Jimmy P. d’Arnaud Desplechin

10 février 2014 at 23:54 (Tac-tic critiques)

Photo: Métropole Films

Photo: Métropole Films

Ma critique du nouveau Desplechin (Un conte de Noël) sur le site du Cinéma Excentris:

http://cinemaexcentris.com/Jimmy-P-La-balance-des-sens

Belettement vôtre,

Amenicart

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The Monuments Men de George Clooney

10 février 2014 at 23:49 (Tac-tic critiques)

Photo: Columbia Pictures Industries, Inc. etTwentieth Century Fox Film Corporation (Claudette Barius)

Photo: Columbia Pictures Industries, Inc. etTwentieth Century Fox Film Corporation (Claudette Barius)

Le nouveau film de Clooney est sur nos écrans. La sortie a été retardée quelques fois, ce qui n’est jamais bon signe. Ma critique sur le site des Méconnus, sous le titre Les Monuments Men: ces joyeux lurons:

http://www.lesmeconnus.net/les-monuments-men-ces-joyeux-lurons/

Belettement vôtre,

Amenicart

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La fête du Travail (Labor Day) de Jason Reitman

1 février 2014 at 19:01 (Tac-tic critiques)

Crédit: Production

Crédit: Production

Ouf, j’avais tellement hâte de voir le nouveau film de Jason Reitman, mais au final… Lisez ma critique, sur le site du Webzine Les Méconnus.

http://www.lesmeconnus.net/la-fete-du-travail-labor-day-futurs-evades-de-prison-prenez-des-notes/

J’aurais pu également titrer ma critique: J’rentre dans mon char pis j’me pète la tête sur le dash. Et boboy. Meilleure chance la prochaine fois Jason. J’t’aime pareil.

Le film est présentement à l’affiche.

Belettement vôtre,

Amenicart

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Entre ego et héros, Le film Lego de Phil Lord et Christopher Miller

1 février 2014 at 18:34 (Tac-tic critiques)

Crédit: Warner Bros.

Crédit: Warner Bros.

L’idée de faire un film sur le monde des Lego, ce jeu de bloc qu’on emboîte et ses figurines aux mains en forme de crochet, est à la base assez intrigante. Lego a conquis tellement d’enfants et d’univers, comme le Far West, l’espace et même celui de super héros. Même la station d’essence Esso a eu droit à une création Lego à son effigie, avec laquelle j’ai joué pendant longtemps. Les créateurs du film, Phil Lord et Christopher Miller (Cloudy with a Chance of Meatballs, 21 Jump Street (2012) ont décidé de recréer tous les univers en faisant un hommage à l’ensemble de l’œuvre avec une histoire universelle contenant un bon, un méchant et surtout deux morales, simples, mais manipulées avec cœur.

Emmet est un jeune travailleur de la construction ordinaire, positif et enthousiaste. Un peu à l’écart de ses collègues, il tente d’entrer dans la gang comme il le peut. Comme les personnages qui entourent, sa façon d’être et de vivre lui est dictée, sans qu’il le sache vraiment, par un homme d’affaire au plan diabolique et à l’ego démesuré. Emmet sera transporté, bien malgré lui, dans une folle aventure qui lui permettra de découvrir celui qu’il est vraiment, c’est-à-dire un être unique, en abolissant le monde totalitaire dans lequel il vit.

Vous souvenez-vous du film Josie et les Pussycats (2001)? C’était l’histoire d’un populaire groupe de jeunes rockeuses qui se retrouvait au centre d’un complot, qui avait pour but de contrôler, de façon subliminale, les goûts musicaux de tout un chacun. Tout le monde dans le même moule, aucune place pour la différence, afin qu’un petit groupe de personnes s’enrichisse. Eh bien, c’est de cette manière que commence Le film Lego.

Emmet est l’anti-héros, un « reject » au grand cœur et par hasard, il trouve un objet très convoité, ce qui enclenchera une odyssée époustouflante. Pour l’épauler, il fera la rencontre de Wyldstyle, une jeune femme rebelle, un brin punk, sortie d’un autre monde et Vitruvius, un vieux sage. La course folle qui s’enchaine, contre ceux qui veulent récupérer l’objet de valeur, prend au vol Batman et tant d’autres personnages qui font partie du monde Lego et du monde de l’enfance. Même Han Solo et ses compères de Star Wars sont de la partie, pour notre plus grand plaisir.

