 2010 at 21:25 (Aventures parallèles, Frenchs d'or / Golden French Kiss Award)

Oui, mission accomplie et maintenant du calme Loulou!   Ça  va me prendre au moins une quinzaine de bonnes parties de sudoku niveau expert pour me calmer les nerfs et reprendre mon air de belette tranquille.  Je le savais que d’accepter un café de mon Grand Loup (alias Olivier THE Cinéclectique Double D) me perdrait dans les vallées de la nervosité, mais je me suis laissé convaincre que mes neurones avaient besoin de se remontant pour l’entrevue avec Paule Baillargeon en directe de la chaleureuse Cinémathèque québécoise.  Surtout que j’avais préparé des notes, que j’ai oubliées à la maison.  Quelques fois, les écrits s’envolent c’est pourquoi la mémoire doit rester alerte.

L’entrevue, tenue alors que les flocons dansaient avec le vent et recouvraient le printemps de ce janvier monotone, était appréhendée depuis un peu plus de 24hres.   Plus les heures se rapprochaient du moment, plus je me pratiquais mentalement à remettre le premier prix French d’or, à formuler des questions pertinentes que je voulais lui poser depuis longtemps ainsi qu’à m’encourager comme une meneuse de claques sur l’ecstasy durant le Super Bowl en me disant que tout irait très bien, mais que je devais m’attendre au pire, tout d’un coup, on sait jamais.

Cinémathèque québécoise. Intérieur. 17h30.  Moi et Olivier à l’aventure.

Elle nous attendait, assisse tout près de la réception, sur un des confortables bancs rouges.  On s’est présenté, on s’est serré la main, je l’aimais déjà tout plein!  On s’est installé au resto, ensuite on s’est réinstallé plus loin, faute d’un environnement sonore inadéquat.  Olivier, galant homme, est venu nous rejoindre verre de martini double olive à la main, pour notre réalisatrice, scénariste, actrice et récipiendaire du prix Albert-Tessier 2009 préférée.   J’étais étonnamment calme durant l’entrevue (dû moins j’essayais en maudit!) où l’on a parlé de son projet actuel sur lequel elle travaille en résidence à l’ONF, de son film La cuisine rouge (1980), de la femme invisible que l’on aime montrer, de sa joie de peindre et de sa volonté à pousser l’interdit.  Et puis, l’heure est venue où je lui ai remis le premier prix French d’or de ma voix enjouée de groupie remplie de fierté.   Elle était contente, je ne tenais plus en place, Olivier riait de bon cœur et nous a photographié ensemble, nos têtes se touchant presque et madame Baillargeon tenant fièrement la photo que je lui donnais de moi lui envoyant un baiser agrémenté de quelques mots qui définissaient le pourquoi de ma gratitude envers son travail : « French d’or #1 : Paule Baillargeon.  Humanisme, persévérance et intégrité dans l’ensemble de votre œuvre.  C’est pourquoi vous méritez toute ma gratitude ainsi qu’un baiser doré.  Merci! »

Olivier nous a quittés, il avait un rendez-vous, madame Baillargeon est allée présenté son film Le sexe des étoiles (1993), je suis partie me calmer et attendre l’autobus.  J’ai fait les 500 pas/secondes en attendant la 30 Nord au coin de Berri et Maisonneuve pendant 10 minutes.  J’avais le goût de pleurer, je ne me suis pas retenue.  À quoi bon?  Je suis une belette sensible qui est fière de reprendre ses rêves, ça me fait trop de bien pour garder ça en dedans.  C’est bon de faire des folies,  j’ai été trop sage toute ma courte vie, je ne suis pas docile comme on a voulu me le dicter, moi aussi je veux défricher.

Finalement, pas besoin de notes pour dire à quelqu’un qu’on l’aime!  Merci Paule Baillargeon!  Bon, je m’en vais courir Montréal au grand complet pour me calmer.  Bonne soirée!

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Prix French d’or hiver 2010 remit à…

22 janvier 2010 at 14:21 (Frenchs d'or / Golden French Kiss Award)

Certains se font refaire le visage pour ressembler à Barbie, la poulette blonde et surfaite fait de plastique, pour ma part si j’avais vraiment à changer de visage je demanderais au chirurgien de ressembler à Paule Baillargeon : réalisatrice, actrice, scénariste québécoise et première récipiendaire du French d’or hiver 2010.   J’entends déjà le chirurgien me dire un bref : «Qui ça?».  C’est alors que je lui montrerais une photo de madame Baillargeon le visage serein, l’humanisme débordant de par sa force et sa sensibilité.  Oui, je désire ce visage, cette force de combattre, cette vitalité des idées, je désire ce visage féminin et révolutionnaire de notre cinématographie qui m’a bouleversée plus d’une fois, notamment dans le film d’Anne-Claire Poirier, Le temps d’avant (1975) ou par sa réalisation du Sexe des étoiles (1993) nommée aux Oscars dans la catégorie meilleur film étranger.  Je la trouve belle, vraiment belle cette récipiendaire de la plus haute distinction québécoise section cinéma : le prix Albert-Tessier en 2009.  Je remets donc ce premier French d’Or à Paule Baillargeon, pour son travail, mais aussi parce que c’est une réalisatrice, car il est temps que les femmes fassent plus leur place, qu’elles soient équitables ou non, afin de montrer notre point de vue, nos capacités, nos forces, nos faiblesses et nos idées sur le grand écran de la fiction.  Allez debout camarade chirurgien, donnez-moi la beauté Paule Baillargeon!

Bravo à la cinémathèque québécoise qui fait découvrir ou redécouvrir son œuvre jusqu’au mois de mars prochain.

Merci Madame Baillargeon et félicitations!  J’ai très hâte de voir votre prochain projet.

Informations

Paule Baillargeon, bref aperçu :

http://femfilm.ca/director_search.php?director=paule-baillargeon&lang=f

Prix du Québec (Albert-Tessier) 2009:

http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca/recherche/desclaureat.asp?noLaureat=409

Cinémathèque québécoise, horaire et informations :

http://www.cinematheque.qc.ca/

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Les Frenchs d’or: puisque frencher c’est aimer profondément et passionnément.

22 janvier 2010 at 14:13 (Frenchs d'or / Golden French Kiss Award)

Le French d’or est la plus haute distinction de gratitude d’Amenicart, pour cause de bienfaits reçus et remise virtuellement à un humain créateur qui a conquis le cœur de la belette cinéphile de par son humanisme, sa persévérance à créer ainsi que par son intégrité qui reflète l’importance de ne pas lâcher ses rêves et de continuer son chemin malgré l’arrogance de certains et l’indifférence des autres.  Ce prix sera remis chaque saison selon l’inspiration et le courant de création du moment.

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