Emmet et Batman font la paire.

Crédit: Warner Bros.

Le film Lego est proposé en 3D et sa version originale met en vedette les voix de Will Ferrell, qui donne sa voix au méchant (et peut-être plus…), Morgan Freeman (Vitruvius), Elizabeth Banks (WyldStyle) et pour ceux qui connaissent la série américaine Parks and Recreation, c’est Chris Pratt qui prête sa voix au principal héros, Emmet Brickowoski.

Le film est vraiment inventif et drôle. Les effets spéciaux, qui sont un mélange de stop-motion et de CGI, sont très bien faits. Aussitôt la fin de la projection, on a le goût de revoir le film une autre fois afin de pouvoir observer plus de détails. On nous en met plein la vue. On visite les principaux mondes de Lego de façon étonnante et quand on croit qu’on ne pourra pousser plus loin, on descend au plus profond de la réalité. On change de registre et l’on nous amène dans une autre morale, tout aussi valable, en projetant un clin d’œil au monde adulte. On reste accroché jusqu’à la fin. On sort du film diverti de façon intelligente, surprenante et pertinente.

Le film est distribué par Warner Bros. et il prend l’affiche le 7 février prochain.

Bon cinéma!

Belettement vôtre,

Amenicart

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La grande beauté (La Grande Bellezza) de Paolo Sorrentino

1 février 2014 at 18:22 (Tac-tic critiques)

Crédit: Production (Gianni Fiorito)

Crédit: Production (Gianni Fiorito)

Ah! La grande beauté. Fellini inspire toujours! C’est ma première critique parue sur le site du Cinéma Excentris de Montréal. J’en suis très fière. J’adore ce cinéma qui a d’ailleurs l’un des équipements les plus sophistiqués du monde. Même le TIFF Bell Lightbox de Toronto s’est inspiré de notre Excentris.

Voici mon avis sur la nouvelle oeuvre de Sorrentino (Il Divo):

http://cinemaexcentris.com/La-Grande-Bellezza-Voyage-au-bout

Bon cinéma!

Belettement vôtre,

Amenicart

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Le temps d’un été (August: Osage County) de John Wells

1 février 2014 at 18:14 (Tac-tic critiques)

Crédit: Production

Crédit: Production

Julia Roberts et Meryl Streep s’affrontent dans un scénario formidablement cruel. Dans mon coeur, elles gagnent toutes les deux des Oscars, mais il est évident que Cate Blanchett est formidable et va revoir la statuette dans la catégorie Meilleure actrice et qu’on remettra le prix de la Meilleure actrice de soutien à Jennifer Lawrence pour sa manucure et son décolleté. Ben oui, j’ai beaucoup aimé American Hustle pareil.

La grande Meryl Streep obtient quand même une 18e nomination aux Oscars cette année, donc elle n’est pas à plaindre. Il serait même temps qu’elle ait une récompense à elle, chaque année. The Golden Streep goes to…

Pour ma critique, rendez-vous sur le site du Webzine Les Méconnus:

http://www.lesmeconnus.net/le-temps-dun-ete-august-osage-county-la-guerre-a-table/

Il me semble que Denise Filiatrault pourrait faire une mise en scène du tonnerre avec la pièce originale. Une ligne, un punch.

Bon cinéma!

Belettement vôtre,

Amenicart

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Elle (Her) de Spike Jonze

1 février 2014 at 18:01 (Tac-tic critiques)

Crédit: Warner Bros

Crédit: Warner Bros

Voici le lien de ma critique du film Elle (Her) de Spike Jonze, sur le site du Webzine Les Méconnus. Si vous n’avez pas encore vu ce film, dépêchez-vous!

http://www.lesmeconnus.net/elle-her-intimite-artificielle/

Belettement vôtre,

Amenicart

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Laurentie de Mathieu Denis et Simon Lavoie

17 octobre 2011 at 19:54 (FNC 11 40 ans, Tac-tic critiques)

Ah ben tu parles. Si je m’attendais à ça. Un dimanche soir automnal maussade. Le corps latent, le cœur penchant pour un emmitouflage en règle dans les couvertures douillettes, un livre sous les yeux. En contrepartie, j’avais la tête curieuse de voir l’œuvre Laurentie. L’idée prenait de plus en plus de place. J’en avais entendu du bien et du mal. Un certain cinéaste québécois en vue aurait même donné le qualificatif de raciste au film. On m’avait parlé de la lenteur, de la poésie, de la performance incroyable, de la difficulté à absorber le film et j’en passe des vertes et des pas mûres.  Le film avait été choisi pour le Festival de films de Karlory Vary en République tchèque en juillet dernier.

À part la lenteur du film, les plans longs et attentifs au sujet principal, Louis 28 ans dépressif interprété avec maitrise par Emmanuel Schwartz, je ne m’attendais à rien. J’en suis sortie soufflée, estomaquée par ce message si fort, par cette caméra qui bouge à peine devant l’insoutenable douleur de nous. Mon Québec, ma génération, engloutis dans le marasme, cette paralysie suffocante, cette inertie inconfortable. On regarde le monde en ne pensant qu’à nos rêves individuels oubliant que nous avons été construits par des rêves communs. Les rêves d’une communauté tricotée serrée. On s’est fragmenté, on s’est perdu et l’on ne sait plus où l’on en est. Pourtant, on a beaucoup… ou presque.

La poésie est omniprésente dans Laurentie. Dès le départ, nous retrouvons le célèbre recueil que tous les collégiens ou presque ont dû se procurer : La poésie québécoise par Laurent Mailhot et Pierre Nepveu. Un incontournable qui bouclera, d’une façon, le message du début à la fin. La poésie qui persiste également à la fin de certaines scènes et s’inscrit en douleur sur l’écran.

Une poésie de douleur perçue également à l’intérieur du cadre que nous propose de temps à autre une caméra fixe laissant parler un homme qui marche vers la sortie de l’Église en traversant des tables sur lesquelles des denrées alimentaires sont installées ou alors Louis entouré de ses deux amis écoutant une symphonie classique et buvant leur bière. Deux scènes magistrales loin du surplus spectaculaire. De la sobriété, de la dureté, des vérités à peine voilées.

Raciste? Non, je n’en crois rien. Percutante vérité? Oui. Delà, saurons-nous enfin nous soulever de nouveau? Est-ce enfin une prise de conscience qui nous remettra sur les rails? Soyez impatients de le voir sur nos écrans si vous êtes prêt à en prendre le risque. C’est le film d’une vie créé au début de celles de deux esprits dont j’ai très hâte de voir la suite.

Je viens vraiment de rater la première du film Décharge de Benoit Pilon (Ce qu’il faut pour vivre) pour écrire ce billet. À l’impérial en plus!!

Plus de détails sur Laurentie :

Un texte de Normand Provencher du Soleil : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/le-soleil-a-karlovy-vary/201107/03/01-4414647-laurentie-avoir-mal-a-son-quebec.php

Détails et affiche magnifique sur Cinoche.com : http://www.cinoche.com/films/laurentie/index.html

 

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La dernière fugue : humiliation et dignité

17 février 2010 at 16:24 (Tac-tic critiques)

La dernière fugue

De Léa Pool

(Anne Trister (1986), Mouvement du désir (1994), Emporte-moi (1999), Maman est chez le coiffeur (2008)

Film d’ouverture des Rendez-vous du cinéma québécois 2010 du 17 au 27 février 2010.

Scénarisé par Léa Pool et Gil Courtemanche d’après son roman Une belle mort, éditions Du Boréal, 2005.

Avec Jacques Godin, Andrée Lachapelle, Yves Jacques, Aliocha Schneider, Marie-France Lambert, Benoît Gouin, Martine Franck, Isabelle Miquelon, Alexandre Goyette.

Bande-annonce

http://fr.video.sympatico.ca/index.php/fr/video/Divertissement/2/cinma/35036485001/bandes-annonces-cinma/33561651001/bande-annonce-la-dernire-fugue/63862011001

La famille Lévesque est réunie pour le traditionnel réveillon de Noël.  Le père (Jacques Godin) est atteint du Parkinson rigide, la dégénérescence de son corps et la réadaptation font de lui un homme humilié et exécrable, que ces enfants tentent d’ignorer. La mère (Andrée Lachapelle) prend soin de son mari et tente de consolider tout le monde.  Son fils ainé André (Yves Jacques), aidé par son neveu Sam (Aliocha Schneider), tentera d’offrir à son père une mort remplie de dignité.

Voir un père vieillir, je connais ça.  Mon père a 83 ans, bientôt 84.  Je le vois vieillir depuis un moment maintenant.  Il y a 10 ans, il a fait un arrêt cérébro-vasculaire, il a dû réapprendre à marcher, il avait 73 ans.  Je ne sais pas si vous pouvez vous imaginer la honte, le malaise qu’il ressentait envers sa progéniture qui le voyait mettre à la bonne place de gros morceaux de casse-tête d’enfant de 2 ans pour retrouver une dextérité convenable, voir arriver l’infirmière pour un changement de couche, marcher avec une marchette à pas de bébé bien calculé et pensé à chaque fois.  L’orgueil en prend un coup.  L’humiliation est complète.  J’ai été à la fois apeurée et fière de mon père tout le temps de sa réadaptation.  Aujourd’hui, il en perd des bouts, il ne parle presque que du passé, il radote à n’en plus finir, il dit des commentaires méchants sans penser à ce qu’il dit, il est en perpétuelle rage, on le met donc tranquillement à l’écart, on lui adresse moins la parole et on se demande, mes frères et moi, comment ma mère fait pour l’endurer à longueur de journée et si un déménagement serait préférable pour lui, pour eux.  Je me trouve méchante, je m’en veux, je me sens coupable.  Je l’aime beaucoup, mais c’est plus fort que moi, je pense à sa mort souvent et j’imagine quelques fois que je lui donne des coups de poêle à frire sur la tête pour qu’il arrête de se répéter.  Mais oui, je l’aime mon père, je l’aime vraiment!  Mais je l’aimais mieux avant, lorsque ma mère n’était pas sa mère, mais sa femme.

Les jeunes trentenaires n’ont pas, habituellement, ces pensées en tête face à leurs parents, ça vient plus tard, mais pour moi ça fait un bout que c’est commencé, c’est pourquoi d’emblée, j’aimerais vous spécifier que je suis incapable d’être objective face à ce film.  J’ai essayé, mais l’histoire est trop proche de certains événements de ma vie personnelle pour que je puisse réussir à mettre une distance acceptable entre l’œuvre cinématographique, sa facture technique et les sentiments qui se sont engagés naturellement de mon côté.

Il est rare dans la cinématographie québécoise de parler de la vieillesse.  On parle de l’enfance, du démon du midi de la trentaine et de la quarantaine, des aventures de couple, des biographies de vedettes, des faits historiques de jeunes révolutionnaires, mais très peu de la vieillesse, la vraie, celle qui prend en charge le départ d’une certaine dignité humaine.  Vieillir, c’est perdre une certaine partie de notre identité que l’on a forgée tout au long de sa vie.  Vieillir, c’est perdre le contrôle de son corps et de son esprit.  Vieillir, c’est pas fait pour les couillons!

Dès la première scène, mais yeux ont été changé en barrages hydro-électriques qui venaient de se briser.  En 91 minutes, j’ai perdu autant d’eau par mes yeux qu’un athlète olympique par tous ces pores de peau durant le triathlon.  Dès les premières interactions entre les personnages, je me suis noyée dans l’histoire sans possibilités de reprendre mon souffle avant le plan de la fin.  Si vous êtes un tantinet sensible au sujet, un conseil : amenez-vous une boîte de papier mouchoir et un chandail de rechange!

Jacques Godin, juste et solide, en père humilié atteint de Parkinson, gardant une tête de cochon et humiliant ses enfants qui ne lui laissent pas de place, de regards affectueux ni de droit de parole.  Andrée Lachapelle, lumineuse, en femme et mère prise entre l’homme de sa vie et ses enfants.  Les enfants, en particulier André l’acteur (Yves Jacques) qui tentera, avec l’aide d’un de ses neveux (Aliocha Schneider), de mieux comprendre son père, de lui pardonner, de réparer le passé et de veiller à sa mort avec une certaine dignité.   Une scène de famille autour du festin des fêtes qui tire à sa fin, où tous s’engueulent, s’affrontent, est tournée à la façon documentaire de façon brillante.  Je me suis même dit : Bienvenue dans ma famille!  Le seul hic majeur, pour moi, est la dernière image, une image figée qui se détache de la sensibilité du reste du film et qui vient un peu gâcher l’élan final.

Je me suis sentie bien seule en sortant du film, parce que j’avais été la seule à recevoir l’histoire comme une décharge électrique de vérité et de sensibilité.  Certains collègues sont restés assez froids, ce qui me pousse à croire que ce film touchera probablement plus les gens qui passent ou qui sont passés par la connaissance du vieillissement d’un parent que par une génération qui s’emballe encore de revoir à répétition les aventures de jeune en devenir.  Ça m’a presque donné le goût de les martyriser à la poêle à frire!

Informations complémentaires

Dossier sur le film :

http://www.sevillepictures.com/index.php?lng=fr&sct=1

Entrevues Léa Pool :

Écrit :

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5h_RjtWop7tdDHRcVdFDch_9J2mgA

Audio :

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/CestBienMeilleurLeMatin201002170815_2.asx

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Marilou Berry: Pas vilaine.

17 février 2010 at 14:19 (Tac-tic critiques)

Vilaine

De Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit

Bande-annonce :

http://www.azfilms.ca/video/ba_vilaine_fr.html

Sortie au Québec le 26 février 2010.

Depuis le film « Comme une image » (2004) d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, l’actrice Marilou Berry s’impose dans la cinématographie française.  Fille de l’actrice Josiane Balasko et du sculpteur Philippe Berry qui est le frère de l’acteur Richard Berry, Marilou Berry arrive avec profondeur et un sens inné de la comédie à mettre à l’écran des personnages de jeunes filles misent à l’écart par un physique peu populaire cinématographiquement et une force de caractère qui défrichent les avenues peu empruntées des personnages féminins habituels.  Elle est la représentation du « girl power » par excellence.

Sortie en France au mois de novembre 2008, le film-conte « Vilaine » des réalisateurs Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit, met en scène Marilou Berry dans le rôle de Mélanie Lupin, une Amélie Poulin politiquement incorrecte qui vacille tant bien que mal dans une gentillesse extrême envers des personnages qui en profitent sans égard.  De son patron Martinez (Pef des Robin des bois ou Pierre-François Martin-Laval) qui n’a de yeux que sur les blondes pulpeuses, ses « amies » Aurore, Blandine et Jessica qui ont à leur façon les mêmes fonctions que les belles-sœurs de Cendrillon, sa mère (Chantal Lauby, pas nulle du tout!) qui pousse la manipulation à l’extrême ainsi que de la voisine de Mélanie qui impose en silence la sortie de son chien sachant qu’elle ne pourrait pas dire non, Mélanie essaie tant bien que mal de faire sa place.  Mais comme toute bonne chose à une fin, une détestable astuce pour détourner Mélanie d’un nouvel amour fera en sorte de transformer Mélanie la gentille en Mélanie l’ultra vilaine.  Mais la méchanceté quand on a été trop gentil, a un prix et n’est pas toujours très facile à manifester.

Comédie dramatique aux multiples références cinématographiques, des films d’horreur et de zombies au « Jour de la marmotte » (« Groundhog Day », Harold Ramis, 1993) et à « Forrest Gump » (Robert Zemeckis 1994), « Vilaine », malgré ses défauts par manque de temps et de financement, reste un film coquin et aimable qui montre que deux hommes peuvent faire un film se consacrant à une antihéroïne et nous donner de bons moments de rigolade et de vengeance féminine sans tomber dans la dentelle avec une Marilou Berri forte et solide.

Informations complémentaires

Sur le film :

http://www.snd-films.com/snd-main.swf?id=98

Clip de bonne année avec Marilou Berry et le chat du film qu’elle a adopté :

http://www.youtube.com/watch?v=ppgCi-h24Ac

Site de Philippe Berry, sculpteur et père de Marilou Berry :

http://www.philippe-berry.com/

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